dimanche 3 novembre 2013

wow such season very episodes maybe spoilers


Regarder une saison entière en deux jours, ça n'a pas de prix (merci les vacances).

C'est donc parti pour l'ultime saison avec David Tennant ! C'est un peu la tristesse puisque... David Tennant quoi, mais c'est aussi la joie parce que ça annonce du bon ! Du très bon !
Et on a eu du très très bon !



Cette quatrième saison est sans aucun doute ma préférée jusqu'ici. Si quelques épisodes ont des faiblesses, il n'y en a pas un seul qui était à jeter (alors que les saisons précédentes en avaient, sans aucun doute. Les premiers épisodes de la première saison, The Idiot's Lantern dans la seconde, le double épisode sur les Daleks dans la troisième) ! Avant de faire un petit tour complet, parlons un peu de notre compagne de cette saison : Donna Noble.

J'avais bien aimé Martha la saison dernière, mais après le départ de Rose (et surtout de l'excellente actrice qu'est Billie Piper) elle faisait vraiment pâle figure, car elle était juste sympa. Pas extraordinaire, pas très intelligente, pas pleine de bons sentiments, sympa. Donna Noble, quant à elle, est un personnage très complexe, et permet de passer une bonne fois pour toute au delà de Rose et de se faire une jolie place dans le coeur des fans.

Donna n'est cependant pas une inconnue ; interprétée par Catherine Tate, elle était déjà apparue dans le dernier épisode spécial Noël, The Runaway Bride. C'est une femme avec énormément de qualités mais personne ne les reconnaît (sauf peut-être son grand-père qui l'aime plus que tout). Cette fois-ci, la relation entre le Docteur et sa compagne se rapproche plus de celle d'un frère et d'une soeur, l'amour n'entre pas vraiment en compte. Sa compagnie est très rafraîchissante, l'actrice excellente, et elle a finalement une psychologie assez poussée, davantage développée dans les derniers épisodes (ou du moins, on se rend compte du développement qu'elle a eu alors que la saison s'achève). D'ailleurs, commençons à parler de ces épisodes !

L'épisode spécial est malheureusement assez oubliable. Malgré la présence de Kylie Minogue en guest-star dans le rôle d'Astrid, l'épisode peine à vraiment se faire remarquer, même s'il reste divertissant malgré tout. La situation de base ne permettait pas énormément de choses, (un Titanic dans l'espace près à s'écraser sur Terre) cependant quelques idées ont été mal amenées, les personnages secondaires peinent aussi à se faire remarquer. Cet épisode sert un peu à faire le deuil de Martha pour le Docteur, mais n'offre pas réellement de transitions. La véritable saison, le chef d'oeuvre, commence au premier épisode.


Partners in crime, premier épisode donc ! Et un très bon premier épisode ! Donna Noble avait dans l'épisode où elle apparaît, décliné la proposition du Docteur de voyager avec lui. Maintenant, elle le regrette et est constamment à la recherche d'aventures. Elle le cherche, et sait où le trouver : dans les ennuis. Alors, elle se met en tête d'enquêter sur une marque de pilules de régimes miracles, Adipose. Effectivement, ils enquêtent tous deux de leur côté sur cette même chose, mais encore faut-il qu'ils se trouvent face à face ! Pendant une bonne moitié d'épisode, ils se manquent à quelques secondes près ; jusqu'à arriver à une scène de retrouvaille absolument hilarante. Chacun d'un côté d'une pièce dans laquelle se trouve des personnes pouvant les tuer si elles les voient, ils s'observent à travers une vitre. Donna mime alors la totalité de ses aventures pendant une bonne minute, le tout pour un rendu à mourir de rire. Evidemment, elle ne passe pas vraiment inaperçue, le Docteur et Donna collaborent donc à nouveau contre les aliens les poursuivants. Le premier épisode introduit même quelques éléments pour le final, très bien foutus. Cette saison excelle dans la narration, de toute façon.

Je passe assez vite fait sur le second épisode, qui a beau être très bon, ne m'a pas vraiment accrochée. Alors que le Docteur veut montrer la Rome Antique à Donna, le Tardis les emmène à Pompéi le jour précédent l'éruption du Vésuve. Bien exécuté, il ne m'a cependant pas vraiment marqué, tout comme l'épisode suivant, Planet of the ood, un retour aux bases de la science fiction avec quelques bons éléments.

Là où la série se révèle à nouveau, c'est dans le premier épisode double de la série, The Sontaran Stratagem et The Poison Sky. Dans les trois saisons précédentes, le premier épisode double n'était pas franchement extraordinaire. Mais cette fois-ci !
Bon, certes, ce n'est pas un chef d'oeuvre. L'originalité n'est pas franchement au rendez-vous, mais les thèmes abordés le sont brillamment, les personnages très mémorables et le retour de Martha pourra en ravir certains. Luke Rattigan m'a particulièrement marqué, l'enfant prodige volontairement exagéré dans sa folie. C'est la figure du connard sympa. Donc oui, un bon double épisode, et donc une bonne remontée en force pour la série.




Aaah, The Doctor's Daughter ! Un épisode avec de bonnes idées, un titre choc, mais qui peine à satisfaire les attentes. Alors, oui, Jenny est mignonne. Mais l'épisode est finalement assez insignifiant, sans pour autant être mauvais.

Cependant, The Unicorn and The Wasp m'a beaucoup plu ! Le Docteur et Donna rencontrent Agatha Christie, et donnent une explication totalement folle des dix jours où elle a disparue. Même si l'épisode n'est pas parfait, je l'ai adoré du début à la fin. Présenté comme une enquête, l'explication finale est très surprenante. De plus, les réactions de Donna offrent un joli brisage de quatrième mur. L'explication est au final assez surprenante, et la série s'offre donc un petit moment de répit avec les épisodes qui suivent qui sont tous totalement excellents.

Steven Moffat signe encore une fois le deuxième double-épisode de la saison et également un chef d'oeuvre. Silence in the Library et Forest of the dead. Elements de base : une petite fille faisant des cauchemars incessants, une planète bibliothèque et des ombres mangeuses d'hommes. Absolument magnifique et prenant du début à la fin, impossible de passer à côté de ce nouvel épisode par Moffat. L'épisode suivant, Midnight, est lui très sombre, ce qui n'est pas pour me déplaire. Terrifiant et beau à la fois, Midnight est difficile à décrire, mais il s'en dégage une grande noirceur et une ambiance glauque à souhait.

Le final de la saison est celui que j'ai préféré des quatre saisons. Le retour des Daleks (évidemment), le retour de Rose >insérer plein de petits coeurs< et une énorme mise en avant du personnage de Donna pour beaucoup d'émotions et un scénario très bon.

Cette saison quatre de Doctor Who m'a transportée du début à la fin ; si quelques épisodes sont un peu en dessous la série compte quelques épisodes dignes d'être nommés chef d'oeuvres. Une excellente série qui continue sur sa lignée.

Mako #oui



jeudi 31 octobre 2013

Surenchérir pour du cool encore plus cool

Hé ! Ca fait très exactement un an et cinq jours que ce blog existe ! Et à peu près trois mois qu'il contient des trucs à peu près lisibles ! Dingue ça ! Et à l'époque où ce que j'écrivais était encore moins bien foutu que Twilight (c'est quand même pas peu dire), j'ai parlé du premier tome d'une saga fort prometteuse. L'épreuve, de James Dashner. Le titre avait été mis très en avant, et j'avais un peu peur : les perles, on les trouve rarement sur le devant de la scène. Et pourtant, Le labyrinthe est un excellent souvenir ! Le livre en lui-même n'était pas exceptionnel même s'il se laissait lire, mais il y avait les dernières pages ! Les dernières pages, vous entendez ! Elles étaient vraiment surprenantes, à tel point que j'attendais avec impatience la suite d'un livre que j'avais finalement bien aimé sans le trouver exceptionnel ! Et ce quatorze août (il a traîné un certain temps avant que je ne le commence) est sorti le deuxième tome, La terre brûlée, bénéficiant d'une mise en avant dans les magasins certaines (faut préparer le terrain pour que les gens aillent voir le film) mais aussi d'une couverture très moche. Allait-il être au même niveau que le premier tome m'ayant déjà bien plu ?

Non.

Il est mille fois meilleur.
(attention : si tu n'as pas lu le premier tome continue à tes risques et périls il en spoilera sûrement allègrement la fin. Donc lisez-le parce qu'il est quand même très sympa.)

pk t mosh ?????
Le livre ne perd vraiment pas de temps : à la première page tout va bien, quelques pages plus tard il y a un élément perturbateur et à la fin du premier chapitre tout le monde est mort lol. Et déjà un gros avantage par rapport au premier tome : on a vraiment pas le temps de s'ennuyer ! 

Je reprends vite fait l'histoire : Thomas vient de sortir du Labyrinthe et est dans un dortoir avec les blocards (ses potes quoi) où ils se retrouvent enfermés. Ils découvrent vite que ce n'était qu'une partie des épreuves (d'où le titre de la saga, oui, c'est très surprenant), et que la prochaine consiste à traverser la terre brûlée, une grande terre brûlée étendue de sable où la chaleur est insupportable. On en connaît bien plus à la fin du premier tome, mais restons sympa, car nous le sommes. Sympas. 5 pas. 5pa. Bref.

