jeudi 31 octobre 2013

Surenchérir pour du cool encore plus cool

Hé ! Ca fait très exactement un an et cinq jours que ce blog existe ! Et à peu près trois mois qu'il contient des trucs à peu près lisibles ! Dingue ça ! Et à l'époque où ce que j'écrivais était encore moins bien foutu que Twilight (c'est quand même pas peu dire), j'ai parlé du premier tome d'une saga fort prometteuse. L'épreuve, de James Dashner. Le titre avait été mis très en avant, et j'avais un peu peur : les perles, on les trouve rarement sur le devant de la scène. Et pourtant, Le labyrinthe est un excellent souvenir ! Le livre en lui-même n'était pas exceptionnel même s'il se laissait lire, mais il y avait les dernières pages ! Les dernières pages, vous entendez ! Elles étaient vraiment surprenantes, à tel point que j'attendais avec impatience la suite d'un livre que j'avais finalement bien aimé sans le trouver exceptionnel ! Et ce quatorze août (il a traîné un certain temps avant que je ne le commence) est sorti le deuxième tome, La terre brûlée, bénéficiant d'une mise en avant dans les magasins certaines (faut préparer le terrain pour que les gens aillent voir le film) mais aussi d'une couverture très moche. Allait-il être au même niveau que le premier tome m'ayant déjà bien plu ?

Non.

Il est mille fois meilleur.
(attention : si tu n'as pas lu le premier tome continue à tes risques et périls il en spoilera sûrement allègrement la fin. Donc lisez-le parce qu'il est quand même très sympa.)

pk t mosh ?????
Le livre ne perd vraiment pas de temps : à la première page tout va bien, quelques pages plus tard il y a un élément perturbateur et à la fin du premier chapitre tout le monde est mort lol. Et déjà un gros avantage par rapport au premier tome : on a vraiment pas le temps de s'ennuyer ! 

Je reprends vite fait l'histoire : Thomas vient de sortir du Labyrinthe et est dans un dortoir avec les blocards (ses potes quoi) où ils se retrouvent enfermés. Ils découvrent vite que ce n'était qu'une partie des épreuves (d'où le titre de la saga, oui, c'est très surprenant), et que la prochaine consiste à traverser la terre brûlée, une grande terre brûlée étendue de sable où la chaleur est insupportable. On en connaît bien plus à la fin du premier tome, mais restons sympa, car nous le sommes. Sympas. 5 pas. 5pa. Bref.

C'est surtout pendant ce tome que l'on peut se rendre compte que James Dashner (l'auteur donc) est vraiment un excellent narrateur ! Le livre a beau être écrit à la troisième personne, on rentre instantanément dedans. La palette d'émotions explorées est beaucoup plus large que le premier tome qui se contentait de dire "oh la la ils sont enfermés ils doivent survivre c'est hashtag le mystère". Ici, certains moments sont même flippants, ça m'a énormément surprise ! C'est en grande partie grâce aux fondus, qui représentent ce que les personnages deviendront s'ils n'obéissent pas aux ordres.

Un facteur en plus entre en compte, et c'est la Braise. La manière qu'a l'auteur de dévoiler les informations est très intelligente, et après avoir fini l'excellent Virtue's Last Reward qui est un peu un modèle en matière de narration (il contient le thème de la maladie aussi et j'ai retrouvé quelques similitudes avec le Radical-6 oui), j'ai été surprise d'être autant impressionnée. La Braise est une maladie que la totalité des "participants" ont. Une maladie qui rend fou, c'est aussi simple que ça. Leur seule solution pour avoir le remède, c'est d'obéir aux instructions. Les personnages ont cette fois-ci une raison d'avancer au péril de leur vie, là où dans le premier tome on se demandait pourquoi ils allaient dans le labyrinthe rempli de bêtes alors qu'ils avaient tout ce qu'il fallait dans un endroit sécurisé assez grand pour tout le monde. 

Le cast du film. Ok, ça va être bien.
Autre chose qui ont une raison d'être maintenant : les personnages ! Autant dans le tome précédent (oui, je compare beaucoup trop mais l'amélioration est vraiment trop frappante pour ne pas la montrer) je ne m'étais attachée qu'à un seul personnage (qui d'ailleurs est mort, merci beaucoup Dashner) , autant là OK. Si Thomas est toujours aussi insipide, ce qui est un peu con comme c'est le personnage principal , Teresa a suivi les conseils de la Terre entière et s'est achetée une gueule ! Ok, maintenant je la déteste, mais c'est voulu ! Le personnage est bien foutu ! Oui, oui ouiiiiiiiiii ! 

