vendredi 29 mars 2013

Film : Bungaku Shôjo

Résumé pas forcément Nayiesque :

Konoha Inoue est un élève ordinaire jusqu'au jour où il remporte le grand prix de littérature en étant le plus jeune auteur. Cependant à cause du succès il décide d'arrêter d'écrire des romans. Plus tard le jour de son entrée au lycée, il fait la connaissance de Amano Tooko, une jeune fille à première vue ordinaire mais qui se révèle être un être surnaturel. Cette fille adore manger de la littérature et dévore des bouts de livres. Konoha Inoue ayant découvert son secret sera obligé de rejoindre le club de littérature afin qu'il lui écrive de quoi apaiser sa gourmandise peu commune.

L'avis tout à fait Nayiesque :

Bungaku Shôjo est un film dont je n'avais jamais entendu parler avant de tomber par le plus grand des hasards sur le nom. J'ai regardé l'image et elle m'a plue. Comme quoi, on part souvent de rien pour regarder les plus grands films. Car, ce film a beau ne pas être connu du tout, il le mériterait vraiment pour sa beauté, pour son histoire tellement bien foutue, mais en même temps pas totalement expliquée... C'est ce qui fait vraiment son charme.

Ce que je dois avouer, c'est qu'une histoire aussi bien foutue ça ne court pas les rues. J'avais commencé en pensant que ce ne serait qu'une comédie assez sympathique (une fille qui mange des livres, ça ne m'inspire pas franchement un mélodrame avec des pokémons), j'ai fini par être en larmes. Au-delà d'un thème inspirant plutôt du rire bien bourrin et nul, se cache une petite pépite.

Le film bénéficie d'une histoire assez riche et surtout totalement inattendue. Encore une fois, il y a eu un petit couple pas vraiment mis en avant que j'adore. Ne croyez pas que je deviens romantique ou autre connerie du genre. J'aime bien voir les gens qui vont bien ensemble. C'est tout. Surtout quand c'est inattendu et qu'un des deux personnages est trop meugnon.

L'excuse que je voudrais bien sortir est que si l'on parle trop de ce film, toute la magie s'en enlève. Et c'est vrai. Mais maintenant que je parle aussi de la partie technique, je vais morfler quand même. On peut même plus être une feignasse en paix, dans ce monde de brutes. Je suis hautement choquée par les efforts qu'on me demande de fournir alors que je suis dans mon lit. Ca aurait été pour Twilight, j'aurais écrit "Ce livre est à chier des arc-en-ciel." et c'est tout. Mais là, on parle quand même de Bungaku Shôjo. Un de ses personnages principaux et une toute petite lycéenne que l'on pourrait qualifier de choupi-kawaii sans trop d'injures sont quand même en tête du blog, j'ai envie de dire que ce n'est pas rien. Ce film m'a tellement plu que j'aimerais qu'elles y restent pendant... Longtemps. En plus, le vert, c'est ma couleur préférée. Mais ça, je pense que vous vous en foutez royalement. Donc, pendant ce paragraphe ennuyeux je vais juste raconter que je déteste les champignons pour le kiff.

Si vous avez réussi à endurer ce paragraphe, je vous aime. Beaucoup.

Je n'ai pas envie de faire de gros spoils baveux sur un film aussi merveilleux, alors passons directement au côté technique.

Bungaku Shojo a des graphismes tout à fait corrects, même si j'avoue qu'ils ne sont pas extraordinaires. En tous les cas, ils sont agréables à l'oeil, même si la forme du visage de Tôko me gêne un peu, autant que celle de Konoha. L'animation est bonne sans être magnifique, de ce côté-là il n'y a rien à reprocher.

Du côté de l'OST, je suis quasiment certaine que je continuerai à l'écouter de temps à autre. Elle est géniale du début à la fin, c'est pourquoi il a été très difficile de n'en choisir que quatre. 

La place "t'aurais pu être dans le top 3, mais non, chaise", nous retrouvons

Miu I





Une chanson qui est certes courte, mais qui retranscrit très bien la personnalité du personnage complexe (et passablement insupportable *raclement de gorge*) de Miu. Même si le nom Miu est assez ridicule, mais ce n'est que mon humble avis de fan de licorne. Une jolie petite musique à mettre le matin pour se réveiller en douceur (puis retomber comme une masse juste après... Comment ça, ça sent le vécu ?).

Tsuri !


Campanella no Nozomi



Beau et mystérieux à la fois, je ne sais pas exactement quoi demander de plus... Certes, elle est très répétitive, mais sa longueur l'excuse totalement. Quelques nuances agréables, une jolie petite musique que j'aime beaucoup.

Tsu !


Konoha wo Yobu Koe



Ce morceau a un petit côté inquiétant que j'aime beaucoup et que je n'attendais vraiment pas (dans le bon sens du terme) dans l'histoire. Elle se termine assez brutalement, c'est une des raisons pour lesquelles je ne l'ai pas mise en première place. L'arrêt se fait brusque, alors que l'on a l'impression que l'on en est qu'au début. Dommage, mais l'ambiance qui sort de la chanson n'en reste pas moins géniale.

Wan !


Owara nai Melody



Elle est vraiment très jolie, ça a été un gros coup de coeur pour moi, le personnage de Tôko est très apparent dans la mélodie.

Un gros, gros coup de coeur pour moi pour un film d'animation malheureusement pas assez mis en avant à mon goût. J'espère vraiment que quelques personnes le regarderont, il est magnifique et complexe.


mardi 26 mars 2013

Vie d'une flemmarde 6 : Mad Father + Explications sur un projet



Bonjour à tous les petits Nayiens !

Etant proie à une méchante coupure de wi-fi, je suis dans l'obligation d'écrire ce Vie d'une flemmarde sans aucune image sur mon petit bloc-notes (matériel de foliiiie). Comme la plupart des vannes sont basées dessus, ce sera un peu plus dur pour moi de vous faire sourire. Ou pas.

Je vous entends venir : tu parles de jeux vidéos ? T'as que ça à foutre ? Je vous répondrai que oui. Et pourquoi en regrouper plusieurs en un ? Parce qu'ils ne sont pas importants, ou pas encore testés, ou ne peuvent pas faire un vie d'une flemmarde entier ! Quoique, j'ai réussi avec The Mirror Lied qui ne dure qu'une trentaine de minutes, mais c'était nul et sans aucun sens (mon post, hein, pas le jeu) D'ailleurs, je vous en préparerai plus sur des jeux non indépendants prochainement. Dont un sur une saga que j'affectionne particulièrement, qui se trouve être celle des Ace Att... J'en ai déjà trop dit ! Je tenterai aussi la musique. Le prochain album de Paramore me paraît parfait pour commencer.