C'est surtout pendant ce tome que l'on peut se rendre compte que James Dashner (l'auteur donc) est vraiment un excellent narrateur ! Le livre a beau être écrit à la troisième personne, on rentre instantanément dedans. La palette d'émotions explorées est beaucoup plus large que le premier tome qui se contentait de dire "oh la la ils sont enfermés ils doivent survivre c'est hashtag le mystère". Ici, certains moments sont même flippants, ça m'a énormément surprise ! C'est en grande partie grâce aux fondus, qui représentent ce que les personnages deviendront s'ils n'obéissent pas aux ordres.

Un facteur en plus entre en compte, et c'est la Braise. La manière qu'a l'auteur de dévoiler les informations est très intelligente, et après avoir fini l'excellent Virtue's Last Reward qui est un peu un modèle en matière de narration (il contient le thème de la maladie aussi et j'ai retrouvé quelques similitudes avec le Radical-6 oui), j'ai été surprise d'être autant impressionnée. La Braise est une maladie que la totalité des "participants" ont. Une maladie qui rend fou, c'est aussi simple que ça. Leur seule solution pour avoir le remède, c'est d'obéir aux instructions. Les personnages ont cette fois-ci une raison d'avancer au péril de leur vie, là où dans le premier tome on se demandait pourquoi ils allaient dans le labyrinthe rempli de bêtes alors qu'ils avaient tout ce qu'il fallait dans un endroit sécurisé assez grand pour tout le monde. 

Le cast du film. Ok, ça va être bien.
Autre chose qui ont une raison d'être maintenant : les personnages ! Autant dans le tome précédent (oui, je compare beaucoup trop mais l'amélioration est vraiment trop frappante pour ne pas la montrer) je ne m'étais attachée qu'à un seul personnage (qui d'ailleurs est mort, merci beaucoup Dashner) , autant là OK. Si Thomas est toujours aussi insipide, ce qui est un peu con comme c'est le personnage principal , Teresa a suivi les conseils de la Terre entière et s'est achetée une gueule ! Ok, maintenant je la déteste, mais c'est voulu ! Le personnage est bien foutu ! Oui, oui ouiiiiiiiiii ! 

Mais en plus les nouveaux personnages sont super cools et la fin donne encore plus envie d'avoir le prochain tome. Que demande le peuple.

Ce tome deux est donc largement au dessus du premier en tous points. La saga s'inscrit donc comme une de celles que j'attends le plus et une des meilleures dystopies adolescentes en ce moment. La construction de l'histoire est vraiment impeccable, qui elle-même est de bonne qualité. Tout comme le premier tome, je vous le recommande énormément !



lundi 28 octobre 2013

Clovah is back (garanti sans spoils)

Grosse inspiration pour le titre, toi même tu le sais.

Le saviez-vous ? Cet article porte sur le jeu sur 3DS, une console qui finit par ne plus trop me faire saigner des yeux et sur lequel je n'ai fait qu'un seul jeu qui commençait par Professeur et se terminait par Layton, Virtue's Last Reward, qui a pas eu beaucoup de médiatisation mais qui est quand même vachement cool. Ce qu'il y a à savoir c'est que c'est la suite de 999 : 9 hours 9 persons 9 doors (dont j'avais fait une vague impression ici même si je le trouve pas terrible donc restez plutôt avec moi ici), que j'avais déjà méchamment aimé. Et donc je n'ai pas pu attendre très longtemps, j'ai acheté le second (qui est le dernier sorti. La fin est pas forcément très ouverte, mais espérons. M'enfin j'y reviendrai). Pour être honnête, j'ai d'abord passé un bon moment à jouer à ACNL parce que quelle drogue ce machin, mais après je me suis dite que fuck that et ce jeu vaut clairement la peine.
Mais maintenant que j'écris je me rends compte que j'ai pas joué à ACNL depuis super longtemps. Et avec Pokémon X, Ace Attorney 5 et un nouveau Professeur Layton, ça va pas s'arranger. Spoiler, je parlerai à coup sûr d'un des trois.

TRANSITION FANART.


Donc, je vous rappelle brièvement l'histoire du premier volet pour ceux qui n'auraient pas le courage de lire mon torchon (c'est important, parce que je sais que je ne suis pas très claire dans mes explications, mais je faire tout pour que ça soit compréhensible par ceux qui ne connaissent pas Zero Escape ) : un personnage nommé Junpei (ça se prononce Jeune Pet, ceux qui apprécient écouter Patrick Sébastien tous les samedi soir pour se préparer au Téléfoot du lendemain auront sans aucun doute éclaté de rire) se retrouve dans un bateau avec 8 autres personnes. Ils ont 9 heures pour trouver la porte avec le nombre 9 marquée dessus. Différents choix modifient le cours de l'histoire, et même s'il était loin d'être parfait notamment graphiquement, il apportait des choses nouvelles vraiment excellentes avec une construction d'histoire réellement unique. Le premier volet m'avait bluffée, je ne ferai pas le détail de toutes les fins parce qu'on a pas que ça à foutre, mais oui, c'est devenu en très peu de temps un des meilleurs jeux sur DS jamais sorti à mes yeux. J'avais donc beaucoup d'espoir pour la suite. Alors, Virtue's Last Reward est il au même niveau que 999 ?
Non.
Il le surpasse largement.

Je ne pensais pas me prendre une telle claque alors que mes attentes de base étaient déjà si hautes. Le jeu a déjà eu l'extrême bonne idée de reprendre des personnages de l'ancien volet, dont celui que tout le monde aime plus que sa propre fille, Clover. Ca peut paraître stupide, mais reprendre le personnage de Clover est définitivement une des meilleures idées du jeu. Il n'y a qu'à compter le nombre de fanarts de Clover qu'il y a par rapport à ceux des autres personnages pour se rendre compte que tout le monde l'aime. Je préfère son ancien look, mais là elle reste quand même super cool et elle se paye le luxe d'être très drôle. Alice fait aussi son entrée en scène, et c'est impossible de ne pas aimer cette princesse aux grands airs. Avec des boobs. BOOBS.

Ahem.

La narration est vraiment excellente. Autant dans 999 quelques moments étaient vraiment longs pour pas grand-chose, autant là je n'ai vraiment eu rien à redire. Les retournements de situation ont provoqué chez moi nombre de "WOHOHOHOHOHO WADAFAK" et même les explications étaient haletantes. Des explications qui incluent des maths m'ont passionnées. Des maths. Je m'étonne de plus en plus. Ou alors peut-être que c'est juste le jeu qui est extraordinaire à un point qu'on ne peut que s'intéresser à tout ce qu'il nous dit.

Source
Ow, mais aurais-je oublié de vous parler du scénario lui même ? Mettre des choses dans un ordre logique, c'est pour les faibles. Le principe est un peu le même que dans le premier : notre lascar se réveille cette fois-ci dans un building avec une autre personne. Ils démarrent chacun avec une montre indiquant 3 points, et leur but est d'arriver à 9 ce qui leur permettra de sortir du bâtiment par la porte portant un 9. Evidemment, c'est beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît, et je ne vous spoilerai aucunement. Sachez juste que c'est vraiment très très bien écrit. Le jeu est orchestré par Zero III un petit lapin plutôt flippant (si vous avez vu le mini OAV/pub du jeu plutôt bien foutu il y est. Aaaah, Spike Chunsoft. Pour l'instant tout va bien, le jour où la mascotte de votre truc sera un lama artificiel il faudra se poser quelques questions je pense.), même si encore une fois ce n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît.

Tous les personnages sont très attachants, si l'on excepte Dio qui est un parfait connard. Du début à la fin du jeu il joue le rôle du connard. Sympa. Faut avouer que la manière dont on montre que "hey, peut-être que lui il est pas très très gentil !" est très abusée. A part lui, ils bénéficient tous de beaucoup de développement (en même temps, lui aussi, mais c'est un connard, on ne le comptabilise pas.), parfois riches en rebondissements ou juste racontés en forme de simple récit. Si celui de Quark est assez plat, celui de Tenmyouji par exemple est très imprévisible (si on ne s'est pas spoilée soi-même en traînant sur le wikia de Zero Escape bien sûr. Ce qui était possiblement mon cas, je refuse d'avoir à dire quoi que ce soit sur cet épisode de rage gênante) et ravira les fans de 999. Enfin un peu de développement pour lui ! Oui ! Oui ! Ouiiiiiiiiiiii !

Le jeu a, selon la boîte du jeu que j'ai maintenant joliment rangée dans mon armoire, 24 fins différentes, dont une partie de Game Over assez conséquente je pense. Les fins à débloquer obligatoirement sont au nombre de neuf et chacune correspond avec un personnage. Même si quelque fois le nom n'était pas forcément la meilleure idée du monde, notamment dans la Clover End qui sentait la joie, la bonne humeur et la vie, la vie, la VIE !

Les pistes explorées par Virtue's Last Reward sont très bien gérées. Faire reposer une bonne partie de l'intrigue sur une expérience très connue comme le Chat de Schrödinger c'est plus qu'une bonne idée, ça en devient du génie ! Il s'appuie sur le même type d'exemples que le premier mais en mieux exécutées, avec notamment les expériences qui pourraient être un peu redondantes si les exemples n'étaient pas toujours très bien foutus et si l'humour ne restait pas au rendez-vous. (le truc de Sigma qui se met à parler comme un chat dès que l'on en parle est assez rigolo par exemple.)

