dimanche 11 août 2013

Joshiraku - Mon ratio screen/épisode vient d'exploser

Pendant cette semaine d'absence, je n'ai pas eu l'occasion de regarder grand-chose, à part Mirai Nikki. C'est un très bon anime, avec un scénario en béton, des personnages en acier et franchement ça m'a beaucoup plu. J'ai passé un agréable moment devant, mais je ne pouvais simplement pas en parler. Je n'avais rien à dire dessus, juste ce que j'ai dit au dessus, et ce n'est pas suffisant pour faire un vrai billet. En rentrant, j'ai regardé quelques petits animes, mais rien de bien transcendant. Il y avait Hanbun no Tsuki ga Noboru Sora, un anime que tout le monde compare à Clannad, que je n'ai pas vu, et de plus c'était pas très intéressant (et ces bruitages bizarres franchement ). J'ai bien sûr continué tous les animes de la saison que j'ai en cours (toujours en priorité Watamote et Danganronpa). Il y avait aussi Litchi DE Hikari Club, qui était extrêmement bizarre. Et quand vous tapez ce nom sur Google Images, vous voyez non seulement que l'anime n'a rien à voir avec le manga, mais en plus celui ci a l'air plutôt malaisant. Du yaoi et du "gore" c'est malaise, c'est bien connu. Il y avait le prologue de ef- A Tale of Melodies auquel je n'ai pas compris grand-chose, même si je compte toujours regarder l'anime. L'épisode fan service de Hyouka qui était addictif mais allez écrire là-dessus, c'est que du fanservice et en plus j'ai pas vu Hyouka. Enfin, techniquement si, mais je me suis endormie à la fin du premier épisode. Le premier OAV de Goku Sayonara Zetsubou Sensei qui était excellent et remontait bien la pente des Zoku que j'avais trouvé bien en deçà de la première saison, mais que dire de plus que ce que j'avais écrit dans l'article sur SZS ? En plus, ça faisait un moment que je n'avais pas écrit sur un vrai anime (quelques films il y a une semaine, une série d'OAV un peu avant). Il me fallait donc une série sur laquelle j'aurais des choses à dire, assez courte pour que je puisse la regarder relativement rapidement (ayant un rythme d'à peu près 12 épisodes à la semaine...), que ce soit de préférence bon et pas trop prise de tête pour me remettre dans le bain.

Voici une introduction tout à fait chiante et inutile pour tenter d'offrir une bonne transition à l'anime dont je n'ai pas encore prononcé le nom sauf dans le titre parce que quand même.

Enfin bref, aujourd'hui on va donc parler de Joshiraku.

Joshiraku parle d'un groupe de filles conteuses de Rakugo (en gros d'après ce que j'ai compris, ce sont des sketchs dans lesquels les jeux de mots sont le principal moteur). Ces jeunes filles aux personnalités hautes en couleur parlent de tout et de rien, arrivant souvent à une conclusion totalement absurde et différente de leur conversation de départ.

A présent, avez-vous envie de regarder l'anime ? Non, et c'est bien normal, parce que tous les résumés de Joshiraku ne donnent absolument pas envie. Au mieux, on le recale dans un coin de la tête pour si on a vraiment rien à regarder, comme une bonne partie des animes slice of life (j'en regarde pas mal et apprécie beaucoup le genre, mais je suis une exception. Tiens, je vous expliquerai pourquoi j'aime autant ce style d'animes un jour) qui sortent en masse à chaque saison. Si les gens ont regardé cet anime c'est pour un nom dans le staff : Kohji Kumeta.

Ce nom c'est un peu la garantie d'une série originale de qualité, et pour cause, il s'agit de l'auteur de cet anime que j'affectionne tout particulièrement, Sayonara Zetsubou Sensei. C'est ce nom qui a donné envie aux rares gens du monde entier excepté du Japon à se lancer dans Joshiraku, bravant les impétueux flots du hype, résistant aux assauts des Kokoro Connect et autres Jinrui wa suitai shimashita, tuant de sang-froid la seconde saison de Yuru Yuri et affrontant l'impitoyable boss final Sword Art Online !

Pourquoi peu de gens se lanceraient dedans, me demandez-vous tel un chimpanzé ressemblant étrangement à Clover dans la Axe Ending de 999 (je voulais juste caser mon girl crush de jeu vidéo du moment, ne faites pas attention à la fin de cette question ) ? Joshiraku est un anime très japonais. Si vous n'avez pas réussi à vous plonger dans Sayonara Zetsubou Sensei, qui n'est pas forcément très accessible mais ô combien meilleur qu'un Lucky Star ou autre K-on, Joshiraku vous sera encore plus difficile d'accès, étant donné qu'il s'appuie non seulement énormément sur la culture japonaise, mais aussi sur la langue. Je connais quelque chose comme cinquante mots en japonais et si j'y vais un jour je pourrais demander si ça va et dire mon nom correctement, mais ça ne m'a pas du tout dérangé dans le visionnage, pour peu que l'on soit à fond dedans.

