jeudi 23 mai 2013

Vie d'une flemmarde 7 : Un musée peut faire très peur parfois

Je faisais partie de ce cercle de gens à qui Ib ne faisait pas envie. La raison ? Des graphismes minimalistes, vieillots, pas forcément agréable à l'oeil, et.... C'est tout ! Les raisons pour lesquelles Ib rebute le public lambda et un peu con-con sur les bords sont assez floues, il y en a sûrement qui n'apprécient pas ce genre de jeu, d'autres dont l'histoire ne leur paraissait pas extraordinaire.
Il y a bien fallu qu'à un moment, je fasse un triple salto arrière, me mette une baffe et me dise "Quitte à être conne, autant l'être jusqu'au bout and let's do this shit.".

Question que ceux qui ne connaissent pas ce jeu (pourtant pas mal réputé dans le milieu des RPG maker) : alors, Ib kessécé ?

C'est l'histoire d'une petite fille nommé Ib qui est une tsundere trop mignonne, mais qui se retrouve dans un univers glauque au possible. FIN.

J'ai 9 ans et je suis kawaii !


Nan, je rigole. Riez, mécréants.

Ib (version "japanisée" de Eve) visite un musée présentant l'exposition d'un artiste nommé Guertena avec ses parents. En voyant un mystérieux tableau, toutes les lumières s'éteignent et elle se retrouve dans une sorte de musée parallèle ; s'ensuivra alors une aventure en quête de la sortie dont Ib ne sortira pas indemne...

Je ne vois pas véritablement Ib comme un jeu d'horreur. Les jumpscares sont là (surtout au tout début), mais c'est une véritable histoire avec continuité,énigmes et une certaine poésie qui s'en dégage. Mais commençons par le commencement.

Ce que l'on ressent au début, c'est vraiment de la peur. J'étais sûrement aussi terrifiée que Ib, on se sent vraiment à sa place ; une petite fille dans un musée qui ne sait pas où elle est mais qui n'a d'autres solutions que d'avancer. Le pire moment du jeu est bien celui-là, dans le sens où ce sera le plus dur à supporter. Truffé de jumpscares, d'ennemis, avec comme seul bruit celui de nos pas et une sorte de souffle qui semble être celui du vent qui passe juste à côté de notre oreille (ce truc pas du tout agréable, toi même tu sais). On est seule, perdue, avec des tableaux qui bougent, qui font flipper (ce tableau qui s'appelle "L'homme qui tousse", et bah quand il a toussé j'ai sursauté ;w;) et d'autres assez sympathiques qui veulent juste te tuer ta gueule.

Notre plus grand alliée sera cette rose rouge trouvée au tout début de l'aventure, qui représente notre vie. A chaque coup porté sur Ib, celle-ci perdra un pétale. Jolie manière de représenter la vie, n'est-ce-pas ? En plus, la musique du Game Over est étrangement en contraste avec l'univers du jeu, une petite mélodie entraînante à la guitare ; si bien que l'on peut rester planté devant le Game Over en dansant de manière extrêmement stupide sans vraiment arriver à en être dégoûté !

Un des ennemis qui me fait hurler à chaque fois. CHAQUE FOIS.


L'ambiance du jeu changera peu à peu sans que l'on s'en rende compte immédiatement, grâce à un personnage à la psychologie assez intéressante qui à un moment que je n'oserai spoiler m'a carrément mise au bord des larmes tellement on est sous la pression à ce moment là : Garry. Il a certes des cheveux violets et une jolie mygale (que nous appelerons Marie-Josée juste pour le plaisir comme nous n'en parlerons plus jamais) dessus, mais il est surtout d'une classe absolue, totalement attachant... Et d'une aide plus que précieuse.Avec lui, il y a quelques endroits par lesquels nous ne pouvions pas passer qui nous sont maintenant disponibles d'accès, il nous aidera à lire des mots que nous n'arrivons pas à lire, et il se montrera très protecteur envers l'héroïne. J'ai trouvé la relation Garry-Ib adorable et très proche d'une autre grand frère-petite soeur. Il a même protégé son innocence en refermant un livre... Pas pour les enfants disant. Si c'est pas mignon (cette scène, bien que très courte, est mémorable en matière d'adorabilitude, et ce mot existe) !