Source

Graphiquement, j'ai trouvé le jeu très très sympa, même si j'ai une énorme préférence pour le style papier du premier. Comme je l'ai dit au début, ce n'est que mon deuxième jeu sur 3DS (trois si on compte ACNL mais c'est plus une drogue qu'un jeu) et cette fois-ci j'y ai joué en activant la 3D la majorité du temps, comme je ne saigne plus intensivement des yeux après cinq minutes maintenant. Si elle est relativement inutile, elle n'en reste pas moins agréable. Les évènements CG m'ont pour ma part assez déplus ; je n'arrive pas à trouver de grandes expressions à ces bonhommes en 3D assez fades (heureusement qu'on finit par s'habituer). Les décors sont bien foutus et les animations plutôt bien foutues. Les designs des personnages sont assez fous et pour la plupart totalement abusés (salut, moi dans la vie je ressemble au gamin psychopathe dans Mirai Nikki et c'est cool parce que tu vas croire que j'en suis un alors que peut-être que oui ou pas de toute façon y a aucun personnage totalement gentil

Dans les phases puzzle (qui sont vraiment vraiment pas évidentes, il faut vraiment réfléchir et prendre des notes partout tout le temps), si le fonctionnement peut paraître un peu bizarre la première fois, on comprend vite et ça en devient très pratique. La difficulté est vraiment très élevée, et le passage en mode facile (on est réglé par défaut sur difficile) peut éventuellement aider mais à part deux trois indices que peuvent donner les personnages dans ce mode, va falloir se démerder.

J'ai étrangement beaucoup apprécié la musique cette fois-ci, je l'ai trouvée un peu plus mémorable que dans le premier ! Le seul thème m'ayant marqué était celui des moments qui font un peu peur (il revient d'ailleurs) mais cette fois-ci j'en ai retenu un paquet ! Autre chose à noter, le jeu est intégralement doublé ! Et pas par des petits doubleurs de merde en plus ! Si on excepte Kugimiya Rie qui m'a assez énervée en Quark (mais moins que quand elle fait des tsundere c'est déjà pas mal), j'ai vraiment apprécié l'intégralité du casting. La doubleuse de Phi, qui a fait Maka dans Soul Eater, est vraiment très bien dans son rôle de fille froide, celui de Dio, qui faisait Sentaro dans Sakamichi no Apollon, joue parfaitement au connard. Des seiyuus assez connues sont dans la bande ; Mamiko Noto double la gentille Luna et Clover (mon personnage préféré donc) a aussi une super voix (la doubleuse a notamment fait Rika dans Higurashi). OUF.

J'ai énormément de mal à voir des points noirs dans le jeu, tout simplement parce qu'il est excellent ! Encore meilleur que le premier, ce qui est chose rare (quoique, le troisième Phoenix Wright pète tout par rapport aux deux précédents), le scénario est vraiment génial. En atteignant presque la perfection, la saga Zero Escape est définitivement une de mes préférés. Zero Escape 3, viens à nous !


samedi 19 octobre 2013

Doctor Who Saison 3 - Un peu de Jones avec votre Smith ?

Aaaah, Doctor Who. L'unique série que je regarde (pour le moment), justement parce qu'elle est totalement unique. Et alors que le nom du nouveau Docteur est tombé, je poursuis tranquillement mon avancée dans les saisons, qui s'est brusquement arrêtée pendant les vacances. Après de malencontreux événements incluant la perte du DVD contenant les épisodes finaux (hashtag la colère), j'ai enfin terminé cette troisième saison.

Souvenez-vous, j'avais terminé la précédente en larmes, avec un final tel que les gardes de Buckingham Palace se mettraient à pleurer jusqu'à la morve si on leur montrait. Voilà, jeunes futurs voyageurs, faites ça au lieu des grimaces devant eux. Les grimaces c'est aussi drôle que Tom Tom et Nana.

Mais alors que la seconde saison frisait la perfection, ou du moins dans sa seconde partie, comment pouvait-on attendre d'une nouvelle saison sans la jolie Rose un tel niveau ? Effectivement, sans trop grosse surprise, cette troisième saison est moins bonne que les précédentes... Tout en restant très sympa !

Je ne détaillerai pas chacun des épisodes parce que ça a déjà été fait, que ça n'apporterait pas grand-chose, que je finirai forcément par spoiler du coup tout le monde me détestera, me portera au bûcher et marquera sur ma tombe "a spoilé Doctor Who". J'ai pas trop trop envie de ça bizarrement. Donc, oui, on va parler de cette saison et puis c'est à peu près tout. Même si j'ai tendance à dériver assez rapidement, après tout vous me connaissez.


Déjà, rapidement, un petit topo de comment ça se passe dans le milieu : le Docteur est en apparence un homme normal, mais il est en réalité un alien, le dernier de son espèce, âgé de plusieurs centaines d'années ayant déjà subi plusieurs réincarnations. Il peut voyager dans le temps et l'espace avec un vaisseau nommé le TARDIS, souvent accompagné d'une femme dans ses escapades, où il rencontrera nombre d'ennemis et d'alliés d'autres espèces. Pour faire simple.

Si vous n'avez pas encore vu les saisons précédents ou celle-ci, il est probable que vous vous posiez une question de type "mé c ki la madam c:". Martha Jones est donc cette jolie demoiselle qui sert pour cette saison de compagne à notre Docteur toujours interprété par le génial David Tennant. Je ne la comparerai pas à Rose, tout simplement parce que c'est plus casse-pied qu'autre chose, mais je peux vous dire que Martha, même si elle est très sympathique, ne bénéficie pas d'un développement pareil à celui de la précédente compagne du Docteur. Certes elle n'apparaît que durant une saison, mais justement, le passage après Rose se fait ressentir. Martha tombe presque instantanément amoureuse du Docteur, ou du moins éprouve des sentiments à son égard. Dans sa famille, c'est elle qui règle la plupart des conflits, et ce statut d'enfant obligée de calmer ses parents la rend plus mature mais aussi toujours plus à la recherche de l'enfance. Rose cherchait à rendre sa vie plus palpitante, tandis que Martha cherche à échapper à sa famille brisée et à ses responsabilités. Comme une petite fille, elle est émerveillée par son étrangeté, mais ses sentiments ne pourront jamais être réciproques, juste parce qu'elle passe juste après Rose et que le Docteur ne pourra pas l'oublier aussi vite.

Le personnage est frais, dynamique. Mais il peine à se démarquer ; principalement parce que l'actrice, même si on sent qu'elle fait preuve d'une bonne volonté immense et de beaucoup d'enthousiasme, est loin d'arriver à l'excellence de Billie Piper (qui avait montré ses différentes facettes, notamment lors du premier épisode où elle passait de Rose à l'orgueilleuse Cassandra en deux secondes à peine, ou encore dans ce fameux final) et encore moins à celle de David Tennant, à côté duquel elle fait un peu pâle figure. Ce n'est pas pour autant que le personnage est mauvais, loin de là : il a une côté de sympathie assez énorme et est très bien travaillé.

Cette saison a la particularité d'être très inégale. Les premiers épisodes sont juste sympas, ceux au milieu de la série sont vraiment moyens voire même mauvais (chose à laquelle la série ne m'avait pas habituée du tout) et les épisodes finaux sont grandioses. Dans les saisons précédentes, même si un épisode ou l'autre était un peu en dessous d'autres parfois, jamais autant d'épisodes moyens ne s'étaient succédé. Perturbant, et donc décevant.

Transition fine
Ah, les aliens dans cette saison. Il y avait de bonnes idées et... De moins bonnes, disons. Pour spoiler le moins possible, je ne vais en prendre que deux qui m'ont particulièrement marqués. Un dans chaque cas de figure.

Commençons par le moins bon : le double-épisode sur les Daleks. Pour ceux qui ne connaissent pas la série, les Daleks sont les plus grands ennemis du Docteur ; ce sont eux qui ont tué tous les autres représentants de son espèce. Ils sont incapables de penser de manière humaine, leur seule raison d'être est d'exterminer encore et encore, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'eux dans l'univers entier. Ils sont effrayants pour cette raison : ils n'ont pas de raison et n'en auront jamais, ils n'ont pas de limite et n'en auront jamais non plus. L'idée de fusionner les Daleks avec une espèce humaine est sur le papier intéressante. Le problème est qu'elle est très mal exécutée.

Je suis personnellement assez fan des Daleks, mais ce double épisode était vraiment mauvais. Et je ne pensais pas dire ça d'un épisode de DW. Il y a de bonnes idées, mais tellement mal exécutées que ça en deviendrait presque ridicule. Ici, ceux qui sont en théorie les aliens les plus dangereux de tout l'univers parce qu'il n'y a aucun moyen de les arrêter deviennent juste des bouts de métal complètement stupides. L'épisode regorge de bonnes idées, mais il n'y en a aucune qui est bien exploitée. Pour le coup, on a envie de tout sauf de revoir les Daleks. Ils ont beau être impitoyables, il n'y a pas de besoin de le rappeler toutes les trois secondes ni de les utiliser si c'est pour faire des épisodes de qualité discutable comme ceux-ci. J'espère que ça n'arrivera plus, les épisodes ayant été particulièrement pénibles, même en aimant beaucoup la série.