Il n'y a pas longtemps, j'ai donc tenté l'expérience Mad Father, testé par un grand nombre de let's playeur. Voici un bref résumé par mes soins (bien obligé, je peux plus aller les piquer sur internet .__.) !

Mad Father : Ton père n'est pas très très gentil

Aya était heureuse. Son père et sa mère s'aimaient, elle était une petite fille pleine de joie et l'attention portée sur elle lui suffisait.
Maintenant, Aya a 11 ans.
Sa mère est morte.
Son père pratique des expériences sur des corps.
Son assistante l'aime, et ça semble être réciproque.
Mais elle l'ignore. Parce que tout va bien.
Une nuit, un cri de son père retentit. Est-il en danger ? Que vient faire sa mère dans cette histoire ? Ami, ennemi ? Tant de questions pour une petite fille qui pensait que sa vie était normale... Jusqu'à ce soir.

J'ai vraiment apprécié ce jeu, étrangement. Pourtant, moi et l'horreur, ça fait vraiment deux. Il m'a fallu un petit quart d'heure de jeu pour hurler. Il faut croire que je ne suis pas encore habituée aux screamers. Ca puait à trois kilomètres à la ronde, mais je suis très naïve dans ce genre de jeu. Je me sens vraiment sous pression.

Mad Father, pour un RPG maker est dans l'ensemble très bon. Les graphismes sont vraiment beaux, les artworks sont magnifiques et retranscrissent à la perfection les émotions des personnages. Même si parfois certains personnages sont quand même assez étranges au niveau du physique. Nous noterons les... avant-bras... d'une taille surhumaine de la mère d'Aya, l'ombre sur la moitié du visage du père Dravis tout le temps (autobronzant ? Sur la moitié du visage uniquement, c'est son choix, mais c'est bizarre...), la tête de violeuse de Maria qui n'apparaît qu'à la fin (et pas durant les trois)... Ca n'en reste pas moins très joli.

Ca a beau être de l'horreur, on sent que ce n'est pas juste des "hahaha, fait tout noiiiir, BOUUUUUH ! hahaha, t'as eu peeeuuuuur". Il y a une ambiance assez, voir très, malsaine qui plane à longueur de jeu. Et ce que je déteste, c'est quand on a une lampe de poche qui n'éclaire qu'un certain périmètre autour de soi. Il y a eu un passage comme ça qui était très bien fait, j'ai même du arrêter le jeu pour me calmer. Evidemment, la peur dans ce jeu est principalement due à l'ambiance, c'est pourquoi si vous avez trop peur, il vaut mieux se chanter une chanson. Le générique de My Little Pony marche très bien, si vous voulez un avis. L'histoire est également bien présente, et comme beaucoup de RPG maker "connus" il présente plusieurs fins dont une seule "True End" qui sont toutes aussi excellentes les unes que les autres. Je suis très chanceuse car j'ai réussi à avoir la bonne fin du premier coup (néanmoins, sans la scène bonus que j'ai regardé sur Youtube, avec les fins alternatives également). Je vais donc en toucher un mot, mais alertes spoilers, vous serez prévenus.

SPOILERS

On peut aisément comprendre que Aya Drevis est bien la fille de son père : elle transforme ses patients en poupées tout comme le faisait son paternel, comme le laisse aisément deviner les poupées dans la maison et le texte de Maria à la fin. La plupart des hypothèses ne peuvent qu'être justes, comme le fait que Maria soit la vieille dame, etc... Il y a juste une chose que je n'avais pas encore vue soulevée. Certes, toute la maison aurait du être brûlée, donc tous les livres avec. Il reste néanmoins le livre du père. Pour moi, il est clair que c'est bien Maria qui l'avait pris avec elle. Qui sait si elle n'avait pas planifié de ne pas tuer le père ? Je suis persuadée que c'est bien elle qui avait pris le livre avec elle hors de la maison, qui a fait d'Aya une psychopathe en puissance. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle est de mèche avec le gars en costume noir et au chapeau, que nous appelerons ici Le Corbôw (juste parce que c'est ridicule, ne cherchez surtout pas de raison valable). Si Maria avait effectivement tout planifié, j'admets volontiers que c'est un des personnages les plus complexes des RPG, et pas uniquement Maker.

FIN SPOILERS

S'il y avait quelques points négatifs à donner, ce serait les contrôles pas vraiment adaptés au jeu (mais ça c'est pour la plupart des RPG maker), et particulièrement le système de sauvegarde. Même si l'idée d'utiliser un corbeau pour les sauvegardes n'a rien d'embêtant, il m'a fallut du temps avant de comprendre comment quitter. Peut-être que je suis juste stupide... Rien à dire non plus sur la musique, Mad Father c'est que du bon, je vous conseille d'y jouer, il ne vous résistera que 3 bonnes heures, 4 si vous décidez de débloquer toutes les fins.

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Maintenant, parlons plus sérieusement, jeunes lecteurs au nombre de 3 (recoooord !). Je sais que vous n'en avez pas l'habitude, tant pis pour vous.

Comme vous le savez tous, ou peut-être pas si vous rigolez encore quand quelqu'un dit "caca", "pipi", "prout" ou autre mot extrêmement amusant (bon, j'avoue je ris aussi), un blog n'est pas une innocente petite fée, un innocent site tout beau tout meugnon. Si vous le croyez, je vous dirai tout simplement "ssssshhhhhhhh". En effet, mon blog comme celui de beaucoup de personnes émet du CO2. Sauf que le mien est tellement désert qu'il en émet beaucoup moins bien sûr. Mais c'est important. C'est pour les arbres. Un arbre planté absorbera sur un an 5 kg de CO2 (c'est une moyenne, évidemment).

Il suffit de planter un arbre pour rattraper le CO2 qu'émettra un blog. Certes, c'est très mal dit, (il est probable que je ne sache pas m'exprimer) j'espère néanmoins que vous avez saisi l'idée. Faites-le vous aussi si vous en avez, même s'il n'est visité que par votre poisson rouge. Parce que vous savez quoi ? Les poissons rouges, c'est gentil.