A partir de cet instant, le côté horreur est délaissé (restant dans le fond quand même), des musiques originales magnifiques se font entendre pour arriver dans la phase où le but est vraiment de progresser dans diverses énigmes bien foutues. C'est alors qu'un troisième personnage survient, qui pour ma part me faisait l'effet d'une belle pute dés le début (lolilol, j'ai un couteau mais c'est juste au cas où heiiin /人◕ ‿‿ ◕人\), mais enfin, je ne vous gâche pas le plaisir de la fin.

Il a l'air d'un chanteur de Visual Kei.... "Les roses... Sont... Bleues.... Le ciel... Obscur... Revêt l'araignée..."

En parlant de fins, il y en a plusieurs. Pour ma part, j'ai d'abord obtenu la fin "Together, Forever", une fin ouverte qui peut laisser présager diverses choses et qui m'a rendue vraiment triste à une certaine partie. J'ai dit que je ne spoilerai pas, je tiens ma promesse. Un petit conseil néanmoins : pour obtenir la vraie fin, ne cassez rien...

Si la magie opère avec Ib, c'est principalement grâce à son histoire. Les graphismes qui me rebutaient tellement au départ finissent par faire partie intégrante du jeu, je ne pourrais les imaginer autrement, même ne serait-ce qu'un peu évolués comme dans les RPG maker à la Yume Nikki (faudrait que j'y joue un jour d'ailleurs). Les personnages sont attachants (surtout un en particulier dont le nom commence par G et finit par Arry), les fins satisfaisantes (pas vraiment de plus de ce côté-là), l'ensemble du jeu est une expérience à tester car inimitable. Jamais vous ne trouverez un jeu plein de richesses et aussi orienté vers l'art que celui-ci sous de si pauvres graphismes qui finiront par en faire le charme.

Tout n'est pas expliqué totalement, de ce côté là, ils vous faudra faire des théories vous même. Je ne partagerai pas les miennes parce que free spoilers on avait dit (je me retiens de taper la fin, vous pouvez même pas savoir à quel point).

Ib m'a charmé, et vous, trouverez-vous la sortie du musée ?

Tous les liens sont ici : http://www.vgperson.com/games/ib.htm (même traducteur que Mad Father dont j'avais précédemment parlé, ainsi que de The witch's House, Misao, The crooked man, etc...)

Un free spoilers pour cette fois, mais la prochaine fois que je me relance dans les RPG maker je parlerai certainement de The witch's house (je ne sais pas si je l'ai déjà dit alors je le répète : c'est mon préféré), et en  parler sans spoiler est impossible. Soyez patients, ça n'arrivera pas avant un bout de temps. Sur ce....

L'araignée a la rose dans la pa-patte \o/
Je vous laisse avec un cri du coeur : Garryyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy ♥ (comme j'ai l'air d'une fangirl débile à rajouter des coeurs o.o)


dimanche 19 mai 2013

Marche ou crève de Stephen King

Résumé pas forcément Nayiesque :

Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars. Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. Le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine. Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout., Mais pour quelle victoire ?

L'avis tout à fait Nayiesque :

Dans sa vie, chacun a au moins lu un Stephen King. Il fait partie de ces auteurs que tout le monde connaît, par son style inimitable, il s'est imposé maître en matière d'horreur. Tout le monde en a lu un. Sauf moi. Ce n'était pas l'envie qui manque, mais on ne dirait pas parfois, pourtant je suis vraiment une petite nature. Je ne fais pas partie des gens qui aiment se faire peur, à la limite j'aime bien quand c'est légèrement stressant, mais ça ne va pas plus loin. Étonnamment, en bouquin, je n'ai aucun problème avec le gore. Je me suis donc renseignée pour voir quel livre je pourrais lire avec ces précisions, et c'est Marche ou crève qui a été cité. Je n'ai pas hésité une seconde pour me lancer dans cette Longue Marche.

Dés le début, nous suivons Ray Garraty (en vrai c'est Raymond, mais bon, Ray c'est beaucoup plus classe) qui s'apprête à partir. Il est sur la ligne de départ, rencontre deux ou trois autres candidats, et le livre démarre directement. 