En revanche, un des meilleurs épisodes de la saison s'appelle "Blink" et introduit un autre type d'alien qui est autrement plus terrifiant que ce Dalek humanoïde stupide : les anges pleureurs. L'épisode a le même type de narration qu'un autre épisode que j'avais déjà énormément apprécié dans la saison précédente : le Docteur et sa compagne n'ont qu'un rôle secondaire et un personnage secondaire anecdotique raconte l'histoire de son point de vue. Aussi, l'épisode se focalise comme assez rarement dans la série sur un climat de peur constant. Les anges pleureurs sont des sortes de gargouilles qui ne peuvent bouger lorsqu'on les regarde mais vont à la vitesse de l'éclair et peuvent tuer dés que ce n'est plus le cas. Un simple clignement des yeux peut donc vous tuer. Le principe est très bon, très bien exploité, et l'atmosphère d'une bonne partie de l'épisode est franchement glaçante. Extrêmement bien écrit du début à la fin, c'est assurément le meilleur épisode de la saison et pour l'instant le plus flippant de la série. Surtout vers la fin quoi. La fin. J'ai donc vraiment envie de revoir ces anges pleureurs pour un autre petit moment de flippe, insérer smiley avec air un peu niais c: .

cc cv
Cette troisième saison est donc loin d'arriver au niveau de la précédente et je ne suis même pas sûre qu'elle égale la première ; elle est cependant d'une bonne qualité dans son ensemble et donne un vent de fraîcheur avec l'arrivée (et le départ) de Martha. Un bon moment à passer, même si j'espère que la série saura se rattraper dans la prochaine saison de sa maladresse.




jeudi 26 septembre 2013

Tomate en bouteille

Couleur Ketchup n'est pas un livre très connu ; je suis tombée par dessus totalement par hasard, et le synopsis m'ayant parlé, je me suis laissée tenter.


La narration est assez spéciale mais c'est ce qui fait tout le charme et la différence du livre ; c'est en effet une série de lettres que Zoé adresse à Stuart Harris, un criminel dont lequel elle se sent proche parce qu'elle le répète encore et encore : elle a commis un crime. Et c'est assez intéressant de commencer un livre dont l'on connaît la fin. Bien que cela soit un parti pris intéressant, il est parfois assez mal utilisé ou uniquement là pour combler un vide scénaristique certain, c'est en gros un effet puzzle. Il a par exemple été utilisé dans le très mauvais que j'essayais désespérément d'effacer de ma mémoire Un automne à Kyoto ou dans le très sympa La mélancolie de Haruhi Suzumiya (qui est d'ailleurs beaucoup plus cool avec cet effet que sans). Heureusement, cet effet puzzle marche à la perfection dans Couleur Ketchup.

S'il a été utilisé ce n'est pas non plus un total hasard ; sans, le livre paraîtrait assez vide parce que l'histoire n'est pas non plus un chef d'oeuvre et ne regorge pas d'évènements, pourtant j'ai vraiment passé un très bon moment devant, et c'est ça le plus important, non ?

Pour ce qui est de l'histoire elle-même, c'est avant tout une romance, et c'est rare que j'accroche à ce point-là à une romance. C'est surtout du au personnage de Zoé, qui est une excellente narratrice, mais un personnage assez agaçant par sa manière d'hésiter et d'agir. Surtout que l'hésitation n'a pas lieu d'être, étant donné qu'elle est amoureuse de l'un et pas de l'autre, et surtout que Aaron est super cool et que Max est un peu un connard.
Enfin, ce n'est qu'un avis personnel (que l’entièreté des lecteurs partagent ou presque, donc ça doit être légèrement la vérité quand même).

Si au départ le comportement de Zoé peut se montrer agaçant, ses aventures se révèlent touchantes, et il faut dire que le cadre dans lequel elle évolue est loin d'être idéal ; elle se réfugie dans l'écriture ce qui est un comportement un peu bateau des héroïnes mais qui peut être bon lorsque c'est bien utilisé. Là, en l'occurrence, si le comportement de Zoé est agaçant (surtout parce que sa situation est digne des plus beaux harems... Oh que je suis une fille ordinaire et c'est dingue ça deux frères s'intéressent à moi en même temps) j'ai ressenti beaucoup de compassion pour elle et elle lâche quelques répliques très sympas parfois. Pour ses deux prétendants, ils sont tous les deux assez sympas dans leur genre ; Max est le gars populaire un peu connard sur les bords mais qui au fond reste un grand gamin qui a un peu peur de grandir et Aaron est juste super cool.

Uchouten Kazoku, sans raison particulière
Quelques scènes me pousseraient à dire de ne pas mettre le livre entre toutes les mains. De plus, le suspens est vers la fin vraiment dur à supporter, je dirais même oppressant. La fin en elle-même est encore plus dure à supporter, elle m'a vraiment brisée le cœur et je dois dire que je m'attendais à tout sauf à cela. Couleur Ketchup est dans l'ensemble un livre agréable à la lecture malgré l'absence évidente de finitions dans le scénario, et son originalité est une bonne raison pour en essayer la lecture !

mardi 24 septembre 2013

Beaucoup plus d'un litre de larmes

Je n'avais absolument pas dans mes projets de regarder un drama dans les jours à venir. J'ai toujours un énorme nombre d'épisodes de Doctor Who à rattraper, mais j'ai laissé le quatrième dvd dans mon ordi en réparation, et bah on va trouver un moyen de remplir un peu la partie séries désespérément vide. Il faut dire que je n'ai pas vraiment d'énorme volonté et que la plupart du temps je ne sais juste absolument pas comment en parler.

1 litre of tears, ou Ichi Rittoru no Namida pour ceux qui aiment bien connaître plusieurs titres, est inspiré d'une histoire vraie. Aussi triste soit elle, j'essaierai de ne pas me laisser influencer par celle-ci, afin de le juger en tant que drama. Quelques éléments ont été modifiés de toute façon, une histoire réelle étant rarement pleine de rebondissements et ne contenant que rarement de Asou (il a été inventé pour le drama).

L'actrice qui joue Aya est vraiment jolie .w. (paraîtrait qu'elle a vraiment un sale caractère par contre)
J'ai beau ne pas être une grande sensible, j'ai fait comme la totalité de la planète si l'on excepte les deux trois cailloux dotés du sens de la vue et ai pleuré pendant la totalité du drama.
Peut-être pas la totalité, mais on n'en est pas loin.

En gros, 1 litre of tears raconte l'évolution de la maladie d'Aya (honte à moi mais le nom de la maladie est trop compliqué pour moi, je n'ai pas réussi à le retenir), comment elle va l'accepter, et les difficultés que ça va provoquer pour elle et sa famille.
Voilà voilà. C'est à peu près tout. Tout ça sur 11 épisodes. De 40 minutes.

Je suis mauvaise pour ce qui est d'écrire des synopsis, mais le drama est vachement bien, juré.

S'il y a quelque chose que j'ai vraiment retenu, c'est la cruauté présente absolument partout, sous un nombre de formes incalculable. Absolument pas le même type de cruauté que dans Life (c'est un peu le seul drama que j'ai vu, du coup mes comparaisons n'iront pas beaucoup plus loin, désolée), mais elle présente partout. Que ce soit les "amis" de Hiro qui se moquent de lui et surtout de la démarche de sa sœur, les hypocrisies des camarades de classe de Aya derrière son dos, l'indifférence totale de sa sœur alors qu'elle ne connaît pas encore sa maladie, cette même sœur se faisant totalement ignorer et ressentant un favoritisme total en faveur de son aîné (on reviendra à elle plus tard) ou bien simplement le fait que la maladie soit tombée sur elle. Rassurez-vous, le visionnage ne procure aucun malaise, juste beaucoup de tristesse et une immense compassion pour la totalité des personnages (ou presque, parce que la fille aux cheveux longs qui est déléguée de classe pendant la seconde partie doit vraiment songer à s'occuper de ses affaires).

J'avoue qu'en ma qualité d'insensible certaine, je n'ai pas pu m'empêcher de demander intérieurement aux personnages de péter un coup, peu importe combien la situation était grave.
J'ai surtout eu envie de le dire à Asou, ou plutôt à son acteur qui pendant une bonne partie de la série est totalement monoexpressif.
>:-| Que je suis en colère
>:-| Je suis tristesse
>:-| J'avoue être intrigué
>:-| Je meurs de peur
>:-| C'est d'une drôlerie extrême !
C'est dommage, parce que quand il laisse libre cours à ses émotions, ses expressions donnent plutôt bien ! (il est pas si neutre que ça en fait, il a juste tout le temps les sourcils froncés ce qui lui donne un air un peu bizarre)

L'histoire est vraiment bien foutue et assez bien répartie. On voit que c'est une adaptation d'un fait réel et que tout n'a pas a été exagéré à mort juste dans le but de nous faire pleurer (slt kokoro connect cv), il y a donc bien évidemment des moments un peu longs, mais on vit tellement l'histoire qu'on est quand même à fond dedans.

Non, elle est vraiment jolie (parfois, je suis un peu beauf sur les bords)
Depuis le début du billet je n'arrête pas de dire que l'on passe son temps à pleurer, mais attention, pas que ! 1 litre of tears réveille toutes la palette d'émotions (que l'on peut avoir dans le cadre de l'histoire d'une jeune fille atteinte d'une maladie incurable bien sûr, ne vous attendez pas à beaucoup rire...), on peut sourire d'attendrissement, être un peu choqué, un peu admiratif, ce genre de choses. Et ça, c'est BIEN. Une série qui explore une seule émotion c'est bien un moment, mais à la longue ce n'est pas très intéressant.

Les personnages sont également vraiment bien foutus. Le fait qu'ils soient basés sur des personnes réelles a certainement quelque chose à voir avec ça, mais même les personnages qui n'existaient pas (Asou qui est pourtant un rôle principal par exemple) à l'origine sont vraiment bien faits.