Il vous suffira de mettre le badge que vous voyez désormais dans la barre de droite et d'écrire quelques petites lignes pour expliquer l'initiative, rien de bien compliqué en somme. Pour plus de renseignements :

C'est ici

Vous auriez pu cliquer sur le badge également, mais il est probable que vous soyiez une grosse feignasse. Comme je vous comprends...

Bref, mon blog est maintenant à 0% de carbone émis et 100% de connerie écrites, on a pas encore trouvé comment remédier à ça par contre.

L'écologie me tient à coeur, les gens. C'est en faisant un petit pas que l'on trouve le moyen de changer le monde ou de vider son frigo, dixit les voix dans ma tête.

Post un peu court, en espérant que vous me pardonneriez ! \o\






lundi 25 mars 2013

Kami Nomi zo Shiru Sekai - Le bien s'appelle Shiori

Résumé pas forcément Nayiesque :

Katsuragi Keima est le plus grand séducteur dans les jeux, jusqu'à être surnommée le Dieu des conquêtes.
Cependant, dans la réalité, les filles sont toute autre, il les compare même à des jeux foireux !

Mais un jour, un démon féminin, Elsy, ayant pour mission de capturer les âmes qui se sont échappées de l'enfer, s'associe avec Katsuragi.
Ces âmes se réfugient dans le corps des femmes et le seul moyen pour qu'elles en sortent est que la fille en question, tombe amoureuse de Katsuragi.
N'ayant pas le choix au risque de perdre sa tête et de faire perdre la tête à Elsy, il doit devenir le Dieu des conquêtes dans la vraie vie.
Mais cela n'est pas une mince affaire car entre la théorie et la pratique, l'écart est immense.


L'avis tout à fait Nayiesque :

Que sa volonté soit faite est un anime que je cherche à regarder depuis longtemps, et que j'ai été contrainte de regarder en Vosta. Je vous avoue que je n'en ai pas été enchantée. Après une petite absence, je reviens donc pour parler d'un anime que je voulais regarder parce que j'avais été charmée par le manga (formule classe pour dire que j'étais écroulée devant).

On pourrait distinguer cet anime en plusieurs parties distinctes, je vais donc procéder comme ça pour vous le présenter un peu mieux.


Sweet, Sweet Elsy

Trop de KAWAIITUDE 


Ce sont les moments qui ne sont pas centrés sur Keima et une fille, généralement consacré à la relation Elsy-Keima. Si ce n'est pas le cas, ce sera Keima-un jeu. Je préfère d'ailleurs cette dernière possibilité. Les histoires incluant Elsy sont réellement ennuyantes, même si j'aime beaucoup le personnage. On pensera donc au début de l'épisode 1, où les bases sont (bien) posées, lorsqu'ils se retrouvent tous les deux dans un bain -fufufufu ~~ -, où lorsqu'elle lui prépare un gâteau. Pour l'autre partie, il s'agit de celui incluant Sora Asuka, qui est d'ailleurs une histoire exclusive à l'anime ou du dernier épisode, lorsqu'il rattrape tout le temps perdu avec ses jeux. Pas grand-chose à dire sur ces parties vu que c'est du flood total, une petite pause dans la pause en quelque sorte. 

Maintenant, passons les vraies "routes" en revue. N'étant pas une grande joueuse de dating-sim, je vous avouerai que je ne m'y connais pas bien pour les différents profils abordés, mais ce sont des classiques, alors je m'en sors \o/ *aaaalleluia*


Run for her heart - Ayumi Takahara



Première conquête qui ne durera qu'un petit épisode. Dommage pour Ayumi qui était un personnage énergique et attachant sans être nunuche pour autant (chose plutôt rare, prenons Shô dans GE-Good Ending par exemple). Le profil qui est abordé est, vous l'aurez compris, la sportive. Le parcours qui s'en suit est plutôt simple : harcèlement - amitié - dispute - réconciliation en même temps que passage à l'amour. Malgré sa courte durée, cette route est bien foutue, même si évidemment ça ne laisse pas de temps de développer vraiment Ayumi, qui va s'offrir quelques réapparitions dans le manga tout de même. C'est bien le début de l'anime qui commence avec cet arc ; les bases sont posées, maintenant tout peut commencer vraiment. Je l'ai bien aimé, mais je ne pourrai pas faire un roman sur elle, vu la durée de son arc. La fin est toute jolie mignonne aussi, et plutôt sympa.


I'm a poor egoist, that's all - Mio Aoyama

Si ça c'est pas une tête typiquement Tsundere, je veux savoir ce que c'est...


C'est là  que l'on entre dans le vif du sujet. Mio Aoyama est une tsundere classique, qui paraît au départ un peu comme une Louise de Zero No Tsukaima dans le principe (la riche haute placée qui méprise tous ceux en dessous d'elle). On se rend rapidement compte que la petite fille capricieuse n'est que faussement riche : elle habite dans un appartement délabré, un secret qu'elle maintient caché, mais qui énerve profondément son  chauffeur, qui la laisse. Keima l'ayant suivie pour se rapprocher d'elle, il détient maintenant un secret à son propos...

Cet arc n'est pas inoubliable, mais reste assez sympa (bon, peut-être parce que j'aime beaucoup les tsundere, j'avoue...) malgré tout. Mio a une histoire assez touchante, elle l'est d'ailleurs elle-même, parfois son comportement de gosse de riche peut franchement faire rire également, surtout en voyant les efforts de Keima, qui fait des remarques comme " Les jambes d'un gamer ne peuvent pas faire ça" (en parlant du vélo) qui se liquéfie presque sur le sol. 

L'ending est aussi pas mal du tout, je l'ai assez appréciée. C'est une route assez moyenne, mais comme j'aime les Tsundere, je la retiens quand même. 


A (real ?) Shining Star - Kanon Nakagawa

Je sais pas vous, mais je la préfère avec ses lunettes uwu


Un arc assez ennuyeux, même si le personnage de Kanon est supportable quand même. Kanon n'a pas une personnalité très poussée en fin de compte, elle veut vraiment attirer l'attention malgré son invisibilité, c'est tout. Et un personnage invisible peut être charismatique, prenez le héros de Kuroko No Basket par exemple. Elle m'a vraiment fait ressentir tout l'inverse de ce que j'aimais chez Kuroko, du coup j'ai eu du mal... A noter que les chansons de l'anime sont plutôt sympas, même si je ne les écouterai pas tous les jours pour autant. 