Mais en plus les nouveaux personnages sont super cools et la fin donne encore plus envie d'avoir le prochain tome. Que demande le peuple.

Ce tome deux est donc largement au dessus du premier en tous points. La saga s'inscrit donc comme une de celles que j'attends le plus et une des meilleures dystopies adolescentes en ce moment. La construction de l'histoire est vraiment impeccable, qui elle-même est de bonne qualité. Tout comme le premier tome, je vous le recommande énormément !



lundi 28 octobre 2013

Clovah is back (garanti sans spoils)

Grosse inspiration pour le titre, toi même tu le sais.

Le saviez-vous ? Cet article porte sur le jeu sur 3DS, une console qui finit par ne plus trop me faire saigner des yeux et sur lequel je n'ai fait qu'un seul jeu qui commençait par Professeur et se terminait par Layton, Virtue's Last Reward, qui a pas eu beaucoup de médiatisation mais qui est quand même vachement cool. Ce qu'il y a à savoir c'est que c'est la suite de 999 : 9 hours 9 persons 9 doors (dont j'avais fait une vague impression ici même si je le trouve pas terrible donc restez plutôt avec moi ici), que j'avais déjà méchamment aimé. Et donc je n'ai pas pu attendre très longtemps, j'ai acheté le second (qui est le dernier sorti. La fin est pas forcément très ouverte, mais espérons. M'enfin j'y reviendrai). Pour être honnête, j'ai d'abord passé un bon moment à jouer à ACNL parce que quelle drogue ce machin, mais après je me suis dite que fuck that et ce jeu vaut clairement la peine.
Mais maintenant que j'écris je me rends compte que j'ai pas joué à ACNL depuis super longtemps. Et avec Pokémon X, Ace Attorney 5 et un nouveau Professeur Layton, ça va pas s'arranger. Spoiler, je parlerai à coup sûr d'un des trois.

TRANSITION FANART.


Donc, je vous rappelle brièvement l'histoire du premier volet pour ceux qui n'auraient pas le courage de lire mon torchon (c'est important, parce que je sais que je ne suis pas très claire dans mes explications, mais je faire tout pour que ça soit compréhensible par ceux qui ne connaissent pas Zero Escape ) : un personnage nommé Junpei (ça se prononce Jeune Pet, ceux qui apprécient écouter Patrick Sébastien tous les samedi soir pour se préparer au Téléfoot du lendemain auront sans aucun doute éclaté de rire) se retrouve dans un bateau avec 8 autres personnes. Ils ont 9 heures pour trouver la porte avec le nombre 9 marquée dessus. Différents choix modifient le cours de l'histoire, et même s'il était loin d'être parfait notamment graphiquement, il apportait des choses nouvelles vraiment excellentes avec une construction d'histoire réellement unique. Le premier volet m'avait bluffée, je ne ferai pas le détail de toutes les fins parce qu'on a pas que ça à foutre, mais oui, c'est devenu en très peu de temps un des meilleurs jeux sur DS jamais sorti à mes yeux. J'avais donc beaucoup d'espoir pour la suite. Alors, Virtue's Last Reward est il au même niveau que 999 ?
Non.
Il le surpasse largement.

Je ne pensais pas me prendre une telle claque alors que mes attentes de base étaient déjà si hautes. Le jeu a déjà eu l'extrême bonne idée de reprendre des personnages de l'ancien volet, dont celui que tout le monde aime plus que sa propre fille, Clover. Ca peut paraître stupide, mais reprendre le personnage de Clover est définitivement une des meilleures idées du jeu. Il n'y a qu'à compter le nombre de fanarts de Clover qu'il y a par rapport à ceux des autres personnages pour se rendre compte que tout le monde l'aime. Je préfère son ancien look, mais là elle reste quand même super cool et elle se paye le luxe d'être très drôle. Alice fait aussi son entrée en scène, et c'est impossible de ne pas aimer cette princesse aux grands airs. Avec des boobs. BOOBS.

Ahem.

La narration est vraiment excellente. Autant dans 999 quelques moments étaient vraiment longs pour pas grand-chose, autant là je n'ai vraiment eu rien à redire. Les retournements de situation ont provoqué chez moi nombre de "WOHOHOHOHOHO WADAFAK" et même les explications étaient haletantes. Des explications qui incluent des maths m'ont passionnées. Des maths. Je m'étonne de plus en plus. Ou alors peut-être que c'est juste le jeu qui est extraordinaire à un point qu'on ne peut que s'intéresser à tout ce qu'il nous dit.