Personnellement, j'ai énormément aimé le personnage d'Ako. Dés le départ, j'étais vraiment triste pour elle, on voit qu'elle jalouse sa sœur, ce qui est assez justifié, puisqu'elle a le droit de faire tout ce que leurs parents lui refuse, et c'est un peu elle qui se prend tout pour rien (la gifle qu'elle reçoit dans un des premiers épisodes était à mes yeux totalement injustifiée). Puis, elle a vraiment un type de caractère que j'aime beaucoup, c'est à dire le niveau juste en dessous de la tsundeprout : derrière une carapace qui s'est créée par manque d'attention et de confiance en soi ou simplement pour ne pas être blessée, elle est prête à tout pour aider les gens qu'elle aime et d'une gentillesse énorme.
Le monologue qu'elle fait à propos d'Aya était superbe. J'ai ploré.
L'actrice est jolie aussi.
Huhu ~

J'ai beau chercher encore et encore, je ne vois pas quoi rajouter sur 1 litre of tears, et pourtant j'ai une véritable envie de partager les émotions qu'il m'a procuré. On pourrait donc dire qu'il parle de lui-même, et même si je n'ai pas assez de mots pour le décrire, je ne peux que vous conseiller d'aller le voir. Au pire, 11 épisodes, ça ne sera pas beaucoup de temps perdu.
Ako.

PS : Au fait, si vous me suivez sur Twitter peut-être avez-vous vu sous mon flot de conneries quotidien que j'allais commencer Clannad et que par conséquent je risque de m'absenter un petit temps parce que, hey, c'est plutôt long. Mais sinon, je vais sûrement parler de Uchouten Kazoku donc, hey, ça sera peut-être pas si long.
Ciel, regardez il est partout jusque dans ma PP. Et de toutes façons personne d'autre va le faire.
Enfin, après ce rythme un peu nul pendant ces deux derniers mois, I'm back.



samedi 21 septembre 2013

La connection des coeurs est une pente

Derrière un titre faussement philosophique pour pas grand-chose se cache en fait un avis pas très positif malheureusement. La connection des coeurs, c'est Kokoro Connect, et la pente, c'est ce que cet anime est, mais une pente raide, tellement raide qu'on a du mal à marcher dessus et que l'on passe son temps à trébucher.

Mais d'abord, commençons par le commencement. Le début bien, pas celui de la catastrophe.

Parfait : le meilleur personnage frappe celui qui ne sert à rien
La situation de base de Kokoro Connect est franchement une excellente idée. Cinq lycéens dont les corps s'échangent pour une raison totalement inconnue... On peut faire beaucoup de choses avec, il y avait des milliers de possibilités, et l'anime a choisi la moins bonne (enfin, j'imagine que nos cinq héros auraient aussi pu se transformer en pingouins... Enfin, là ça aurait été fun au moins v_v)

Enfin, on va commencer par parler du début bien. Parce que tout n'est pas noir et que j'ai quand même une certaine dose d'affection pour ce pauvre anime qui ne va pas au bout de ce qu'il veut faire. Je prends donc la résolution d'être gentille, compréhensive, et de ne prononcer aucun mot peu poli durant tout cet article. Dans la limite du possible bien sûr, faut pas déconner non plus.

Le premier arc faisait pourtant figure de bonne surprise, et j'étais honnêtement très enthousiasmée. Même si la technique n'était pas franchement géniale (on voit que les mecs ont pas de budget... Les mêmes qui ont très bien su l'utiliser avec WataMote d'ailleurs.) mais le début était très encourageant, de bonnes idées, un graphismes qui est mignon mais ne marche bizarrement pas dans cet anime qui n'a clairement pas l'argent d'un KyoAni (comme la totalité des studios de la terre. KyoAni a des sous, beaucoup de sous.) et Inaban. Tant que l'histoire est bonne, la technique je m'en fous pas mal. Si c'est vraiment très mauvais, bien sûr que je vais le remarquer, mais ce n'est pas ça qui va me faire arrêter ou ne pas aimer un anime. Psycho-Pass est un excellent anime, je dirai même un de mes préférés, mais au niveau technique ça pique un peu les yeux. Et pourtant, je ne suis pas exigeante.

Tout ça pour dire que, oui, le premier arc de Kokoro Connect fait vraiment figure de bonne surprise. Juste dans son traitement alors que les sujets sont très casse-gueules (ça parle du le saiks BWAHAHAHA hum pardon), des scènes drôles et des passages étrangement émouvants et bien foutus. J'ai dévoré les premiers épisodes en me disant "Pourquoi ça a été critiqué, c'est vachement sympa et en plus Inaban elle déchire même si bon les autres j'ai toujours pas retenu leurs noms mais ils sont sympas". Puis, après une scène de confession plutôt jolie, voici le deuxième arc.

Bon, le second arc n'est pas mauvais en soi, mais il fait un tel saut vers le bas dans la qualité que c'en serait presque choquant. Déjà, la confession toute mignonne de la fin de l'épisode précédent ne se remet pas en cause une seule fois pendant l'arc, comme si elle n'avait jamais existé alors qu'on l'a vue, elle était là, elle était cool, mais en fait il semblerait qu'elle n'ait pas d'utilité. Et ces épisodes n'ont pas de grand intérêt. Là aussi, quelques bonnes scènes, mais pas suffisamment, et c'est là que l'anime commence à trop se prendre au sérieux, ce qui n'est évidemment pas une bonne chose.


Lorsqu'un anime est bon et se prend au sérieux, on ne le ressent pas parce que c'est bon. Prenons comme exemple la totalité des animes de Shaft et plus spécifiquement ceux réalisés par Shinbo : ça se la pète à mort, pourtant ça passe crème parce que, hey, c'est bien. J'ai beau adorer les Sayonara Zetsubou Sensei (enfin, surtout la première saison), la réalisation est hyper pompeuse. Ceux qui ne se prennent pas au sérieux et sont bons surprennent toujours ; pour des exemples, les animes David Productions. Mais quand un anime (ou n'importe quoi d'autre d'ailleurs) est moyen ou mauvais et qu'il se prend trop au sérieux, ça se ressent immédiatement. C'est le cas avec Kokoro Connect.

Ca se ressent surtout aux troisième et quatrième arcs que je regroupe pour leur utilité totalement nulle ; car autant la première partie est sympa si on la prend dans l'ensemble, autant ces deux arcs sont d'une redondance et d'une lourdeur extrêmement peu agréable et absolument pas nécessaire. Le troisième est l'arc "bébé" qui m'a tellement ennuyée qu'à un moment je me suis juste levée pour ranger mes affaires en plein milieu d'un épisode en y jetant un regard vague de temps en temps. C'est surtout là que j'ai pris le temps d'analyser les personnages comme il n'y avait rien d'autre à faire et de découvrir un casting d'une platitude sans égal.

Taichi est presque l'avatar du spectateur lambda qui aimerait bien sortir avec une des filles, il est aussi neutre qu'un héros de dating-sim, c'est donc une page blanche, une tasse vide. Il n'est ni méchant ni gentil, ni drôle ni trop sérieux, ni remarquable ni possibilité d'être ignoré, bref le rien absolu, le néant, un peu comme quand il est tombé amoureux de Iori alors qu'Inaban est juste à côté de toi macaque. En parlant de cette Iori, pourquoi tant de haine ?
Je la pensais vraiment sympa au départ, enjouée, mignonne, gentille avec tout le monde, un peu maladroite avec en prime la voix de Inga de Un-Go et de Yui de K-on alias deux des personnages les plus mignons et vifs de le monde.
NON, cria ces deux derniers arcs que j'exècre désormais.
Iori devient, comme sa vieille coupine, dépressive. Pourquoi ? Et bah, je ne suis même pas sûre de vouloir comprendre. Iori devient donc hikkikomori sans aucune raison apparente, déprime gravement et bon, c'est pas pour dire mais c'était un peu chiant.

Ceci est ce que mérite Yoshifumi comme représentation. Pas plus.
Sinon, il y a aussi le couple confirmé de Yui et de Yoshifumi. Premier advertissement : ces deux personnages ne servent strictement à RIEN (même si dans le domaine de l'utilité le second reçoit toutes les récompenses du monde). Yui ne sert qu'à être dépressive pendant tout le troisième arc pour une raison assez peu valable et que c'est LOURD. Au fond, on ne cherche pas forcément un réalisme absolu dans un anime (il y a quand même certains limites j'en conviens), juste à s'échapper un peu du quotidien. Et là, on dépasse le niveau du réalisme ; on passe dans la catégorie du réalisme exagéré. Je ne pense pas (après, peut-être que je me trompe) que vous allez hurler sur tous les gens qui daignent de vous approcher, ne plus jamais sortir de votre chambre et devenir très désagréable parce que vous vous rendez compte que vous ressemblez à l'ex de votre petit ami et que vous avez des doutes sur l'authenticité de son amour. En plus, elle sort de sa pseudo dépression d'un coup comme ça (Iori aussi d'ailleurs). Si vous voulez exagérer la réalité, faites le jusqu'au bout quoi !
Quant à Yoshifumi, je sais pas pourquoi ce personnage existe mais en tout cas il sert à rien. Peut-être qu'il a été admis dans le club parce qu'il sait faire des crêpes.
C'est bon les crêpes.

Après, il y a Inaban. Elle a une mèche entre les yeux, elle est doublée par Miyuki Sawashiro et ses répliques sont super chouettos. Heureusement qu'elle était là, Inaban étant un peu la lueur d'espoir, le soleil de nos vies, et notre grand amour à tous.
Difficile de ne pas aimer Inaban, difficile de la quitter en cours de route donc. Vous venez de voir la seule raison pour laquelle j'ai fini l'anime.

Car après avoir regardé le treizième épisode, je n'avais vraiment plus beaucoup d'espoir pour le Michi Random. Mes impressions s'étant confirmées assez vite.

