dimanche 3 novembre 2013

wow such season very episodes maybe spoilers


Regarder une saison entière en deux jours, ça n'a pas de prix (merci les vacances).

C'est donc parti pour l'ultime saison avec David Tennant ! C'est un peu la tristesse puisque... David Tennant quoi, mais c'est aussi la joie parce que ça annonce du bon ! Du très bon !
Et on a eu du très très bon !



Cette quatrième saison est sans aucun doute ma préférée jusqu'ici. Si quelques épisodes ont des faiblesses, il n'y en a pas un seul qui était à jeter (alors que les saisons précédentes en avaient, sans aucun doute. Les premiers épisodes de la première saison, The Idiot's Lantern dans la seconde, le double épisode sur les Daleks dans la troisième) ! Avant de faire un petit tour complet, parlons un peu de notre compagne de cette saison : Donna Noble.

J'avais bien aimé Martha la saison dernière, mais après le départ de Rose (et surtout de l'excellente actrice qu'est Billie Piper) elle faisait vraiment pâle figure, car elle était juste sympa. Pas extraordinaire, pas très intelligente, pas pleine de bons sentiments, sympa. Donna Noble, quant à elle, est un personnage très complexe, et permet de passer une bonne fois pour toute au delà de Rose et de se faire une jolie place dans le coeur des fans.

Donna n'est cependant pas une inconnue ; interprétée par Catherine Tate, elle était déjà apparue dans le dernier épisode spécial Noël, The Runaway Bride. C'est une femme avec énormément de qualités mais personne ne les reconnaît (sauf peut-être son grand-père qui l'aime plus que tout). Cette fois-ci, la relation entre le Docteur et sa compagne se rapproche plus de celle d'un frère et d'une soeur, l'amour n'entre pas vraiment en compte. Sa compagnie est très rafraîchissante, l'actrice excellente, et elle a finalement une psychologie assez poussée, davantage développée dans les derniers épisodes (ou du moins, on se rend compte du développement qu'elle a eu alors que la saison s'achève). D'ailleurs, commençons à parler de ces épisodes !

L'épisode spécial est malheureusement assez oubliable. Malgré la présence de Kylie Minogue en guest-star dans le rôle d'Astrid, l'épisode peine à vraiment se faire remarquer, même s'il reste divertissant malgré tout. La situation de base ne permettait pas énormément de choses, (un Titanic dans l'espace près à s'écraser sur Terre) cependant quelques idées ont été mal amenées, les personnages secondaires peinent aussi à se faire remarquer. Cet épisode sert un peu à faire le deuil de Martha pour le Docteur, mais n'offre pas réellement de transitions. La véritable saison, le chef d'oeuvre, commence au premier épisode.


Partners in crime, premier épisode donc ! Et un très bon premier épisode ! Donna Noble avait dans l'épisode où elle apparaît, décliné la proposition du Docteur de voyager avec lui. Maintenant, elle le regrette et est constamment à la recherche d'aventures. Elle le cherche, et sait où le trouver : dans les ennuis. Alors, elle se met en tête d'enquêter sur une marque de pilules de régimes miracles, Adipose. Effectivement, ils enquêtent tous deux de leur côté sur cette même chose, mais encore faut-il qu'ils se trouvent face à face ! Pendant une bonne moitié d'épisode, ils se manquent à quelques secondes près ; jusqu'à arriver à une scène de retrouvaille absolument hilarante. Chacun d'un côté d'une pièce dans laquelle se trouve des personnes pouvant les tuer si elles les voient, ils s'observent à travers une vitre. Donna mime alors la totalité de ses aventures pendant une bonne minute, le tout pour un rendu à mourir de rire. Evidemment, elle ne passe pas vraiment inaperçue, le Docteur et Donna collaborent donc à nouveau contre les aliens les poursuivants. Le premier épisode introduit même quelques éléments pour le final, très bien foutus. Cette saison excelle dans la narration, de toute façon.

Je passe assez vite fait sur le second épisode, qui a beau être très bon, ne m'a pas vraiment accrochée. Alors que le Docteur veut montrer la Rome Antique à Donna, le Tardis les emmène à Pompéi le jour précédent l'éruption du Vésuve. Bien exécuté, il ne m'a cependant pas vraiment marqué, tout comme l'épisode suivant, Planet of the ood, un retour aux bases de la science fiction avec quelques bons éléments.

Là où la série se révèle à nouveau, c'est dans le premier épisode double de la série, The Sontaran Stratagem et The Poison Sky. Dans les trois saisons précédentes, le premier épisode double n'était pas franchement extraordinaire. Mais cette fois-ci !
Bon, certes, ce n'est pas un chef d'oeuvre. L'originalité n'est pas franchement au rendez-vous, mais les thèmes abordés le sont brillamment, les personnages très mémorables et le retour de Martha pourra en ravir certains. Luke Rattigan m'a particulièrement marqué, l'enfant prodige volontairement exagéré dans sa folie. C'est la figure du connard sympa. Donc oui, un bon double épisode, et donc une bonne remontée en force pour la série.




Aaah, The Doctor's Daughter ! Un épisode avec de bonnes idées, un titre choc, mais qui peine à satisfaire les attentes. Alors, oui, Jenny est mignonne. Mais l'épisode est finalement assez insignifiant, sans pour autant être mauvais.

Cependant, The Unicorn and The Wasp m'a beaucoup plu ! Le Docteur et Donna rencontrent Agatha Christie, et donnent une explication totalement folle des dix jours où elle a disparue. Même si l'épisode n'est pas parfait, je l'ai adoré du début à la fin. Présenté comme une enquête, l'explication finale est très surprenante. De plus, les réactions de Donna offrent un joli brisage de quatrième mur. L'explication est au final assez surprenante, et la série s'offre donc un petit moment de répit avec les épisodes qui suivent qui sont tous totalement excellents.

Steven Moffat signe encore une fois le deuxième double-épisode de la saison et également un chef d'oeuvre. Silence in the Library et Forest of the dead. Elements de base : une petite fille faisant des cauchemars incessants, une planète bibliothèque et des ombres mangeuses d'hommes. Absolument magnifique et prenant du début à la fin, impossible de passer à côté de ce nouvel épisode par Moffat. L'épisode suivant, Midnight, est lui très sombre, ce qui n'est pas pour me déplaire. Terrifiant et beau à la fois, Midnight est difficile à décrire, mais il s'en dégage une grande noirceur et une ambiance glauque à souhait.

Le final de la saison est celui que j'ai préféré des quatre saisons. Le retour des Daleks (évidemment), le retour de Rose >insérer plein de petits coeurs< et une énorme mise en avant du personnage de Donna pour beaucoup d'émotions et un scénario très bon.

Cette saison quatre de Doctor Who m'a transportée du début à la fin ; si quelques épisodes sont un peu en dessous la série compte quelques épisodes dignes d'être nommés chef d'oeuvres. Une excellente série qui continue sur sa lignée.

Mako #oui