Kanon représente le personnage de l'idol (c'est amusant de voir comme Keima les voit, d'ailleurs), un phénomène pas forcément connu en France, les chansons des idols sont rarement extraordinaires et parlent rarement d'autres choses que de Kawaii attitude.

La fin remonte un peu le niveau de la route, mais dans l'ensemble vraiment rien d'extraordinaire. Dommage alors que le début de l'anime était excellent... Je l'ai même préférée dans le manga, c'est dire.


I want to talk but... I'm so shy... - Shiori Shiomiya

Je suis une fille 100% hétéro, mais bordel de merde elle est trop mignonne là c'est pas possible ! 


Et enfin, voici mon arc préféré de la saison. Je me retrouve un peu dans le personnage de Shiori (sauf qu'elle est trop kawaiiiiiiiiiiiiii et ne fait pas de blagues bizarres), comme la plupart des filles regardant l'anime d'ailleurs. Le personnage de la bibliothécaire timide n'est pas bien compliqué à comprendre, par contre il est agréable à regarder et avec beaucoup de surprises. Le rythme de l'arc est doux, lancinant, un peu mélancolique, il n'est que lenteur, mais en même temps si entraînant... Oui, cet arc est véritablement génial. Je ne me suis pas ennuyée une seconde malgré la lenteur. De plus, Shiori est vraiment adorable, et les thèmes abordés peuvent concerner...

J'ai aussi beaucoup apprécié la fin de l'arc. Pleine de douceur et d'amouuuur (quand c'est moi qui le dis, évidemment ça n'a pas l'air sincère... Connerie de personnalité !). Inutile de le préciser quand on lit cet article, je suis une fan totale du couple Keima X Shiori. Oui. Je suis une cinglée. Parce que quand il y a un couple que j'aime, déjà c'est rare, alors j'en deviens complètement obsédée. A part Kid X Crona et Hinata X Misaki il n'y a pas beaucoup de couples que je soutiens comme une malade mentale dans les animes, maintenant que j'y réfléchis...


GNAAAAAAAAAAAAAA ! Je décède devant cette vision magnifique. 


Maintenant, après ce passage (qui m'a paru un peu rapide, désolée pour mon manque d'inspiration en ce moment) sur l'histoire en elle-même, passons sur le côté plus technique.

Du côté des graphismes, le design des personnages est très bien respecté, en couleur ils rendent encore mieux que dans le manga (même si ce dernier était assez beau graphiquement également). L'animation est aussi impeccable, même si les parfois les mouvements des lèvres sont un peu bordéliques, ce qui est facilement passable. Rien à reprocher de ce côté-là, pour un anime qui ne se prend pas au sérieux, on ne demande pas des graphismes qui te donne envie de te téléporter dans l'anime pour pouvoir toucher les décors. 

Ensuite, un des points très importants pour moi, la musique. Commençons par l'ending, parce que j'en ai envie voilà (et surtout que je suis en pleine écoute d'OST et que je n'ai pas fini... Hum, brrref.)

Bon, il est mignon, coloré, et correspond bien au personnage d'Elsy, mais j'aurais pu m'en passer franchement... Ce n'est pas qu'il est mauvais, il ne correspond juste pas à ce que j'attendais (et à ce que j'aime quelque part) d'un anime de ce genre. En plus, les images sont un peu trop... Roses. Oui, bon, Elsy est uniquement habillée de violet et de rose, mais ce n'est pas une raison... (oui, je n'ai aucun argument valable...)

Par contre, la voix de Shiori sur sa version, gniiiiiii (je vais pas saigner du nez à chacun de mes avis quand même ^^")




Mais pour le reste, attention. Je me suis prise une immense claque. Je ne pensais pas qu'un anime qui est avant tout une comédie, et surtout un bon gros délire, ait des musiques de ce niveau ci. Je suis vraiment très impressionnée, croyez-le ou non.

L'opening donc :




Un gros coup de coeur pour moi. Non seulement la musique est franchement géniale, mais en plus elle est variée, propose des choses qui entrent vraiment dans la tête. Je le garde en mémoire dans mes openings à écouter quand je m'ennuie (dedans ceux de Soul Eater aussi, fufufu ~~). Côté graphique, c'est génial. Surtout la partie "God Only Knows" (pour mieux me comprendre, première part : sweet love deuxième part : classique troisième part : god only knows), qui est très rapide en niveau du changement, en contraste parfait avec la musique. Vraiment il est très bon.

Vous n'allez pas vous en rendre compte, mais je ne reviendrai que dans une heure ou plus pour que je finisse d'écouter l'OST en son intégralité. 

Fffffiouuuu, me revoilààà ! Vous l'aviez pas vu venir, hein. Que de bons morceaux, je suis franchement sur le point de mourir de bonheur, juste à l'instant, là maintenant... Ah, raté. Voici mon petit classement de mes morceaux favoris.

Pour la mention "t'aurais pu être dans le top 3, mais non, bitch", nous retrouvons 

 Koi ~ Kuchizuke Made no Kyori 


Tout simplement parce qu'on ne peut pas l'oublier. C'est quand même LE THEME DU BISOU ! On ne peut pas ne pas l'avoir entendu. Il contribue vraiment à l'ambiance, est très élaboré, sans être non plus inoubliable. Il fallait donc bien que j'en parle.

 Tsuri !


NOW PLAYING


J'ai réussi à intégrer cette connasserie \o/ *allelluia*





Juste parce que... C'est Keima quoi. Vraiment, le moment où il parle d'une manière que l'on pourrait vraiment qualifier de épique, il dresse le portrait de la fille, ou il s'enferme dans sa chambre pour jouer à une vitesse qui donne envie de dire quelque chose comme "gnuuu ?", généralement mon préféré des arcs. Et puis, c'est vraiment un des seuls thèmes qui fait vraiment jeu vidéo, important de le souligner également. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'a fait pensé au thème du Professeur Layton, lorsqu'il y a une énigme. Thème qui me donne parfois envie de péter un câble, mais là n'est pas le sujet... Donc, chouette morceau, je trouve.

Tsu !

 Hon wa Ai Hon wa Yorokobi Hon wa Kandou


C'est l'heure de prendre 400 ans à intégrer une vidéo, ouaiiis !