Car quand on commence, on arrête plus ! Je m'étais dit "Bah, je vais essayer de finir ça sur cinq ou six jours", finalement j'ai tout fini en une soirée. Kohji Kumeta donne toujours à ses oeuvres ce truc qui fait que l'on ne peut tout simplement pas décrocher. Toujours cet humour constant tournant en dérision tout ce qui passe sous la main, et rien n'est épargné, pour notre plus grand plaisir de spectateur un peu vicieux sur les bords. Comme je vous comprends. Ca fait du bien de voir K-on se prendre quelques piques de filles adorables qui sont en train de jouer du Death Metal, et de parler de Detroit Metal City dans cette même scène. Je les aime.

J'avais tellement envie de caser ce fanart. Rin <3
La grosse différence entre l'anime de SZS et celui de Joshiraku, c'est sa réalisation. Le premier avait été réalisé par Shaft ; mais il me semble que c'était au moment où ce qu'ils faisaient était considéré comme original et révolutionnaire avant que ça ne devienne juste tout le temps la même chose selon la plupart des intéressés qui ne sont pas des fanboys là depuis Madoka Magica. Personnellement, je n'en sais rien, j'ai juste vu SZS, Madoka Magica et Sasami-san. Enfin, c'était super original et tellement pas coooommmmerciaaal (pf poussrouj) pour tout le monde et ça fonctionnait très bien. La réalisation de Joshiraku a été confiée à J.C. Staff. Qui est connu pour avoir faits de jolis trucs, mais aussi de belles merdes. Résumons ce que j'ai vu d'eux : Maid Sama était une mauvaise adaptation sans être irregardable, Potemayo qui était assez chiant mais il y avait HanaKana dedans, le caca qu'était Index, du moins les cinq épisodes que j'ai regardé, le très très très bon Toradora (tiens, ça change d'un coup) et oh putain ils ont fait Zero no Tsukaima. La confiance n'est donc pas très élevée.
Et pourtant.
Evidemment, J.C. Staff fait un travail beaucoup moins pompeux et avaient sûrement moins de moyens que Shaft (ils n'en avaient sûrement pas beaucoup non plus à l'époque, mais depuis Madoka Magica je pense que la probabilité qu'ils soient pétés de tune est beaucoup plus élevée), mais qui fonctionne à merveille. Ils se font vraiment plaisir, ils animent à outrance des passages qui auraient totalement fixes, et leur travail est très agréable à l'oeil. Et puis, les héroïnes font de ces têtes :'D Dés que j'en parle, je me sens obligée de placer ce smiley à côté pour montrer à quel point je ris comme un chacal devant mes screenshots pris parfois un peu au hasard (la plupart sont ratés, et je n'utilise pas les bons ici parce que les sous-titres c'est pas très jolis. Y en a deux-trois que j'ai mis sur mon compte Twitter, si vous voulez voir les moins moches, c'est la boîte juste à côté de vous. Toujours accompagnés de ce même smiley.). Mais les têtes qu'elles font parfois, c'est pas possible, la personne qui ne rit pas devant ça n'a vraiment aucun humour :'D

Les têtes de Marii sont toujours géniales
On ne peut pas faire de screenshot rigolo sans personnage rigolo ; et si le nombre de personnages est vraiment restreint (il atteint le nombre stupéfiant de... sept ! Dont un qui n'apparaît qu'au dernier épisode et l'autre qui ne parle quasiment pas et ne sert strictement à rien... Mais qui est marrant quand même), ils sont tous d'une qualité extrême.
Le problème du groupe de filles dans les animes, c'est que généralement on ne les retient pas à part une ou deux qui sortent du lot. Prenons l'exemple de Lucky Star : tout le monde aime Konata, donc elle est mise en avant, Kagami est une tsundere choupi mimi qui pourrait être la copine de l'héroïne, du coup elle est mise en avant. Mais les deux autres NAON. Elles seraient pas là, ça serait pareil.