Je ne retiens que deux choses dans ce quatrième et dernier arc : son inutilité totale et la stupidité de ses personnages (si l'on excepte Inaban bien sûr). Exemple de bonne situation : Inaban vient casser la gueule (wiiiii) aux méchants, mais comme elle ne devait pas voir leurs visages ils décident de la kidnapper, et comme c'est du trois ou quatre contre une fille, peu importe sa classe intersidérale, elle perd. Voici ensuite, en exclusivité, ce qu'il s'est passé dans la tête des criminels :

"Nous venons de kidnapper une fille. Elle pourrait crier, bâillonnons la. Nous sommes en train de suggérer ouvertement que nous allons la violer. Mettons la dans un hangar et laissons la porte GRANDE OUVERTE ヽ(´▽`)ノ"

Et oui, pas simple d'être complètement débile. Aussi, à la fin du dernier épisode, Iori demande à une fille d'être son amie après lui avoir pété la nuque. Personnellement, je connais mieux comme manière de socialiser, mais après tout, c'est Kokoro Connect, faut pas chercher loin.

Je disais au début que la technique n'est pas forcément au poil, mais elle est encore plus voyante alors que l'ennui vient ; et le nombre de plans fixes est assez incroyable. Aaaah, les plans fixes. Parfois c'est rigolo, mais quand il y en a trop, non, juste non. Les personnages changent de tête d'un plan à l'autre et les faux raccords sont indénombrables.
Au moins, l'opening est agréable. Hihi ~

Au fond, difficile de ne pas aimer Kokoro Connect ou au moins d'avoir de la compassion pour lui. C'est un anime avec de jolies scènes, d'autres assez drôles, mais beaucoup trop rares. J'aurai préféré peut-être quelque chose de moins sérieux, mais mieux fait. En attendant, vive Inaban et à quoi sert Yoshifumi nom de dieu.

Peut-être que j'aime bien Inaban parce que parfois elle fait des mouvements. Qui sait.



lundi 9 septembre 2013

Assassin's Creed T1 de Oliver Bowden

Je n'ai jamais joué à un seul Assassin's Creed. Ça peut être considéré comme un sacrilège, une normalité, une banalité, un fait quelconque dont le monde entier se fout, mais c'est dit. Pourquoi l'annoncer comme ça dés le départ ? Et bien, maintenant vous savez que je n'ai absolument aucune référence pour ce livre. Je ne peux donc en aucun cas dire s'il est fidèle ou non. Pour moi une bonne adaptation a besoin de choses pour en être une : il faut qu'elle fasse plaisir au fan du jeu et que l'on puisse aimer même si l'on ne connaît pas le support de base (voir même donner envie d'y jeter un œil). Du peu que j'en ai vu, Higurashi no Naku Koro Ni est un bon anime mais pas une bonne adaptation (du peu que j'en ai lu aussi). Phoenix Wright le film est incompréhensible si on n'a pas joué au jeu et laisse un gros wétéfé sur le front de ceux qui en sont fans, Layton le film est assez bon puisqu'il fait plaisir au fan du jeu et qu'une personne n'y jouant pas pourrait sûrement comprendre.

Enfin, tout ça pour dire qu'Assassin's Creed est très certainement une très bonne adaptation. Je n'ai pas la moindre idée de ce dont parle le jeu, que ce soit de la même chose que le livre, d'une histoire parallèle ou même de l'histoire d'amour de deux keunotors, je vous l'ai dit, je n'en sais rien. 

Parlons de ce livre un peu plus en détail maintenant. 


Renaissance parle d'Ezio, un jeune homme Italien cherchant à tout prix à se venger suite à la trahison des hommes dans lesquels il avait confiance ayant tué sa famille. Il se lance alors dans une "épique" (je cite le synopsis là, Milady et moi n'avons pas la même définition d'épique) quête aux quatre coins de l'Italie.

J'étais au départ assez réticente à l'idée de lire Renaissance. La réponse se trouve quelques lignes plus haut : ce livre est édité par Milady. Je n'ai lu que deux livres de cet éditeur, en excluant celui-ci, et je les ai tous les deux détestés. Pas juste "pas aimé" : vraiment haï à un tel point que j'aurais pu les jeter contre un mur avant de les brûler. Mais après tout, jamais deux sans trois non ? Et effectivement, Assassin's Creed est le meilleur livre édité chez Milady que j'ai pu lire jusqu'à présent. Le nœud du problème est bien entendu la fin de cette phrase.

Si, en effet, Assassin's Creed se place très haut sur l'échelle de la qualité des adaptations de jeux vidéos sur d'autres supports, ça n'en fait pas pour autant un bon livre. Je lui reconnais beaucoup de problèmes, mais je ne serai pas non plus entièrement négative, car Renaissance a d'incontestables qualités, autant au niveau du fond que de la forme.

Globalement, j'ai apprécié ma lecture. C'est principalement du à l'écriture fluide et agréable d'Oliver Bowden. Aucun problème de compréhension, mais tant que l'on est dans la forme, il y a deux énormes défauts sur lesquels on ne peut pas passer outre.

Premièrement, les mots en Italien glissés un peu partout dans le texte. En placer un de temps en temps pour rappeler que l'histoire se déroule en Italie, je veux bien ; c'est même une bonne idée, même si elle a déjà été utilisée. Mais en glisser deux par page ? Était-ce bien nécessaire ? C'est surtout au début du livre que le problème se pose, ensuite l'auteur l'oublie un peu pour notre plus grand plaisir. Vous qui lisez ceci, vous devez vous dire "mais ça doit pas être si terrible, elle aime vraiment insister sur des détails pour faire chier le monde ?". Alors certes, j'aime insister sur des détails pour faire chier le monde, pourtant là c'est véritablement un problème. Normalement, à moins que nous ne soyons des petits fifous de la life, nous ne parlons pas Italien. Il faut donc que deux fois par page nous allions voir l'index à la fin du livre, ce qui, vous me l'accorderez, casse totalement le rythme de lecture. Et encore, dans cet index, il n'y a pas tous les mots, quelques voyages sont donc totalement inutiles. Sur les vingt et une premières pages qui forment le premier chapitre, il y a une trentaine de mots italiens ! Faire d'un détail pareil un gros défaut est un peu bête, surtout dans les scènes censées être dynamiques (comme les combats. Parce qu'il y a BEAUCOUP de combats. Et ça c'est plutôt cool par contre.). On apprend plein de mots pas très polis en italien aussi, et personnellement je trouve ça assez cool.

Deuxième défaut qui m'a beaucoup plus énervée que le précédent qui était encore pardonnable ; les ellipses temporelles. Une ellipse temporelle n'est pas un défaut en soi, c'est parfois utile dans un livre pour nous éviter tout un passage à vide, nous expliquer que pendant un certain temps il ne s'est rien passé (en gros, pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, c'est un moment que l'on ne décrit pas, que l'auteur passe volontairement. Par exemple, si un chapitre se termine et que le suivant commence par "quelques jours plus tard", c'est une ellipse temporelle.). Dans Renaissance, les ellipses temporelles sont extrêmement mal gérées. Je n'ai rien contre le principe en lui-même, c'est pour montrer l'évolution du personnage en passant des années moins intéressantes (Ezio a quand même pris douze ans en quatre cents cinquante pages), mais elles sont vraiment mal indiquées. A titre d'exemple, je prendrai une des dernières ; on se dit que le temps a un peu passé puisque la quête dans laquelle Ezio s'est lancée n'a rien à voir avec la précédente ; on avance un peu, on a confiance, et puis quelques chapitres plus loin "au fait, ça se passe huit ans plus tard ça ! Lol !". Haha. Rigolo. 

Sinon, je n'ai pas grand chose à reprocher au niveau de la forme ; je vous l'ai déjà dit le style est très agréable et à part ces deux erreurs, il n'y a rien à dire. 

Mais maintenant, on va s'attaquer au plus gros de l'affaire.
Mesdames et messieurs, c'est parti pour l'histoire d'Assassin's Creed. 

Mais d'abord faisons une petite pause danse smexy de Monokuma
De manière générale, l'histoire d'Ezio est plaisante à suivre, certainement parce que le personnage en question est très attachant et étonnamment bien développé. 

Un souci découle de ce point fort qui est très souvent là dans les livres de ce genre qui racontent des "quêtes" (mais on y reviendra après) : il y a beaucoup trop de personnages. Si encore ils avaient tous un rôle plus ou moins important, je ne dis pas. Mais je ne sais pas si savoir que le chien de la cousine de la grand-tante de la petite amie d'Ezio s'appelle Garry est vraiment primordial (j'exagère à peine) pour notre bonne compréhension du livre. Au final, on ne s'attache assez peu à eux, à part Leonardo Da Vinci, il nous est dépeint très humainement, comme un homme un peu bordélique qui a un trop plein d'idées constant, ce qui fait que l'on se sent définitivement plus proche de lui que lorsque notre professeur d'histoire nous raconte son histoire avec des dates à connaître par coeur. J'ai beaucoup apprécié, mais à part ça, les personnages ne provoquent même pas une émotion ; même le méchant suprême ne provoque pas de "quel horrible personnage", "je suis outragée" ou même de "diantre !". Je voulais juste qu'Ezio gagne. Mais à part ça, pas d'émotions particulières pour les personnages qui ont autant de saveur qu'une aubergine (c'est que de la flotte ce truc). Dommage.