Ce morceau me rappelle aussi un des thèmes de professeur Layton (je ne sais plus lequel), décidément ! En tous cas, il est très bon, je suis vraiment tombée sous le charme. C'est entraînant et un peu mélancolique dans le fond, j'aime beaucoup, je ne l'écouterai pas tous les jours pour autant, je reste néanmoins convaincue que c'est un très bon morceau.

Wan !

Mugen Kairou no Heroine






Ca a beau être l'épisode qui fera péter les plombs de n'importe quelle personne normale, la musique de Sora est superbe. Je ne sais pas pourquoi elle me touche autant. La pression monte un peu au fur et à mesure, d'autres instruments rejoignent la mélodie, c'est sublime.

Autre chose d'intéressant à propos de l'OST, c'est que l'on peut vraiment en reconnaître chaque morceau. Très rare mais aussi assez impressionnant. En plus, l'intégralité est magnifique, j'ai vraiment apprécié l'écouter, ce qui est rarement le cas.

Une histoire sympa dans l'ensemble avec un énorme plus vers la fin, des graphismes beaux et une OST qui en ferait rougir certaines bouteilles d'eau (si, ça veut dire quelque choooose !), Kami Nomi zo Shiru Sekai (je viens de l'écrire sans copier coller, j'exige de ne pas recevoir de tomates sur la tronche pendant trois secondes) est très bon et agréable à la vue. Tellement que j'en ai fait un des plus longs avis que je n'ai jamais fait, finalement, l'inspiration est arrivée ! Bon visionnage, je vous le conseille, bon courage pour le Vosta, sinon achetez-le en VostFr, ce ne sera pas un grand investissement !

samedi 23 mars 2013

Addict de Jeanne Ryan

Résumé pas forcément Nayiesque :

Un jeu sans règle ni pitié. Qu'êtes-vous prêt à perdre pour gagner ?

Vee, dix-sept ans, est sous l'étroite surveillance de ses parents depuis qu'ils l'ont retrouvée quelques mois auparavant endormie au volant de la voiture familiale, dans le garage, moteur allumé. Elle a beau plaider l'accident et non la tentative de suicide, elle n'a pas le droit de sortir sauf pour jouer son rôle de maquilleuse-costumière dans la production théâtrale du lycée. Un soir, elle décide de relever l'un des défis proposés par ADDICT, jeu trash de télé réalité diffusé sur le Net qui promet des cadeaux somptueux contre des paris toujours plus pervers. Mais voilà qu'elle est sélectionnée, à sa grande surprise. Pour se sentir enfin vivante, Vee va alors accepter des défis de plus en plus malsains... 

Jusqu'à quelle dose d'adrénaline pourra-t-elle survivre ?


L'avis tout à fait Nayiesque :

Je pourrais faire comme les gens qui ont un humour normal et qui n'ont pas l'esprit qui va dans tous les sens et dire que je suis addict à Addict. Malheureusement pour vous, je vous rappelle que j'aime bien partir dans 
toutes les directions possible et surtout sans aucune cohérence.

Je vous rassure tout de suite : si je ne fais pas cette blague, ça ne veut pas dire que je n'ai pas aimé le livre non plus. En effet, je l'ai beaucoup apprécié. Et c'est donc parti pour un décorticage en live d'un livre que j'ai beaucoup plus apprécié que prévu. Je suis du genre à ne pas aimer les livres dont le résumé me parle, comme une partie de gens appelés "chieurs professionnels" par le commun des mortels.

Ce roman met réellement mal à l'aise, malgré un début très plat. Après tout, la plupart des livres commencent de manière "j'étais en train de [insérer passion] en compagnie de  [meilleure amie, sportif sans cervelle, ami d'enfance ou beau brun ténébreux] quand petit à petit [élément perturbateur décrit au dos du livre]". Ce début est en fait très surfait, superficiel. On pourrait croire une bonne partie comme ça, d'ailleurs. Evidemment, on a toujours le profil de la meilleure amie chiante mais que tout le monde (est-ce-que quelqu'un a déjà vu une meilleure amie dans un livre qui ne soit pas horriblement énervante, sérieusement ?) adore inexplicablement qui est pour le coup l'élément déclencheur, qui soit dit en passant est vraiment superficiel. L'attitude de Vee est presque incompréhensible (s'inscrire à un jeu où l'on affronte ses peurs parce que sa meilleure amie et un gars - qui réfléchit uniquement les 31 Mars des années bissextiles se terminant par 8 à 13h56 - s'embrassent alors que l'on a un put*in de beau brun ténébreux avec les muscles, la répartie, le bronzage et tout le bordel inutile qui fait ostensiblement comprendre qu'il s'intéresse à nous ?), si elle n'était pas aussi attachante. 

Addict, c'est donc bien l'histoire d'un jeu. Un jeu présenté sous forme d'émission de télé-réalité. Et c'est là que le livre fait vraiment fort. Parce que personne ne se rend compte des risques qu'encourent les candidats, pensant que tout est factice et orchestré. Même les candidats eux-mêmes se sentent obligés de ne rien dire à propos de cela, aveuglé par le gain que l'on leur promet. Personne ne pense que les pistolets que l'on leur donne sont réels, qu'ils sont vraiment blessés, ou encore que l'on leur fait réellement revivre leur plus grandes peurs. Une scène en particulier m'a fait vraiment me sentir mal, celle où Vee hurlait à la caméra d'appeler le 911 parce que les organisateurs avaient (ou non, le mystère reste entier) tentés de l'asphyxier, elle en fait une conclusion.

Les gens ne feront rien, trop occupés à regarder en riant un divertissement morbide. Mais qu'est en train de faire le lecteur en lisant cette scène ? Rien d'autre que d'endosser le rôle d'Observateur, en attendant la suite, en espérant que cela devienne de plus en plus morbide ou que cela rentre dans l'ordre, mais jamais rien de concret... 

Malgré un début un peu chaotique ainsi que vu et revu, Addict est définitivement excellent en court de route. Mais alors, qu'en sera-t-il de la fin ? Vous savez bien que j'en attends beaucoup. Je vous dirai simplement qu'elle m'a foutu des frissons, et que j'avais presque envie de pleurer. Mais pas de tristesse, non. Quelque chose de plus loin que ça.