Tout ça pour dire que le groupe de filles dans Joshiraku est GENIAL (en majuscules, ça veut dire que ça l'est vraiment). Il y a Tetora, la chanceuse super gentille, Gan, la violente à lunettes qui a des yeux en trois de la mort qui tue, Kigu, la fille trop choupi mimi mais pourrait rapidement devenir une yandere à un moment ou un autre (j'attends que ça), Kukuru, la bizarre qui me faisait un peu penser à Kiri niveau design, et Marii la... Marii. Je ne sais pas trop comment faire pour que vous saisissiez tout l'empleur du personnage. Ah si, Marii, c'est ça :


En gros, hein.
Bon, je viens de faire la présentation des personnages de Joshiraku la plus pourrie du monde, mais retenez une chose : le casting de l'anime est génialissime.

Joshiraku est un anime pas forcément accessible, comme tout ce à quoi Kohji Kumeta participe apparemment. Cependant, il est d'une qualité extrême, et arrive à ne pas nous ennuyer une seconde alors que ce sont juste des filles mignonnes qui parlent entre elles, ce qui, sur le papier, ne vend pas du rêve. En plus, il a un opening très cool qui parodie un peu tous les openings de slice of life et en plus y a un char, et puis je suis extrêmement fan de l'ending que je trouve assez génial. Joshiraku, il faut dire oui, c'est à voir de toute urgence ! (en plus, je pense que c'est le seul anime venant de Kohji Kumeta où les oreilles des personnages ne sont pas démesurément grandes.)


vendredi 9 août 2013

Thomas Drimm T1 de Didier van Cauwelaert

[Vous pouvez passer cette partie si vous vous en foutez de ma vie]
Yosh tout le monde, la famille, le poisson rouge, le raton-laveur, tout ça, ça va ? Bon, si je vous dis c'est tout d'abord pour vous prévenir que je suis de retour biatches après une semaine (?) d'absence. Mauvaise nouvelle pour moi, mon ordi ne marche plus, ce qui n'est pas très gentil. Et hors de question de télécharger des trucs douteux sur l'ordi de ma mère, sur lequel je suis actuellement pour écrire ceci... Vous me suivez ? Ouaip, l'aventure visual novel estivale va devoir changer. Je pense tenter une feinte, c'est à dire jouer à un jeu qui n'est pas sur ordi. J'ai déjà commencé ma partie et suis presque à la fin, mais vu le nombre de fins à débloquer, le temps sera long. Je me mets au max dans le jeu à partir de demain. En attendant je suis là et prête à glander devant des animes, vous savez ce que ça veut dire pas vrai ? :D
[C'est bon !]

Résumé pas forcément Nayiesque :

Dans une société sous contrôle total où le jeu règne en maître, un ado se retrouve détenteur d’un secret terrifiant, qui déchaîne contre lui les forces du Mal… et celles du Bien. Tiraillé entre la femme de ses rêves et un vieux savant parano réincarné dans un ours en peluche, Thomas va découvrir, de pièges en rebondissements, l’exaltant et périlleux destin d’un super-héros à mi-temps. Course contre la montre et voyage initiatique, cette aventure de Thomas Drimm, au suspense haletant et à l’humour féroce, a tout pour passionner les lecteurs de douze à cent douze ans.

L'avis tout à fait Nayiesque :


Si vous vous souvenez bien, il y a un an tout pile, je débutais un livre qui m'aura beaucoup marqué par la suite. Ce livre, c'était Jack Spark, et c'était génial.

Et si Jack Spark était super kewl de la mort qui tue, un an plus tard je reviens non seulement avec son tome deux, mais aussi avec une nouvelle saga dont le nom est celui du héros : Thomas Drimm.

Force est de constater que c'est une grosse tuerie.

Je suis extrêmement fan de dystopies, c'est bien connu, on peut le vérifier facilement, ce sont les livres que je lis le plus. Thomas Drimm, c'est la dystopie poussée jusqu'à l'absurde. Je pense que c'est une des sociétés dans lesquels on est le moins heureux, car, sans spoiler bien sûr vous me connaissez (ironie... mais je vais faire attention, promis), c'est celle où tout y est rationalisé et expliqué. Personnellement, j'aime garder une part de doute sur quelque chose. Dans le monde du roman, c'est simplement impossible. On naît, on reste mince pour ne pas faire honte à ses parents, on se fait implanter une puce dans le cerveau à treize ans, on joue à des jeux au casino (c'est obligatoire) pour gagner de l'énergie qui sera transmise dans la puce, puis vous mourrez en étant un vieux aigri et on vous recycle pour allumer des lampes de supermarché ou faire fonctionner une centrale selon le niveau d'énergie. Est-ce-que vous voyez le niveau de la vie nulle ou pas. 