Source
Ow, mais aurais-je oublié de vous parler du scénario lui même ? Mettre des choses dans un ordre logique, c'est pour les faibles. Le principe est un peu le même que dans le premier : notre lascar se réveille cette fois-ci dans un building avec une autre personne. Ils démarrent chacun avec une montre indiquant 3 points, et leur but est d'arriver à 9 ce qui leur permettra de sortir du bâtiment par la porte portant un 9. Evidemment, c'est beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît, et je ne vous spoilerai aucunement. Sachez juste que c'est vraiment très très bien écrit. Le jeu est orchestré par Zero III un petit lapin plutôt flippant (si vous avez vu le mini OAV/pub du jeu plutôt bien foutu il y est. Aaaah, Spike Chunsoft. Pour l'instant tout va bien, le jour où la mascotte de votre truc sera un lama artificiel il faudra se poser quelques questions je pense.), même si encore une fois ce n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît.

Tous les personnages sont très attachants, si l'on excepte Dio qui est un parfait connard. Du début à la fin du jeu il joue le rôle du connard. Sympa. Faut avouer que la manière dont on montre que "hey, peut-être que lui il est pas très très gentil !" est très abusée. A part lui, ils bénéficient tous de beaucoup de développement (en même temps, lui aussi, mais c'est un connard, on ne le comptabilise pas.), parfois riches en rebondissements ou juste racontés en forme de simple récit. Si celui de Quark est assez plat, celui de Tenmyouji par exemple est très imprévisible (si on ne s'est pas spoilée soi-même en traînant sur le wikia de Zero Escape bien sûr. Ce qui était possiblement mon cas, je refuse d'avoir à dire quoi que ce soit sur cet épisode de rage gênante) et ravira les fans de 999. Enfin un peu de développement pour lui ! Oui ! Oui ! Ouiiiiiiiiiiii !

Le jeu a, selon la boîte du jeu que j'ai maintenant joliment rangée dans mon armoire, 24 fins différentes, dont une partie de Game Over assez conséquente je pense. Les fins à débloquer obligatoirement sont au nombre de neuf et chacune correspond avec un personnage. Même si quelque fois le nom n'était pas forcément la meilleure idée du monde, notamment dans la Clover End qui sentait la joie, la bonne humeur et la vie, la vie, la VIE !

Les pistes explorées par Virtue's Last Reward sont très bien gérées. Faire reposer une bonne partie de l'intrigue sur une expérience très connue comme le Chat de Schrödinger c'est plus qu'une bonne idée, ça en devient du génie ! Il s'appuie sur le même type d'exemples que le premier mais en mieux exécutées, avec notamment les expériences qui pourraient être un peu redondantes si les exemples n'étaient pas toujours très bien foutus et si l'humour ne restait pas au rendez-vous. (le truc de Sigma qui se met à parler comme un chat dès que l'on en parle est assez rigolo par exemple.)

Source

Graphiquement, j'ai trouvé le jeu très très sympa, même si j'ai une énorme préférence pour le style papier du premier. Comme je l'ai dit au début, ce n'est que mon deuxième jeu sur 3DS (trois si on compte ACNL mais c'est plus une drogue qu'un jeu) et cette fois-ci j'y ai joué en activant la 3D la majorité du temps, comme je ne saigne plus intensivement des yeux après cinq minutes maintenant. Si elle est relativement inutile, elle n'en reste pas moins agréable. Les évènements CG m'ont pour ma part assez déplus ; je n'arrive pas à trouver de grandes expressions à ces bonhommes en 3D assez fades (heureusement qu'on finit par s'habituer). Les décors sont bien foutus et les animations plutôt bien foutues. Les designs des personnages sont assez fous et pour la plupart totalement abusés (salut, moi dans la vie je ressemble au gamin psychopathe dans Mirai Nikki et c'est cool parce que tu vas croire que j'en suis un alors que peut-être que oui ou pas de toute façon y a aucun personnage totalement gentil

Dans les phases puzzle (qui sont vraiment vraiment pas évidentes, il faut vraiment réfléchir et prendre des notes partout tout le temps), si le fonctionnement peut paraître un peu bizarre la première fois, on comprend vite et ça en devient très pratique. La difficulté est vraiment très élevée, et le passage en mode facile (on est réglé par défaut sur difficile) peut éventuellement aider mais à part deux trois indices que peuvent donner les personnages dans ce mode, va falloir se démerder.