En fait, Marche ou crève, techniquement, ne sert à rien. C'est à dire qu'à la fin, on est autant avancé qu'au début, que rien ne nous sera expliqué. Le seul à détenir la clé de l'histoire est King (et encore, rien n'est moins sûr...). 

On a 100 marcheurs, et on les suit durant tout le livre, dans leur souffrance perpétuelle. Evidemment, on s'attache à eux. Et bizarrement, je ne me suis pas du tout focalisée sur le personnage principal. Pendant tout une partie du livre assez plate je me disais "McVries, McVries, McVries, BORDEL VIENS MCVRIES, McVries, McVries". Alors oui, j'ai beaucoup aimé ce personnage, comme je viens de vous le faire subtilement comprendre. 
Ils disparaissent un à un, tous ces marcheurs. Je crois que le pire n'était pas quand c'était un dont je connaissais le nom et dont j'étais véritablement affectée par la mort qui prenait son ticket ; c'était quand c'était un que personne ne connaissait avant qu'il ne le prenne. Et je me disais "encore un de moins, on approche de la fin". Ca me donnait vraiment l'impression de faire partie de cette foule à la con que je détestais pour ne pas comprendre les candidats qui souffrait. Mais en même temps, ceux dont on ne parle pas, je m'en foutais royalement également... Ce qui est vraiment flippant, quand on y pense...

Je dois avouer qu'il y avait certains moments un peu long, mais rien de bien méchant. Parce que quand tu lis ce livre, tu te dis, "allez, je lis le prochain chapitre juste pour voir." A chaque fin de chapitre. Je ne le lâchais que quand j'y étais forcée (malheureusement, je l'ai été beaucoup...). 

Ce qu'il y a de plus dur à accepter avec ce livre, c'est sa fin. Mes réactions se sont déroulées dans un ordre bien précis. 
=> C'EST FINI ?
=> Putain de bordel de fin ouverte de merdeeeeeeeeuuuuuuuuuhhhhhhhh *casse un vase, une télé, et une vieille dame qui regarde des chiffres et des lettres*
=> ... C'était un bon livre. Mais bordel.

Si vous aimez que tout soit expliqué précisément, passez votre chemin, vous allez être frustrés à un point presque inhumain. Déjà que j'ai du regarder des photos de Dio et de chatons pendant une heure pour oublier cette fin ouverte que j'aurais bien poignardée sans prendre de gants roses à petits pois verts, ça va être encore pire pour vous.

Maintenant, rapide tour du côté des personnages. 
Comme pour la plupart du temps, je n'en présenterai que trois, non seulement parce que en présenter 100 ça va pas durer trois secondes, mais aussi parce que je suis atteinte de flemmite aiguë. 

Tout d'abord, nous avons Garraty. Dés le départ, on sait qu'il va "gagner", ce n'est un scoop pour personne. Je l'ai déjà dit un peu plus haut, je n'étais pas nécessairement à fond sur lui. Il a néanmoins une psychologie très intéressante et son passé avec Jan revient assez régulièrement, néanmoins pas trop de façon à ce qu'on en ait jamais assez. Vers la fin, il est d'autant plus captivant. 

Parlons peu, parlons bien de Stebbins. Stebbins, c'était le solitaire, le mec qui ne voulait parler à personne, mais surtout celui qui était le plus qualifié pour remporter la Longue Marche. Il m'a beaucoup intrigué. On a vu à certains moments qu'il n'était plus lui même, et c'était véritablement flippant. 

Et puis on finit par mon personnage préféré. Vous l'aurez compris, ce n'est pas le chat de votre voisine, mais McVries. Aaaaah, Mc Vries, Mc Vries, il regroupe tout ce que j'aime chez un personnage. Il est pas délicat pour un sou, il fait des allusions pas très catholiques sans passer par quatre chemins, il est drôle, un peu cynique, torturé et a une putain de cicatrice en-dessous de l'oeil. Bref, pour résumer, il est carrément badass.  En plus, son passé et la manière dont il le raconte est juste génial. En gros, je l'adore quoi.