Dans tout ce petit monde, il y a Thomas Drimm, un adolescent de douze ans trois-quarts trop gros avec une mère psychologue qui doit réconforter les gens qui gagnent le jackpot au casino alors qu'elle ne gagne pas un rond, et qui pour déverser sa colère rejette toutes les fautes du monde sur les épaules de son fils, et un père intelligent... à un moment de sa vie où il n'était pas encore un ivrogne. Bref, une vie classique quoi. Un jour, Thomas (et ce n'est pas un spoil, c'est le premier/deuxième chapitre. Alors prout.) tue un vieillard plutôt énervant, le type que vous avez déjà croisé, que vous ne connaissez pas du tout mais qui vous fait une remarque nulle, avec un cerf-volant. CLASSIQUE.

J'arrête mon sarcasme qui ne mène nulle part, mon but n'est pas de vous faire un résumé de l'histoire mais bien de donner mon avis dessus. Thomas Drimm (quand je le dis comme ça j'ai l'impression de parler de quelqu'un... v__v) est un livre très bon. L'histoire est très bien construite ; on va d'une révélation à une autre, avant d'avoir un moment vide où l'on se laisse porter par l'histoire, le calme... ET PUIS PAF, REVELATION. C'est surprenant, on en veut toujours plus, et à chaque explication, ça fait doki doki dans mon kokoro, si je puis me permettre cette indécence au niveau des expressions. D'autres moments sont même émouvants, ce qui est assez rare.

Si Thomas Drimm a autant retenu mon attention, c'est aussi pour la manière dont les émotions sont dosées parfaitement. A un moment on est ému, l'autre on se sent juste bien, puis on se prend une révélation en pleine face, et puis après, tu rigoles. Parce que oui, ce livre est juste extrêmement drôle. Pas au point de te faire rire aux éclats devant, faut pas exagérer non plus, mais les sourires vont être difficilement dissimulés. Conseil, évitez de lire Thomas Drimm quand vous êtes en présence de personnes susceptibles de parler de sujets graves. Ca sera quelque peu ennuyeux et vous ne serez pas très crédible.

La fin est juste un condensé de "OMG NON C'EST PAS VRAI" et, je l'admets même si je suis très fan, un pur cliffhanger putassier qui te dit "achète le tome deux steuplé". Ce que je vais faire parce que je suis un mouton je me fais manipuler par la société qui veut que j'achète un livre, enfin ce genre de choses quoi, le quotidien. 

Il vaudrait mieux que j'arrête de parler pour ne rien dire 'cause I'm too old for this shit et de passer aux personnages qui sont fortement sympathiques.

" Bonjour ! Je suis un personnage et je suis fortement sympathique !", lança le jeune Thomas Drimm qui donne son nom au livre et est donc le personnage principal. Et je ne peux qu'approuver ce qu'il dit, il est juste super génial. C'est le premier narrateur que je ne vois pas se rebeller d'un coup dans son esprit et trouver les plans pour faire de ce monde un monde normal. Il voit son monde comme normal et tient très souvent tête à celui qui élabore les plans pour lui. En même temps c'est un ours en peluche. Mais pas n'importe lequel ! C'est un ours en peluche possédé par un savant, si ça c'est pas la classe, je sais pas ce que c'est ! Reste que c'est un duo de choc qui envoie parfois des répliques cinglantes sans que l'on l'ait vu venir une seconde. L'effet de surprise est une des plus grandes forces de l'humour, a dit un jour Otonashi Meru lors d'une conférence de tresses (c'est simple, il s'agit de se faire des tresses puis de faire une conférence pour demander si elles sont joulies).

A côté d'eux, il y a Brenda, la jolie voisine top model de Thomas. Je l'a-do-reuh. Elle est aussi très drôle, attachante et absolument adorable, avec un petit (*tousse*) côté bourrin qui ne me dérange pas du tout.

Puis, d'un autre côté, il y a les antagonistes qui sont absolument détestables. Pourtant, vous comprendrez bien vite qu'il n'y a pas de raison étant donné leur niveau d'apparition dans le livre en chair et en os... Et là, vous verrez comme l'auteur a bien joué son coup. Môsieur n'a pas gagné son Goncourt pour rien. Enfin, j'ai pas lu le livre qui a été récompensé, du coup j'en sais fichtrement rien. 

Je vous conseille donc fortement ce premier tome de Thomas Drimm, qui a tout pour plaire à absolument tout le monde. Bien, je vais m'acheter le second de ce pas, alors que le tome deux de l'épreuve sort et que je commence World War Z et un jeu top cool... La vie est belle.