SPOILER
Ca faisait longtemps que j'avais pas vu un livre qui semble se finir mal.
FIN SPOILER

Faisons un petit passage sur les personnages qui ne sont pas tout blancs tout propres non plus, ce que j'apprécie toujours. Moi je dis vive les côtés sombres.

Vee a beau être le personnage principal, je me suis vraiment attachée à elle. Chacun retrouve un peu de soi en Vee, et en même temps on la soutient tellement dans ces épreuves insoutenables, dans ses peurs, on doute en même temps qu'elle, on aurait presque peur à sa place. Courageuse, intelligente, mais normale surtout. Elle craque, elle appelle à l'aide, au moins elle ne fait pas comme la plupart des personnages en mode "je vais m'en sortir toute seule". 

Et Ian. Je propose que l'on fasse tous une petite danse pour fêter ça. Il est catalogué beau brun ténébreux...
ET....
(j'aime le suspens à deux balles)
J'ai pu le supporter \o/
Sûrement que ce n'était pas un vrai. Mais je l'ai plutôt bien aimé, il a un côté sombre (qui n'est pas non plus "oué chui tr0 D4RK") et se montre compréhensif et intelligent durant l'entiéreté du livre.

J'ai eu un petit coup de coeur sur Tommy. Dévoiler mes raisons seraient du spoil immonde qui vous dégoûtera à vie de m'avoir connue (les spoileuses sont des gens rarement appréciés). 

Je vous laisse donc lire Addict qui est vraiment excellent. Ne vous laissez pas piéger par le début, juste lisez-le et laissez vous aller... 






lundi 11 mars 2013

Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll

Résumé pas forcément Nayiesque :

Qui a déjà vu un lapin blanc chercher ses gants, une chenille fumer un calumet, un chapelier tenter de faire entrer un loir dans une théière, un paquet de cartes jouer au croquet? Alice, bien sûr! Alice qui, par un bel après-midi d'été, a glissé au fond du puits vertigineux des rêves. Nous voici entraînés à sa suite au "Pays des Merveilles", dont chaque recoin cache une surprise où se mêlent logique et absurde. Et, comme Alice trop grande ou trop petite, nous ne cessons jamais de nous étonner!

L'avis tout à fait Nayiesque :


S'il n'y avait qu'un livre susceptible de plaire à tout le monde que je devrais retenir, ce serait bien celui-ci. Il a en effet une place toute particulière dans mon coeur. Tout d'abord, sachez que contrairement à beaucoup, j'ai bien lu le livre avant de voir la version - très - radoucie de Disney. Ayant appris à lire très tôt, j'ai du le lire alors que j'avais cinq ans à peine. Je n'ai eu aucun problème pour plonger dedans, mais surtout, l'univers du pays des merveilles m'a totalement fascinée, si bien que je pouvais réciter les échanges absurdes à la table du Lièvre de Mars chaque soir avant de dormir. Je voyais la lune comme le sourire du chat, et ça me suffisait à passer une bonne nuit. 

L'univers du pays des merveilles est d'ailleurs inépuisable semblerait-il, je ne m'attarderais pas sur les nombreux représentant de l'adaptation. Pour ne citer qu'un des plus connus, je ne peux pas m'empêcher de toucher un bref mot sur American McGee's Alice et sa suite Alice : Madness Returns qui sont une des raisons pour lesquelles je veux avoir 18 ans (et surtout être moins sensible). Le côté sombre est plus souvent exploité dans les adaptations, mais nous y reviendrons plus tard.

Bref, ce livre, j'ai fini par ne plus y penser tout le temps bien évidemment, mais il restait bien marqué comme le livre de mon enfance. Et puis, il y a quelques semaines, j'y ai soudainement repensé. J'ai essayé de me remémorer les dialogues que je connaissais par coeur. Et là, j'ai eu un grand moment de panique : je ne me souvenais plus de rien ! J'ai donc cherché le livre désespérement, pour enfin y passer ma nuit. 

L'absurdité de ce livre est ce qui en fait son plus grand charme. Je pourrais vous citer par coeur des tas d'échanges les plus absurdes les uns que les autres, mais vous n'êtes pas là pour m'entendre déblatérer mes passions, je vous épargnerai donc ça pour cette fois. 

Absurdité, certes, mais qui s'enchaîne dans une certaine logique. La logique absurde ! Seulement, Alice ne peut que raisonner rationnellement, comme elle vient d'un monde où tout est rationalité ! Elle s'étonnera donc continuellement sur ce qui l'entoure, tandis que le lecteur suivra les pensées de la petite fille qui semblent faire tâche dans ce monde de merveilles. Ce qui est amusant, c'est de voir comme on perçoit Alice comme l'intruse dans cette histoire, alors que c'est bien elle la seule personne normale ! 

Un autre point fort de ce livre est bien sûr la facilité avec laquelle on peut s'identifier au personnage principal. Alice n'est qu'une petite fille comme toutes les autres, après tout, et on a aucun mal à s'imaginer être elle. Les réactions qu'elle a sont compréhensibles, et pourtant on s'acharne à penser qu'elle ne réfléchit pas assez... Ou peut-être trop ?

Mais derrière ce monde enfantin et fascinant, se cache autre chose que j'ai découvert à cette seconde lecture. Dans tous les thèmes qui peuvent être abordés, il y en a un que j'affectionne tout particulièrement : celui de la folie. Le Chat de Chester l'illustre d'ailleurs parfaitement. Et c'est parti pour le moment "je connais par coeur des extraits d'Alice au pays des merveilles, et ça ne sert à rien".

 - Dans cette direction-ci, habite un Chapelier ; et dans cette direction-là , habite un Lièvre de Mars. Tu peux aller rendre visite à l’un ou à l’autre : ils sont fous tous les deux.
- Mais je ne veux pas aller parmi les fous. 
- Impossible de faire autrement. Nous sommes tous fous ici. Je suis fou. Tu es folle.
- Comment savez-vous que je suis folle ? 
- Tu dois l’être, autrement tu ne serais pas venue ici.

Le monde d'Alice flirte ouvertement avec la folie, mais avec une légèreté impressionnante, amusante et à la fois plutôt inquiétante. Il est très difficile d'intégrer qu'Alice est bien folle, alors on pense bien sûr que c'est un rêve. Mais qui a dit qu'elle dormait vraiment, lorsque sa soeur la "réveille" ? Il se peut qu'elle avait juste les yeux fermés et qu'elle pensait vraiment vivre tout ce qu'elle voyait. Rien ne nous l'indique, mais rien ne nous indique le contraire non plus. Car l'explication d'un rêve est bien trop rationnelle par rapport au reste du livre. Et pourtant, c'est une fin incroyable en même temps.