Marche ou crève est donc un excellent livre à néanmoins déconseiller aux âmes très sensibles au niveau de l'ambiance générale qui est ici très dérangeante ou aux amateurs de fins claires et nettes. Autant pour l'écriture que pour les personnages et l'histoire, c'est une réussite sur tous les tableaux !




Sasami-san@Ganbaranai - Alice au pays du WTF

Résumé pas forcément Nayiesque :

Sasami Tsukuyomi est une lycéenne qui n'aime pas sortir de chez elle, en fait, elle ne peut pas. Elle est adoré par son frère Kamiomi qui est sa seule connexion avec le monde extérieur. Il est professeur dans l'école où sa soeur doit passer sa première année de lycée. Kamiomi fait tout pour Sasami Tsukuyomi, à savoir la cuisine, le ménage, la changer, il la nourrir même ! Il permet à sa soeur de voir le monde extérieur au travers de son ordinateur portable.

L'avis tout à fait Nayiesque :

Au début du visionnage de Sasami-san, il y a deux types de personnes qui sont là : ceux qui connaissent Shaft... Et les autres. Et à la fin, il reste deux types de personnes : ceux qui trouvent un anime nul parce que tout n'est pas expliqué. Et puis, il y a les autres.

Pour ma part, c'est le deuxième anime du studio Shaft que je regarde. Ils sont notamment connus pour la série des Monotagari (que j'ai vraiment hâte de regarder), Negima, Sayonara Zetsubou Sensei, et aussi cet anime qui a tellement créé le buzz, j'ai nommé Mahou Shojo Madoka Magica, pour son aspect déroutant derrière les petites bouilles mignonnes de Magical Girl. Ah oui, et aussi à partir de ce jour, pour tout le monde, Kyubey est une pute. 

Sasami-san@Ganbaranai est donc le deuxième anime de Shaft que je regarde (tellement de buzz autour de Mahou Shojo que je me suis sentie obligée de regarder, comme avec Sword Art Online qui poireaute tranquillement dans ma liste d'animes à regarder), et j'espérais ne pas en être déçue. Le thème des hikkikomori m'intriguait énormément. C'est pour cela que j'ai commencé à regarder, au départ. Mais si vous regardez uniquement pour ce thème, passez votre chemin. En effet, il ne se centre sur celui-ci que durant les deux ou trois premiers épisodes. En réalité, c'est un anime très tourné mythologie, histoire familiale et où le sang n'hésite pas à couler, et vas-y que je te plante un dispositif dans la poitrine, que je t'arrache le coeur (à mains nues, sinon c'est pas drôle), caché derrière un aspect comédie plutôt bien exploité. 

L'histoire, c'est vraiment du what the fuck à toutes les sauces. Dés le premier épisode, autant au niveau des personnages que de l'histoire. La cohérence de l'histoire est certaine, par contre pour replacer les évènements dans l'ordre et la trouver, c'est une autre histoire... Rien que quand on se rend compte que le frangin, on ne verra jamais sa tête, c'est étrange. Et quand les boobs de Kagami explosent pour laisser place à des guns, on sait directement dans quoi on s'est fourré...

Le côté mythologie est très bien exploité. Sasami a un pouvoir et c'est utilisé correctement, son passé de jeune prêtresse ainsi que le lien avec Amaterasu (qui pour moi est plus le loup classe dans Okami que la déesse du soleil) sera compréhensible (bien que pas expliqué clairement nécessairement). C'est une sorte d'histoire dans l'histoire, que j'ai beaucoup appréciée.

Sinon, dans la partie comédie, rien de particulier à signaler, à part que...


YURI EVERYWHERE
Aussi, il y a quelques trucs totalement gratuits, du genre Edogawa qui hurle "J'ai un corps qui génère un pénis de temps en temps !"... Oh. D'accord. Nan, mais on n'a pas de problème avec ça, juste si tu pouvais ne pas le crier, ce serait sympa.

Alors, sinon, il y a un gros défaut qu'à Sasami-san et qui est impardonnable : c'est ennuyant. Malgré l'histoire bien foutue, la moitié du temps c'est beaucoup trop long. Ce n'est vraiment pas le genre d'anime dont on ne peut pas décrocher un seul instant parce que l'on est captivé.