J'ai étrangement beaucoup apprécié la musique cette fois-ci, je l'ai trouvée un peu plus mémorable que dans le premier ! Le seul thème m'ayant marqué était celui des moments qui font un peu peur (il revient d'ailleurs) mais cette fois-ci j'en ai retenu un paquet ! Autre chose à noter, le jeu est intégralement doublé ! Et pas par des petits doubleurs de merde en plus ! Si on excepte Kugimiya Rie qui m'a assez énervée en Quark (mais moins que quand elle fait des tsundere c'est déjà pas mal), j'ai vraiment apprécié l'intégralité du casting. La doubleuse de Phi, qui a fait Maka dans Soul Eater, est vraiment très bien dans son rôle de fille froide, celui de Dio, qui faisait Sentaro dans Sakamichi no Apollon, joue parfaitement au connard. Des seiyuus assez connues sont dans la bande ; Mamiko Noto double la gentille Luna et Clover (mon personnage préféré donc) a aussi une super voix (la doubleuse a notamment fait Rika dans Higurashi). OUF.

J'ai énormément de mal à voir des points noirs dans le jeu, tout simplement parce qu'il est excellent ! Encore meilleur que le premier, ce qui est chose rare (quoique, le troisième Phoenix Wright pète tout par rapport aux deux précédents), le scénario est vraiment génial. En atteignant presque la perfection, la saga Zero Escape est définitivement une de mes préférés. Zero Escape 3, viens à nous !


samedi 19 octobre 2013

Doctor Who Saison 3 - Un peu de Jones avec votre Smith ?

Aaaah, Doctor Who. L'unique série que je regarde (pour le moment), justement parce qu'elle est totalement unique. Et alors que le nom du nouveau Docteur est tombé, je poursuis tranquillement mon avancée dans les saisons, qui s'est brusquement arrêtée pendant les vacances. Après de malencontreux événements incluant la perte du DVD contenant les épisodes finaux (hashtag la colère), j'ai enfin terminé cette troisième saison.

Souvenez-vous, j'avais terminé la précédente en larmes, avec un final tel que les gardes de Buckingham Palace se mettraient à pleurer jusqu'à la morve si on leur montrait. Voilà, jeunes futurs voyageurs, faites ça au lieu des grimaces devant eux. Les grimaces c'est aussi drôle que Tom Tom et Nana.

Mais alors que la seconde saison frisait la perfection, ou du moins dans sa seconde partie, comment pouvait-on attendre d'une nouvelle saison sans la jolie Rose un tel niveau ? Effectivement, sans trop grosse surprise, cette troisième saison est moins bonne que les précédentes... Tout en restant très sympa !

Je ne détaillerai pas chacun des épisodes parce que ça a déjà été fait, que ça n'apporterait pas grand-chose, que je finirai forcément par spoiler du coup tout le monde me détestera, me portera au bûcher et marquera sur ma tombe "a spoilé Doctor Who". J'ai pas trop trop envie de ça bizarrement. Donc, oui, on va parler de cette saison et puis c'est à peu près tout. Même si j'ai tendance à dériver assez rapidement, après tout vous me connaissez.


Déjà, rapidement, un petit topo de comment ça se passe dans le milieu : le Docteur est en apparence un homme normal, mais il est en réalité un alien, le dernier de son espèce, âgé de plusieurs centaines d'années ayant déjà subi plusieurs réincarnations. Il peut voyager dans le temps et l'espace avec un vaisseau nommé le TARDIS, souvent accompagné d'une femme dans ses escapades, où il rencontrera nombre d'ennemis et d'alliés d'autres espèces. Pour faire simple.

Si vous n'avez pas encore vu les saisons précédents ou celle-ci, il est probable que vous vous posiez une question de type "mé c ki la madam c:". Martha Jones est donc cette jolie demoiselle qui sert pour cette saison de compagne à notre Docteur toujours interprété par le génial David Tennant. Je ne la comparerai pas à Rose, tout simplement parce que c'est plus casse-pied qu'autre chose, mais je peux vous dire que Martha, même si elle est très sympathique, ne bénéficie pas d'un développement pareil à celui de la précédente compagne du Docteur. Certes elle n'apparaît que durant une saison, mais justement, le passage après Rose se fait ressentir. Martha tombe presque instantanément amoureuse du Docteur, ou du moins éprouve des sentiments à son égard. Dans sa famille, c'est elle qui règle la plupart des conflits, et ce statut d'enfant obligée de calmer ses parents la rend plus mature mais aussi toujours plus à la recherche de l'enfance. Rose cherchait à rendre sa vie plus palpitante, tandis que Martha cherche à échapper à sa famille brisée et à ses responsabilités. Comme une petite fille, elle est émerveillée par son étrangeté, mais ses sentiments ne pourront jamais être réciproques, juste parce qu'elle passe juste après Rose et que le Docteur ne pourra pas l'oublier aussi vite.