Le scénario a PLEIN d'incohérences. Principalement dues à ces ellipses temporelles citées plus haut, mais un gros défaut est présent surtout parce que le livre a été trop fidèle au support d'origine. Petite explication.
Je suppose qu'Assassin's Creed est un enchaînement de quêtes diverses qui se déroulent à une certaine durée les unes des autres. Dans un jeu vidéo, tu fais la quête, tu te bats contre ton ennemi de cette fois-ci à la fin et puis il y a un petit bout de scénario en plus entre celle-ci et la suivante, et ça passe crème. Seulement, dans un livre, ça ne peut passer comme ça. On suit les quêtes de Ezio un peu partout à travers de l'Italie, mais pourquoi ? Il n'y a pas vraiment de fil rouge, notre héros n'a aucun but. Pour prendre l'exemple d'Eragon, si l'on suit les aventures du héros éponyme c'est parce que l'on sait que tout ce qu'il fait c'est pour qu'il puisse vaincre Galbatorix, renverser l'empire, et rendre le monde meilleur. Là, pourquoi Ezio fait ça ? Par esprit de vengeance. Où ça va nous mener ? Au vu du premier tome, nulle part... Dans un très joli moment (dans le sens où il est extrêmement bien écrit et que c'est un joli clin d’œil au lecteur perdu), Ezio se demande lui-même pourquoi il continue à se battre alors qu'il n'a aucun but en particulier. J'aurais aimé plus de moments comme celui-ci, qui était une jolie surprise. 



J'ai beaucoup parlé des points négatifs, mais Assassin's Creed est-il un livre médiocre pour autant ? Absolument pas ! Je vous l'ai dit, j'ai passé un joli moment dans l'ensemble. D'ailleurs, essayons de lui trouver quelques qualités pour que je n'aie pas l'air de cracher entièrement dessus ! (quand je dis "essayons" ça ne regroupe que moi en fait, étant donné que ce texte est déjà écrit à l'avance, je ne parle pas en direct avec vous là)

En dehors d'Ezio et de Leonard, s'il y avait des moments à véritablement retenir, ç'aurait été les combats. Ils sont effectivement très bien décrits, dynamiques, rapides, pas trop impossibles à imaginer (en admettant que les personnages soient quand même sacrément balèzes), et leurs fins, même si elles sont évidemment très prévisibles (hé, c'est Ezio qui gagne à la fin trololol), sont toujours très sympas, lorsque l'on voit le sens de l'honneur qu'a Ezio.

Un fil rouge nous est quand même donné : celui du Codex, et il est plutôt bien foutu. Pas beaucoup plus de réponses au début qu'à la fin, et j'imagine qu'il va prendre plus de place dans les tomes suivants. Le problème étant que la lectrice que je suis n'en avait pas grand-chose à foutre étant donné que le Codex est supposé résoudre les plus grandes interrogations de ce monde, et que, comme je l'ai dit plus haut, les enjeux sont pratiquement inexistants. La découverte de celui-ci est pourtant dans l'ensemble assez bien foutue et toujours aussi sympa à suivre.

Renaissance est donc un livre qui dans l'ensemble se lit bien, mais accumule un certain nombre de défauts quasiment impossible à ignorer. Les fans hardcore des jeux seront peut-être choqués par des changements totalement inoffensifs (personnellement, que le nom de Cristina soit Vespucci dans le jeu et Calfucci dans le livre m'importe peu), mais dans l'ensemble je pense que c'est une bonne adaptation qui saura plaire à tout le monde. Assez bon pour que je passe un bon moment pour un livre surtout porté par son écriture et son personnage principal, pas assez pour que j'achète les tomes suivants. Si je vous le conseille ? Je n'en ai pas la moindre idée. Un fan du jeu pourra peut-être y trouver son compte, celui qui n'y connait rien aussi ; mais je ne pense pas que quiconque puisse vraiment le qualifier de très bon. C'est donc à vous que revient ce choix d'une haute importance !

Ciao, amico mio ! (j'aurais pu utiliser d'autres mots rigolos appris pendant le livre tels que stronzo, miserabili pezzi di merda, luridi branco di cani bastardi ou encore figlio d'un cane, mais dans le contexte ça n'a rien à voir, et en plus ce n'est pas très poli. J'espère juste que j'ai pas fait de faute, parce que se faire corriger dans des insultes qui n'étaient destinées à personne en particulier, ce n'est pas très classe.)

Remarquez comme les images de tout ce pavé n'ont aucun rapport avec Assassin's Creed 



dimanche 1 septembre 2013

999 : 9 hours 9 persons 9 doors - Logique, maths et visual novel de qualité

Il n'y a pas longtemps mon ordi a lâché. Ce qui est un peu con, étant donné que j'avais l'attention de jouer à pas mal de visuals novels. Donc, voici une feinte. Jouons à 999.

999 est un jeu malheureusement assez peu connu en France, traduit en Anglais, sorti sur DS. Il raconte l'histoire de 9 personnes (ooh) qui ont 9 heures (ooh) pour sortir d'un bateau sur le point de chavirer à travers de 9 portes (ooh ooh) pour trouver la sortie : la porte arborant le numéro 9 . Se lance alors le Nonary Game, orchestré par Zero.


Vous connaissez Dangan Ronpa ? Vous savez, cet anime ultra cool qui est diffusé en ce moment et dont j'attends chaque épisode avec une impatience pas facilement égalable ? Et bien, 999 a été fait par les mêmes personnes. Et ça se sent. Si peu de visuals novels sur DS, mais s'ils sont tous comme ça je veux bien tous les acheter. J'ai déjà tous les Ace Attorney car l'on ne peut pas me tester, mais à part ça, pas grand-chose sur nos DS.

Le jeu débute par un énorme bruit de style BOUM CRAC BOUM PAPAPAPA, ce qui réveille notre héros, Junpei. Et attention : autant tous les personnages sont géniaux, autant Junpei est une serpillière. Je n'exagère même pas. Il n'a aucune personnalité, c'est vraiment un avatar du joueur. Je dois avouer que je n'aime vraiment pas ça. Pour prendre l'exemple des Phoenix Wright, Phoenix a une personnalité propre, très bien développée, on s'attache énormément à lui et pourtant c'est bien un avatar du joueur en premier lieu. Là, rien. Quelques blagues de temps en temps, quelques réflexions pas trop débiles de temps à autre, mais c'est tout. Par contre, juste après on rencontre tous les autres personnages et là if I was from Paris, I would say OOH LA LA, mais je ne suis pas de Paris donc juste WHAOUH. Tous les personnages de 999 sont géniaux. Certes, Clover les dépasse largement tous en matière d'awesome, mais ils ont tous leur place. Sauf Akane car c'est une meilleure amie d'enfance et j'aime pas les meilleures amies d'enfance gentilles et innocentes car je n'ai pas de coeur. Mais Lotus ! Santa ! Clover ! Ace ! Seven ! Clover ! Snake ! CLOVER !

Si le jeu est dans l'ensemble très bon, j'ai comme une envie d'être un peu embêtante, du coup je vais dire le petit problème du jeu : l'aspect graphique n'est pas terrible terrible. Les sprites sont tout à fait corrects, mais les décors sont un peu fixes, et il y a quelques évènements où les personnages ont franchement une tête étrange. Je ne peux pas en montrer ici parce qu'ils arrivent très souvent vers la fin, mais ça sort parfois un peu de l'ambiance, et c'est un peu dommage. Parce que sinon, 999 excelle sur tous les plans.

Le jeu se divise en deux parties : les parties novel et les parties exploration. Les deux se valent en matière de qualité, car le gros point fort de 999 est évidemment son scénario. ET CLOVER.
Franchement, le scénario de 999 est le truc relatif au jeu vidéo qui m'a fait le plus trépider (j'aime bien ce verbe) et ressentir des émotions fortes depuis les deux dernières affaires de Trials and Tribulations. Ce qui n'est pas rien. Et non je n'arrêterai jamais de parler de Phoenix Wright dans cet article. Pour faire une autre comparaison stupide et pas appropriée, parlons des personnages, car dans les deux jeux j'ai cette capacité à tous les aimer de manière totalement inappropriée. Surtout CLOVER. Et PEARL. Et MAYA ET KAY ET VERITE ET MILES ET TOUT LE MONDE.

Plus sérieusement, le développement des personnages est extrêmement bien fait. On ne nous dit pas tout, on s'attache à eux même si ce sont des connards, on les aime fort et on les chérit. Au départ par exemple, Lotus était juste le quota boobs, et à la fin tu l'aimes très fort. Santa était le type avec l'air cool qui ressemble un peu à Wolf et à la fin c'était encore ça mais avec une histoire super cool. Le jeu est extrêmement bien écrit et propose plusieurs fins au nombre de 6, dont une seule est la True End, et une autre une sorte de preview de la true end débloquée automatiquement à la fin et dont je ne parlerai pas. En attendant, je ressens le besoin, l'envie, l’intrépidité de parler de toutes ces fins une à une car on y est un peu obligé. Mais ça va spoiler sa mère. Si vous n'avez pas encore joué au jeu franchement indispensable, et que vous connaissez les bases en anglais, ça devrait aller, donc revenez après l'avoir fait s'il vous plaît.

Par contre, vous n'êtes pas obligés de passer à toute vitesse devant non plus, les images ne sont pas des spoils, juste ce que j'écris.

ALERTE SPOILERS, donc.

Une image calme et reposante avant le carnage qui va suivre
La Sub Ending est une des fins les plus angoissantes et les plus mystérieuses. C'est pas bien compliqué, tout le monde meurt, sauf un. (car il y a bien une autre fin où tout le monde meurt vraiment, hashtag la joie) Les autres fins nous confirment que celui qui nous a tué dont on ne nous décrira pas le visage même si Junpei le verra est certainement cette ordure de Ace que j'ai eu envie de trucider quelques fois même s'il me fait surtout beaucoup flipper. Une fin où tous les personnages bien meurent aussi, donc c'était un peu triste. Surtout pour Clover.
La meilleure Bad End à avoir en premier. Elle introduit bien dans l'ambiance bien glauquounette et complexe du jeu.