Pour les personnages, je les ai tous vraiment adoré. Ils ont tous une psychologie très poussée, aucun n'est bâclé. J'ai particulièrement aimé Kagami et Tama. La première est une cooldere en puissance, et un robot qui plus est. La seconde est le genre de fille qui est heureuse, naïve, qui se fait persécuter pour les autres, mais au fond d'elle est quelqu'un d'autre. 

Passons au côté plus technique de la force.

Les graphismes sont beaux. Le chara-design n'est pas forcément extraordinaire, mais propre à l'anime. J'ai eu un gros coup de coeur pour la manière dont est représentée la chambre de Sasami. Les couleurs pastelles sont toutes mélangées pour un résultat doux et qui représente parfaitement ce joli petit personnage !

Pour ce qui est de l'opening...







Je l'ai adoré ! Après, pour l'animation de l'opening original, si tu es épileptique, c'est mal barré. J'aime l'influence un peu électro, et en même temps en mode piano, le chant qui monte dans les aiguës tellement facilement... C'est néanmoins l'impression que ça en donne, car vu certaines vidéos, ce n'est pas si évident que ça !

Pour l'opening, il est chanté à chaque fois par une personne différente, du coup je n'ai pas vraiment d'avis dessus. Et l'OST est tout à fait correcte, sans être transcendante. 

Pour résumer, Sasami-san@Ganbaranai ne plaira pas à tout le monde. Je suis assez partagée à ce sujet. Ne passez pas à côté si vous êtes Shaftien, ou amateurs de what the fuck et de shojo-ai sous entendus. 

vendredi 10 mai 2013

Sket Dance - Switchy Switchy Night Fever !

Résumé pas forcément Nayiesque :

L'histoire se déroule à l'académie Kaimei.
Le Sket Dan est un club composé de trois élèves.
Ils ont un but assez particulier qui est de venir en aide à quiconque le leur demande.
Quelle que soit la difficulté de la requête, ils feront tout leur possible pour mener à bien leur mission. Ils auront parfois beaucoup de mal avec les énergumènes qui viennent les voir.
De plus, le conseil des étudiants de l'académie est contre leurs pratiques et leur mettra souvent des bâtons dans les roues.
Mais le Sket Dan n'abandonnera pas aussi facilement...


L'avis tout à fait Nayiesque :

Ca fait extrêmement cliché de débuter un article par là, mais je ne sais absolument pas par quoi commencer. J'ai tellement de choses à dire de Sket Dance, à propos de son génie, son humour tellement con qu'il ne marche que sur les personnes gravement atteintes au niveau du cerveau, ses personnages, sa facilité à ne jamais ennuyer le spectateur en se renouvelant à chaque épisode de façon magistrale. Un anime n'a jamais été propulsé dans mes favoris en si peu de temps (ainsi que le manga, tout aussi génial que je continuerai à lire coûte que coûte èwé), et c'est pour ça que je pense m'étendre assez longtemps sur le sujet. 

Je n'ai tellement pas l'habitude de parler d'anime de plus de 12 épisodes que je m'en sens déstabilisée. Ca fait un mois que les suis, tous ces protagonistes attachants, et devoir les quitter d'un coup, ça me fait vraiment bizarre. Alors, oui, je ne suis peut-être pas vraiment objective, tellement je me suis attachée à cette bande de cinglés (y a pas d'autres mots).

Sket Dance fait partie de ces comédie en milieu scolaire qui sont très populaires, il y a une véritable cohérence dans l'histoire, des moments tristes et même des épisodes en plusieurs parties, voilà pourquoi on ne peut l'appeler une tranche-de-vie (je me cherche des excuses parce que j'ai promis de ne plus en regarder autant...). Et je pense qu'il n'y a jamais eu un humour qui me correspondait autant dans un anime. Il y a toute une moitié d'épisode où l'histoire se résume à "Bossun a envie de faire caca (LOL)", et bien j'ai ri. J'ai explosé de rire plusieurs fois (et pas que lorsque Bossun disait tout naturellement " Ce matin, j'ai été chier :DDDD"), je dois bien avouer que ça contribue largement au fait que j'ai autant apprécié cet anime. 