Le personnage est frais, dynamique. Mais il peine à se démarquer ; principalement parce que l'actrice, même si on sent qu'elle fait preuve d'une bonne volonté immense et de beaucoup d'enthousiasme, est loin d'arriver à l'excellence de Billie Piper (qui avait montré ses différentes facettes, notamment lors du premier épisode où elle passait de Rose à l'orgueilleuse Cassandra en deux secondes à peine, ou encore dans ce fameux final) et encore moins à celle de David Tennant, à côté duquel elle fait un peu pâle figure. Ce n'est pas pour autant que le personnage est mauvais, loin de là : il a une côté de sympathie assez énorme et est très bien travaillé.

Cette saison a la particularité d'être très inégale. Les premiers épisodes sont juste sympas, ceux au milieu de la série sont vraiment moyens voire même mauvais (chose à laquelle la série ne m'avait pas habituée du tout) et les épisodes finaux sont grandioses. Dans les saisons précédentes, même si un épisode ou l'autre était un peu en dessous d'autres parfois, jamais autant d'épisodes moyens ne s'étaient succédé. Perturbant, et donc décevant.

Transition fine
Ah, les aliens dans cette saison. Il y avait de bonnes idées et... De moins bonnes, disons. Pour spoiler le moins possible, je ne vais en prendre que deux qui m'ont particulièrement marqués. Un dans chaque cas de figure.

Commençons par le moins bon : le double-épisode sur les Daleks. Pour ceux qui ne connaissent pas la série, les Daleks sont les plus grands ennemis du Docteur ; ce sont eux qui ont tué tous les autres représentants de son espèce. Ils sont incapables de penser de manière humaine, leur seule raison d'être est d'exterminer encore et encore, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'eux dans l'univers entier. Ils sont effrayants pour cette raison : ils n'ont pas de raison et n'en auront jamais, ils n'ont pas de limite et n'en auront jamais non plus. L'idée de fusionner les Daleks avec une espèce humaine est sur le papier intéressante. Le problème est qu'elle est très mal exécutée.

Je suis personnellement assez fan des Daleks, mais ce double épisode était vraiment mauvais. Et je ne pensais pas dire ça d'un épisode de DW. Il y a de bonnes idées, mais tellement mal exécutées que ça en deviendrait presque ridicule. Ici, ceux qui sont en théorie les aliens les plus dangereux de tout l'univers parce qu'il n'y a aucun moyen de les arrêter deviennent juste des bouts de métal complètement stupides. L'épisode regorge de bonnes idées, mais il n'y en a aucune qui est bien exploitée. Pour le coup, on a envie de tout sauf de revoir les Daleks. Ils ont beau être impitoyables, il n'y a pas de besoin de le rappeler toutes les trois secondes ni de les utiliser si c'est pour faire des épisodes de qualité discutable comme ceux-ci. J'espère que ça n'arrivera plus, les épisodes ayant été particulièrement pénibles, même en aimant beaucoup la série.

En revanche, un des meilleurs épisodes de la saison s'appelle "Blink" et introduit un autre type d'alien qui est autrement plus terrifiant que ce Dalek humanoïde stupide : les anges pleureurs. L'épisode a le même type de narration qu'un autre épisode que j'avais déjà énormément apprécié dans la saison précédente : le Docteur et sa compagne n'ont qu'un rôle secondaire et un personnage secondaire anecdotique raconte l'histoire de son point de vue. Aussi, l'épisode se focalise comme assez rarement dans la série sur un climat de peur constant. Les anges pleureurs sont des sortes de gargouilles qui ne peuvent bouger lorsqu'on les regarde mais vont à la vitesse de l'éclair et peuvent tuer dés que ce n'est plus le cas. Un simple clignement des yeux peut donc vous tuer. Le principe est très bon, très bien exploité, et l'atmosphère d'une bonne partie de l'épisode est franchement glaçante. Extrêmement bien écrit du début à la fin, c'est assurément le meilleur épisode de la saison et pour l'instant le plus flippant de la série. Surtout vers la fin quoi. La fin. J'ai donc vraiment envie de revoir ces anges pleureurs pour un autre petit moment de flippe, insérer smiley avec air un peu niais c: .

cc cv
Cette troisième saison est donc loin d'arriver au niveau de la précédente et je ne suis même pas sûre qu'elle égale la première ; elle est cependant d'une bonne qualité dans son ensemble et donne un vent de fraîcheur avec l'arrivée (et le départ) de Martha. Un bon moment à passer, même si j'espère que la série saura se rattraper dans la prochaine saison de sa maladresse.