C'est là que nous en venons donc au côté noir d'Alice au pays des merveilles. Et comme je suis une tordue de première, vous vous doutez certainement que ça ne me fait qu'ajouter de l'adoration à ce livre. Dans de nombreuses adaptations dans lequel le "Wonderland" figure, il est représenté de manière plutôt sombre, mais toujours aussi absurde, et par conséquent attirante. J'ai déjà cité American McGee's Alice et sa suite, mais je pourrais rajouter par exemple Tokyo Alice, un visual novel semblant plus qu'intéressant, ou encore la chanson Alice Human Sacrifice. Notons que dans les chansons de Vocaloid, le principe "d'une Alice" est souvent exploité, ce que je trouve très intéressant. 

Alice au pays des merveilles est un livre que je pourrais défendre coûte que coûte, que ce soit contre les adaptations ne faisant pas honneur à l'oeuvre( mais merde, le Chat, c'est un Chat pas un mec, et en plus il est interdit de l'appeler Boris !) mais aussi contre la critique. Un des livres qui m'a le plus marqué et que je n'oublierai jamais, ça j'en suis certaine maintenant !

samedi 2 mars 2013

Drama : LIFE

Résumé pas forcément Nayiesque :

Adapté du manga de Keiko Suenobu "Life", ce drama traite du coté noir du lycée (ijime). L'histoire porte essentiellement sur l'intimidation mais aussi l'automutilation, le viol et le suicide. Kitano Kii joue le premier rôle en tant que Ayumu Shiiba une des étudiantes intimidés par un groupe de camarades de classe mené par son ancienne amie Manami Anzai.

L'avis tout à fait Nayiesque :

Je dois vous avouer qu'avant ce drama je n'en avais jamais regardé d'autres. C'est donc mon tout premier, regardé avec tant d'appréhension que de hâte, et je dois vous dire que ce résultat m'a tout simplement transportée.

Life traite d'un sujet auquel je m'intéresse beaucoup, mais pas de très près. Voir la face noire du lycée au Japon, c'est ce que l'on nous proposait dans le synopsis. En plus, très apprécié, je me suis dit que commencer par celui-là ne me ferait pas de mal. Erreur de ma part ? Je ne sais pas encore trop. Parce qu'avec un tel niveau de génie, j'aurai peut-être du mal à me plonger dans d'autres. 

Ce qui définit le mieux Life, c'est sa vérité. Mais sa vérité qui fait mal. Quand vous le regarderez, il est totalement impossible d'avoir un grand sourire sur les lèvres. L'histoire découle d'un manga, je vais essayer de me le procurer. C'est impressionnant de voir comme l'histoire est bien foutue, j'avais rarement vu ça. Les retournements de situation sont nombreux, et pourtant impossible à prévenir, je dois vous avouer que j'ai vraiment été une bonne poire sur ce coup-là : il m'est même arrivé de me mordre la main pour m'empêcher de crier de surprise, et d'habitude je reste toujours impassible devant ce que je regarde. Pour me faire rire devant une comédie, il faut déjà y aller, pour me faire pleurer, c'est encore plus dur (j'ai pleuré une bonne dizaine de fois devant ce drama.... Oui, bon, ça va, je suis sensible.), mais alors pour me faire pousser des exclamations à tout bout de champ... Ca ne m'était jamais arrivé. Et les "Non, pas elle, pas elle !", "Le/la salop(e)", "quooiiiii" se comptent par douzaine.

On ne sort pas indemne du visionnage de Life. Moi-même, j'en suis complètement bouleversée. La sensation de mal qui nous habite quand on le regarde, parce que tout paraît évident, que personne ne s'en rend compte... Que l'héroïne subit sans que personne ne se dise qu'elle en souffre. La manipulation est présente partout dans le drama, aussi difficile à accepter que c'est impossible d'en décrocher avant de voir le bout. A la manipulation primordiale s'ajoute divers secrets, des manipulations encore plus enfouies dans le passé, sous un tas de secrets. Une structure géniale. 

Alors, ce que l'on fait subir à Ayumu (le personnage principal) a été adouci par rapport à la version originale. Cela n'en reste pas moins presque insoutenable. Voir ce que lui fait endurer et que personne ne réagit, personne ne la croit, par simple peur de perdre son emploi, voilà qui est impossible à admettre pour le spectateur impuissant qui n'a qu'une envie, stopper cette mascarade (j'ai décidé de placer des mots classes dans ma critique cette fois-ci). L'ijime est une chose horrible que l'on pourrait traduire par persécution, auquelle je suis particulièrement sensible, mais je ne m'attarderai pas sur ça, on est pas là pour parler de ma Life (OMG, le jeu de mots de m... :'D).

Les personnages sont tous plus complexes les uns que les autres. Lorsque tu crois en comprendre un (autre que Ayumu, je veux dire), en fait on te balance quelque chose de pire dans la gueule et la personne devient encore plus détestable qu'avant sans que l'on ne révèle totalement ses raisons... Ce qui est vraiment captivant. Prenons en exemple deux personnages, les plus détestables bien sûr.

Manami, il est impossible de savoir pourquoi elle s'en prend aux autres. Elle a forcément une raison d'agir de la sorte. A la question d'un personnage que j'ai adoré, "pourquoi tu persécutes les autres ? Est-ce pour les faire souffrir dans ta solitude", la réponse "non, c'est juste parce que ça m'amuse" aurait pu me faire péter un câble. Mais la personne ayant dit cela, n'aurait-elle pas vu juste ? On la voit manger toute seule, ses parents la surprotègent et elle s'en sert comme elle le veut, mais ils sont toujours au travail... Voudrait-elle faire souffrir les autres pour oublier sa solitude ?

Ou encore Katsumi-kun, son père le bat, ce qui fait qu'il est devenu un psychopathe total (j'avoue, il me fait hyper flipper -.-"). Est-ce vraiment la seule raison ? On ne voit pas sa mère, son père l'a-t-il battue elle aussi ? Le personnage de Sako est très difficile à cerner, c'est le personnage que l'on déteste mais que l'on adore détester. 