S'il se démarque pour son n'importe quoi permanent, Sket Dance le fait également par son entrée en matière parfaite très accrocheuse. Commencer par un personnage totalement étranger au groupe est effectivement la meilleure solution pour que le visionneur se sente à son aise, après tout le narrateur a le même point de vue que lui. On part très vite dans le WTF total avec la présentation des trois personnages principaux formant le Sket Dan (le club d'aide, donc).

Tout d'abord, Bossun, qui se proclame lui-même personnage principal, mais qui n'en a absolument pas les qualités, est tout simplement hilarant. Il est l'archétype du gars un peu bêbête au grand coeur. Il n'hésite pas à se sacrifier pour ses amis, même si avec certain il se montre légèrement je-m'en-foutiste avec une certaine Yabasawa. 

Apparaît ensuite Himeko, la fille du groupe, qui joue le rôle du tsukkomi (personnage fonctionnant avec un autre appelé "boke" ; le boke est l'idiot et le tsukkomi celui qui le rappelle à l'ordre. Comme exemple parmi tant d'autres, Mio et Ritsu de K-on forme ce duo) et n'hésite pas à le rappeler toutes les 5 secondes. Dans le fond, elle est un peu comme Bossun ; elle montre une image d'elle forte, mais au fond elle est sensible. 

Et enfin, beaucoup de gens l'ont désigné personnage préféré, et je ne peux que rejoindre cet avis, Switch est le troisième membre du groupe. Otaku au possible, ne s'exprimant que par ordinateur grâce à un logiciel de synthèse vocale ou par écrit en précisant un gros LOL entre parenthèses pour montrer l'ironie, génie de l'informatique. Il ne montre jamais aucune expression sur son visage, même quand il dit d'énormes conneries, c'est mon personnage préféré de l'anime parce que son sens de l'humour est juste totalement similaire au mien. Ce qui fait que je l'adore de manière assez inappropriée pour un simple personnage.




Le côté comédie est vraiment très efficace dans Sket Dance. Il est vrai que s'il fonctionne, c'est essentiellement grâce à ses personnages plus loufoques les uns que les autres. Entre  le chanteur de Visual Kei qui ne s'exprime que par des phrases sans aucun sens, Reiko la fille la plus flippante du monde obsédée par l'occulte qui s'amuse à sortir des télés en arrière-plan quand l'envie lui en prend (coucou Sadako :>), Romane la fille qui vit dans un shôjo ringard et s'amuse à briser le quatrième mur quand l'envie lui en prend, ou encore Tsubaki qui certes est totalement adorable dans Biscuit Dance (il y a parfois des bonus après l'ending) mais a un caractère de chien, on peut dire qu'on est servi.


Gniii Tsubakiiii *^*
Et évidemment avec tous ses personnages, on fait des mélanges explosifs. Rencontres improbables, quelques références à deux ou trois animes mais pas trop souvent histoire d'éviter le gros boum cérébral à la Seitokai No Ichizon. C'est tout à fait ce qu'il me convient dans un anime. Que je ris devant un anime c'est déjà rare. Alors si en plus c'est du gros fou rire, c'est vraiment qu'il a un truc. Je ne le répéterai jamais assez, je me suis prise une grosse claque avec Sket Dance, qui a rejoint assez rapidement mes animes/mangas (que j'ai commencé et dont je suis plus que fan) favoris.

Mais là où Sket Dance a trouvé sa place très haut dans mon classement d'animes favoris, c'est dans ses séquences émotions, et plus particulièrement ses épisodes spéciaux sur le passé des personnages. Je me refuse de spoiler parce que c'est totalement immonde et dégueulasse (bah oui, je déteste me faire spoiler .__. Comme la plupart des gens occupant la surface de la planète.). Les séquences tristes sont magnifiquement bien foutues, imprévisibles au possible (même les blagues sont imprévisibles d'ailleurs), j'avoue avoir pleuré comme une madeleine, particulièrement à l'épisode 25. Je n'en dirai pas plus. En tous les cas, je vous conseille de regarder cet anime si vous aimez beaucoup les comédies, et même si ce n'est pas le cas ; même si j'adore mes tranche-de-vie à la con qui remplissent les pages de ce blog, j'ai tendance à préférer les animes plus sérieux, même si j'en regarde beaucoup moins. Mon cerveau n'a aucune logique, et j'en suis fière.

Du côté de la fin, comme le manga continue, l'anime a du trouver une fin... Je vous avouerai que trouver mieux n'est pas bien compliqué. Ca s'est terminé comme ça a commencé, dans la joie et la bonne humeur, et ce n'est pas plus mal comme ça, même si je ne retiendrai certainement pas l'anime pour sa fin. 

Petit passage côté technique. Les graphismes sont, il faut bien l'avouer, loin d'être extraordinaires, ils sont tous ce qu'il y a de plus classique dans la comédie shônen, pas désagréable à l'oeil non plus bien sûr. L'animation est correcte, sans faire de miracle non plus. 

La musique est dans l'ensemble très bonne, étonnant pour un anime de ce type dont l'OST est pour la plupart du temps mise vraiment au second plan. Sket Dance comporte plusieurs openings et une dizaine d'endings, je vous présenterai ici uniquement celui que je préfère. 


Clear






Cet opening est juste une bouffée d'énergie au bon moment. Il correspond parfaitement à l'ambiance de l'anime The Sketchbook est décidément un (voici un message mignon pour excuser ce qui va suivre : Nyan :3) putain de bon groupe, découvert grâce à l'anime. Ils ont fait deux trois autres chansons pour l'anime je crois ; je reconnais qu'ils sont vraiment super bons (spécialement la guitariste) !


Comic Sonic






Je sais pas quoi dire. Parce que je n'ai aucune idée de pourquoi j'aime autant cet ending. Le groupe est tout aussi excellent que le premier que je vous ai présenté. La chanson a un joli rythme, le chanteur une voix loin d'être désagréable (même si légèrement nasillarde), rien d'extraordinaire, pourtant je pourrais l'écouter en boucle. Peut-être que c'est là que réside la force de The Pillows, ils ont vraiment un truc que je ne pourrais pas expliquer. Pour ma part, je suis totalement conquise !

Maintenant place à mes chansons favorites de l'OST dynamique que nous offre Sket Dance !

A la place du "T'aurais pu être dans le top 3, mais non,  barrel", nous retrouvons :


Funny Bunny







Encore une chanson signée The Sketchbook, qui est en fait une reprise de The Pillows. Agréable à l'écoute, une voix très cool et un ensemble rock et joyeux en même temps. Tout ce que j'aime quoi. Je vous conseille également d'aller écouter la version originale, c'est que du bonheur ! :D

Tsuri !


Cool&Crazy





Connu pour se situer dans les moments d'action où la vérité éclate dans les épisodes en mode mini-enquête, Cool & Crazy se révèle être une explosion de sonorités rock avec des sons de guitare très agréables et plutôt intéressants. J'adhère à ce morceau que l'on pourrait presque qualifier d'exaltant pour sa rapidité et sa rock attitude !

Tsu !


Concentration!





(admirez la sublime tête de Bossun sur la miniature)
Pour ses sonorités électro qui n'ont tellement rien à faire dans un anime de ce style, mais qui fonctionnent pourtant à merveille, Concentration mérite une place bien particulière. Elle est totalement différente du reste de l'OST et marche surtout parfaitement bien. Elle s'intègre sans aucun souci, et c'est très, très, très (voir très) fort. 

Wan !




Et on repart en mode rock, bitches ! C'est surtout parce que j'ai été extrêmement surprise. En effet, dans l'anime, on entend surtout les quelques premières secondes... Mais le morceau en entier est étonnamment varié. Les guitares s'harmonisent à merveille, la fin ne se fait pas trop brutale. J'ai adoré l'écouter !

Je fais un point sur les voix juste pour un personnage : la petite soeur de Bossun. Elle n'a pas une mauvaise voix disons. Mais la seiyu prononce LA TOTALITE de ses phrases sur le même ton et avec la même intonation. Avoir l'air moins crédible n'est pas simple, croyez-moi. A part ce petit bémol, les voix sont toutes très bonnes.

Durant ce break de mois (où je regardais passionnément l'anime, ne vous faites pas d'idée :3), je suis tombée accro de Sket Dance ! Je vous encourage vivement à regarder cette comédie scolaire qui sort vraiment de l'ordinaire et qui m'a vraiment touchée. Sur ce, on se quitte sur une photo du chanteur de The Sketchbook parce qu'il est top cute.