Pour ce qui est des personnages du côté du héros, nous avons Hatori Miki et Sonoda Yuuki qui sont environ les deux personnages les plus classes de la Terre (enfin, surtout Sonoda en fait, je me suis transformée en groupie total de ce personnage *O*), après c'est vrai que je ne suis pas du tout influencé par la beauté d'un personnage avec des lunettes (Sonoda), par le côté crooo mignon d'un personnage (Sonoda) ou que je suis totalement en train de regarder un de ces personnages avec des étoiles dans les yeux ! (Hatori... ET SONODA.)

Je n'oserai pas parler de la fin par peur de spoiler, parce qu'il est vrai qu'en manière de spoil je suis très forte, mais je vous préviens juste qu'elle est grandiose et que c'est une fin ouverte qui finalement ne se tourne pas vers l'ennemi du départ, mais plutôt vers les gens qui autorisent encore l'Ijime... Cette fin m'a carrément donné des frissons. Des frissons

Ce qui m'en a donné également, c'est la musique du drama qui est géniale et colle parfaitement à l'ambiance. Parmi elles, je citerai Mujou, Yume no naka no Shissou et Anmoku no Meirei, à mes yeux les meilleurs morceaux.

Mujou


Yume No Naka No Shissou


Anmoku no Meirei


Life, un anime dont il est impossible de sortir indemne. Pourquoi le regarder ? Pour l'histoire tellement bien faite, pour certaines musiques que l'on pourrait qualifier d'épiques, pour le jeu des acteurs qui est GE-NI-AL, pour la découverte de l'Ijime, pour les sourires de psychopathes, pour Sonoda (fallait s'en douter que j'allais en parler), pour tout, parce que c'est un chef d'oeuvre tout simplement. Même si c'est mon tout premier drama, quelque chose me dit qu'il restera longtemps dans mes préférés...

La rançon des ténèbres de Simon Clark

Résumé pas forcément Nayiesque :

Franchement, vous iriez vivre à deux pas d'un immense cimetière abandonné? John Newton, lui, n'a pas peur. Écrivain à succès, il installe même toute sa petite famille dans un vieux moulin retapé. Mais, fatalement, un beau jour, les "voisins" se manifestent. John reçoit une lettre écrite par le fantôme d'un enfant mort depuis un siècle: prière de déposer une tablette de chocolat sur sa tombe. Newton pourrait en rire, mais le gamin le menace de représailles s'il n'a pas sa petite douceur. Et très vite, ses exigence augmentent. A tel point qu'il finit par réclamer la fille de John pour jouer avec dans l'au-delà...

L'avis tout à fait Nayiesque :

Dans un style d'écriture qui se lit sans encombre malgré que ça soit à la troisième personne et une histoire à priori sympathique, La rançon des ténèbres s'annonçait comme un livre agréable pour faire passer le temps. Grave erreur de ma part. 

Dans ce livre, ce qu'il y a de premier à constater est qu'il ne se passe... Strictement... Rien. Je... Pense... Que... Le... Seul... Moyen... De... Le... Rendre... Plus... Enervant... A ... Lire... Serait... De.... Placer... des... points de suspension... entre... chaque... mot. Je ne vous mens pas lorsque je dis qu'il ne se passe vraiment rien du tout. Même si le début s'annonce bien avec tous ses mystères, ces mystères seront résolus 70 pages avant la page. Mais pendant le reste du livre, il ne se passe rien. Et ce n'est pas comme s'il n'était qu'un livre de quelques pages, on a vraiment affaire à une brique d'un peu plus de cinq-cents pages, dont la plupart sont d'un ennui mortel. Alors, comment l'auteur nous maintient en haleine, comment a-t-il réussi à faire 430 pages sans aucune action ? 

Par une technique vieille comme le monde : rajouter des descriptions et des scènes complètement inutiles.
Si ce n'était que ça...
L'auteur a aussi la merveilleuse idée de rendre ces scènes et détails de manière à bien mettre le lecteur mal à l'aise et/ou de l'énerver. Retour en images (ou pas) sur ceux que j'ai retenu.

=> Elizabeth, une petite fille innocente, confond des préservatifs avec des chewing-gums... En plus d'être complètement gratuit, ça se paye le luxe d'être franchement malsain. On avait pas besoin de ça pour comprendre que son frère en avait acheté (d'ailleurs, on avait pas besoin de savoir que son frère en avait acheté) !
=> Ce personnage important est dans son bain en train de se faire maltraiter par son beau-fils. Oui, il prend un bain, on a compris que par conséquent il était nu, pas besoin d'une description détaillée de son phallus ! Ou la meilleure manière de me mettre mal à l'aise.
=> J'ai dénombré pas moins de 50 "yeux d'Espagnole" quand Paul pense à Miranda sur tout le livre. Elle a des yeux d'Espagnole ? Mais, b*rdel, ça ressemble à quoi des yeux d'Espagnole, c'est la même chose que les yeux de tout le monde ! En plus, à nous le rappeler toutes les 5 secondes comme ça, on dirait plutôt que la gars est amoureux de ses yeux, ce qui je vous l'accorde, est assez glauque.
=> Et bien entendu, les scènes d'amour inutiles à n'en plus finir. C'était pour quoi ? Un prétexte pour s'attacher aux personnages ?

Justement, venons-en aux personnages. Ils sont tellement en train de coucher partout que la seule impression qui me reste d'eux ce sont de beaux pervers dégueulasses. J'avais acheté ce livre pour avoir ma petite dose de frousse, pas pour regarder Les Pervers à un p'tit village paumé et hanté. Je n'ai pu m'attacher qu'à un seul personnage, qu'ils ont fait mourir. FRANCHEMENT.

Vous voyez le résumé ? La dernière phrase est supposé être le plus gros twist scénaristique de tout le livre. Une histoire sans aucune surprise, et surtout sans aucune fin. Quand tu le finis, la seule phrase possible est "c'est tout ?", ou à la rigueur " tout ça pour ça ?".

Le véritable problème de ce livre est bien la forme plus que le fond. Si je vous le conseille ? Pourquoi pas, ce n'est pas vraiment un mauvais livre. Mais toutes ces choses risquent d'atteindre votre santé mentale, c'est pourquoi il est nécessaire d'apporter un oreiller pour se taper la tête dedans et de l'eau de javel pour bien se laver l'intérieur intégralement.

Sur ces mots plein de sagesse, je vous dirai de construire votre opinion si tel est votre choix.