Awwwwww (~>w<~)


mercredi 8 mai 2013

Nos étoiles contraires de John Green

Résumé pas forcément Nayiesque :

Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. 

C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. 

Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.


L'avis tout à fait Nayiesque :

La claque que je me suis prise en lisant ce livre, je ne me rappelle pas de l'avoir eu avec d'autres livres. Et je trouve ça, très, très, très très fort. 

Au départ, si j'ai acheté Nos étoiles contraires, c'était parce qu'en général, le thème de la fille qui a le cancer m'attire. C'est assez paradoxal, étant donné que je n'ai jamais aimé un de ces livres dont la seule vocation est de nous faire pleurer, de nous dire que la maladie est injuste, et surtout de faire mourir la fille à la fin. Tu vois le résumé, et tu le sais : la fille ne tiendra que la durée du livre et mourra en disant des phrases pseudo-philosophiques avec des métaphores à la con. Je ne sais même pas ce qui m'a poussé à l'acheter. En tous les cas, je ne le regrette pas, car jamais je ne l’inclurai dans ce groupe de livres à la con qui sortent tous les deux mois. En fait, à cause de ce livre, je pense que je retomberai sur encore plus de navets, car il m'a donné une de ces envies de lire d'autres livres avec ce thème ! 

Ce qui est appréciable avec ce livre dés le départ, c'est cette manière qu'il a de ne pas tourner autour du pot. Genre ce gars, là, elle le rencontrera à la page 18. Nos étoiles contraires, c'est une histoire de liens qui se tissent entre une jeune fille qui a le cancer, un ado qui en avait un, et d'autres gens autour. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est simple. Mais j'ai toujours aimé les petites histoires simples, sans élément fantastique, juste un morceau de vie. 

A ce départ simple, s'ajoute l'élément "Une impériale affliction". C'est le livre préféré d'Hazel, et une bonne partie de l'histoire tourne autour de lui ; et ce qu'il se passe en rapport avec ce livre est assez stupéfiant. La place que prend un livre dans un roman, c'est très bien joué. Ce sont vraiment des gens qui aiment lire qui prennent place, et ça fait plaisir à voir.

Je vais pas prendre des pinces pleines de douceur et de licornes avec vous : la fin m'a vraiment laissée sur le cul. Il y a des coups que l'on ne sent pas venir, et celui-là en fait partie. Alors, rien que pour ces rebondissements totalement imprévisibles dans un livre comme celui-ci, ce livre vaut la peine d'être lu (évidemment, il y en a plein d'autres, mais être surpris dans un livre où l'héroïne a un cancer, c'est tellement rare que ça vaut la peine d'être souligné).

Du côté des personnages, nous avons notre narratrice, Hazel, que j'ai apprécié beaucoup plus que prévu. Elle me fascinait, mais en même temps on peut se sentir proche d'elle. Elle est simple et intelligente. Je ne demanderai jamais rien de plus à un personnage. Et là, en plus elle est drôle, et ses pensées sont des plus prenantes. Je l'ai adorée tout au long du livre.

Il faut avouer que du côté d'Augustus, j'avais peur. Parce que selon la description qu'Hazel en faisait, il avait tout du beau brun ténébreux que je ne pourrai pas saquer. Mais finalement, absolument pas. Il est vraiment le type de personnage que j'aime. Il est drôle aussi, courageux et il respire un mélange de simplicité et de volonté.

Et enfin, je ne saurai pas l'expliquer, mais j'ai vraiment adoré Isaac. Je l'ai trouvé vraiment courageux, lui aussi. Il a aussi du passer des épreuves, et il est vraiment plein d'humour malgré toi.

Petit point sur l'écriture. J'ai vraiment trouvé que John Green avait magnifiquement bien écrit ce livre. C'est plus qu'agréable à lire. 

Pour résumer, je prendrais la phrase au dos du livre qui nous dit "Ca frôle le génie". Je n'ai rien d'autre à dire, ça résume tellement bien toutes les louanges que je pourrais faire à ce livre, qui est définitivement à lire.