La Knife Ending n'est pas spécialement flippante, mais dans la rupture de ton elle peut effectivement en faire sursauter plus d'un. L'ambiance est calme et sympa, ils viennent de trouver la sortie et sont donc heureux, ayant laissé Clover derrière, Junpei retourne la chercher et là PAF UN CADAVRE LOL. D'un personnage carrément cool en plus. Et puis, tu es catastrophé, l'ambiance devient glauque, la musique glauque se lance (c'est toujours la même et qu'est-ce-qu'elle reste dans la tête 4657 ans), tu t'approches du cadavre, et puis tu t'apprêtes à remonter pour prévenir les autres ("pt1 g trouV 1 cadavr fo kje twit sa" "oki lol"). Et puis d'un coup, COUP DE COUTEAU DANS TA FACE. Ou plutôt dans ton dos. Dans cette fin on ne voit pas la tête du coupable, mais bon tout le monde sait que c'est Ace, car Ace est un connard. Et les connards ça tue des personnages cools à coup de couteau. Que c'est mesquin. En tous les cas, cette fin m'a beaucoup surprise, même si dés le moment où tu en connais le titre tu sais ce qu'il va se passer. Ce n'est rien.

Snake possède le souague, sans conteste. 

La Safe Ending est une des plus difficiles à supporter. En effet, elle est loin d'être joyeuse. Et là, tu meurs même pas (enfin, on ne te montre pas ta mort.). Par contre, autour de toi, tout le monde meurt. Tes amis, tes ennemis, le cochon d'inde, le dessinateur, tout le monde. Cette fin contient des éléments extrêmement importants pour la True End et des moments réellement très tristes. Bon, j'ai pleuré quand Snake est mort en voulant tuer Ace parce qu'il avait tué sa soeur. Mais sa soeur c'est CLOVER. Comment veux-tu ne pas pleurer nom d'un chameau moisi. Et encore une fois, Ace est le coupable, car Ace est un connard. Mais de toutes façons, tout le monde l'avait vu venir. En fait, c'est la fin où l'on se rend le plus compte qu'on a mille raisons de le haïr (avec la True End, mais là c'est encore au delà de la haine), où il fait le plus flipper, où on a encore cette musique glauque qui reste dans la tête à tel point que tu peux la chanter sous la douche, et où Ace m'a bizarrement rappelé Damien Gant en beaucoup mieux développé et plus atteint. Parce que soyons honnête, la cinquième affaire du premier Phoenix Wright était pas terrible terrible. Même si elle était mieux qu'une bonne partie d'Apollo Justice. Oooh. Une fois de plus je divague, n'empêche que cette fin est vraiment terriblement terrible quoique horriblement triste. Mais l'un n'empêche pas l'autre, aller vous me dire, ce qui est tout à fait vrai.

Haha, c'est le moment, kiff bizarre. Mais d'abord, PAUSE CLOVER.


J'ai adoré la Axe Ending alors que c'est une Bad End. Clover meurt dans toutes les fins excepté la True End, donc ici elle se venge et bute tout le monde à la hache. En plus d'être le meilleur personnage de tout le jeu elle se paye le luxe d'être badass et un peu creepy. Je l'aime je crois. Elle comprend même que Junpei est un torchon et le tue HAHAHAHAHA. Clover a tout compris à la vie. Par contre, ce qu'il se passe après notre mort est aussi évident qu'ultra triste : Clover condamne son frère (qui est toujours vivant enfermé dans la salle avec les portes 9) mais elle aussi si elle n'a pas le réflexe de changer les bracelets, car le bracelet zéro a une valeur de 6 depuis le départ, rappelons le. Et si elle ne prend pas le bracelet de Santa et celui d'Akane en même temps elle ne pouvait pas non plus. Et qui sait si elle ne meurt pas dans l'incinérateur. Bref, c'est la fin où tout le monde meurt ; mais au moins c'est tué par Clover, et ça c'est la classe absolue.

Et voici venu le moment de la True End ! Qui était absolument incroyable ! Dont je ne reviens toujours pas ! Il y avait de la tristesse ! De l'humour ! Clover ! Un cliffhanger super cool ! Et Clover qui conduit une voiture super vite parce qu'elle vient d'avoir son permis et maîtrise pas encore super bien son véhicule ! Si ça c'est pas de la fin de rêve ! Et oui, pour l'instant je ne vous ai rien dit sur cette fin car je suis très chiante quand je m'y mets !
Dans cette fin, on relie tous les éléments entre eux. L'histoire du premier Nonary Game nous est racontée en détail cette fois ci, on apprend qui est Zero, et on a un fabuleux brisage de quatrième mur super bien écrit. Pendant tout le jeu je me suis dite "hé, pourquoi ils ont pas écrit ça à la première personne" et là tu comprends. Je me suis dite "Akane est un personnage super chiant" et finalement pas tant que ça même si je l'aime toujours pas. Je me suis dite "La fin va tourner autour du fait que Junpei se souvient des fins alternatives" et j'avais pas tord. N'empêche que cette fin ohmondieu elle m'a faite perdre tous mes moyens, je ne pouvais plus lâcher l'écran des yeux.
Dernier petit reproche cependant, le puzzle final a lieu sous la pression, c'est le dernier, logiquement quelque chose de magistral devrait venir, et là un sudoku. Est-ce-que tu es sérieux, jeu. Et pourquoi pas une bataille ou un scrabble pendant qu'on y est tiens. Non mais franchement. Un sudoku.
A part ça, cette fin est extraordinaire, qu'on se le dise, et le retour d'Alice à la fin annonce vraiment que du bon pour la suite.

FIN ALERTE SPOILERS

Qu'avons donc nous là ? Un jeu d'excellente qualité avec un scénario absolument fantastique et même s'il ne brille pas graphiquement, qu'est-ce-qu'on s'en fout sérieusement. Le concept réussit à se renouveler extrêmement bien, et c'est bien la première fois que j'ai calculé devant un jeu pour connaître les issues avant qu'on ne nous les explique. J'ai fait des maths, le truc nul quoi.
Si vous savez parler anglais et avez une DS, vous êtes obligés de vous jeter dessus. J'ai déjà commander le second, et il ne pourra qu'être génial parce qu'il y aura Clover. Mais pourquoi changer son design top cool :'< En tous cas, 999 vaut définitivement le détour pour son univers, son scénario, ses personnages, sa Clover et sa musique glauque qu'on retient trop.

Bisous bisous, dirent les deux filles dépourvues de boobs du casting.

dimanche 11 août 2013

Joshiraku - Mon ratio screen/épisode vient d'exploser

Pendant cette semaine d'absence, je n'ai pas eu l'occasion de regarder grand-chose, à part Mirai Nikki. C'est un très bon anime, avec un scénario en béton, des personnages en acier et franchement ça m'a beaucoup plu. J'ai passé un agréable moment devant, mais je ne pouvais simplement pas en parler. Je n'avais rien à dire dessus, juste ce que j'ai dit au dessus, et ce n'est pas suffisant pour faire un vrai billet. En rentrant, j'ai regardé quelques petits animes, mais rien de bien transcendant. Il y avait Hanbun no Tsuki ga Noboru Sora, un anime que tout le monde compare à Clannad, que je n'ai pas vu, et de plus c'était pas très intéressant (et ces bruitages bizarres franchement ). J'ai bien sûr continué tous les animes de la saison que j'ai en cours (toujours en priorité Watamote et Danganronpa). Il y avait aussi Litchi DE Hikari Club, qui était extrêmement bizarre. Et quand vous tapez ce nom sur Google Images, vous voyez non seulement que l'anime n'a rien à voir avec le manga, mais en plus celui ci a l'air plutôt malaisant. Du yaoi et du "gore" c'est malaise, c'est bien connu. Il y avait le prologue de ef- A Tale of Melodies auquel je n'ai pas compris grand-chose, même si je compte toujours regarder l'anime. L'épisode fan service de Hyouka qui était addictif mais allez écrire là-dessus, c'est que du fanservice et en plus j'ai pas vu Hyouka. Enfin, techniquement si, mais je me suis endormie à la fin du premier épisode. Le premier OAV de Goku Sayonara Zetsubou Sensei qui était excellent et remontait bien la pente des Zoku que j'avais trouvé bien en deçà de la première saison, mais que dire de plus que ce que j'avais écrit dans l'article sur SZS ? En plus, ça faisait un moment que je n'avais pas écrit sur un vrai anime (quelques films il y a une semaine, une série d'OAV un peu avant). Il me fallait donc une série sur laquelle j'aurais des choses à dire, assez courte pour que je puisse la regarder relativement rapidement (ayant un rythme d'à peu près 12 épisodes à la semaine...), que ce soit de préférence bon et pas trop prise de tête pour me remettre dans le bain.

Voici une introduction tout à fait chiante et inutile pour tenter d'offrir une bonne transition à l'anime dont je n'ai pas encore prononcé le nom sauf dans le titre parce que quand même.

Enfin bref, aujourd'hui on va donc parler de Joshiraku.

Joshiraku parle d'un groupe de filles conteuses de Rakugo (en gros d'après ce que j'ai compris, ce sont des sketchs dans lesquels les jeux de mots sont le principal moteur). Ces jeunes filles aux personnalités hautes en couleur parlent de tout et de rien, arrivant souvent à une conclusion totalement absurde et différente de leur conversation de départ.

A présent, avez-vous envie de regarder l'anime ? Non, et c'est bien normal, parce que tous les résumés de Joshiraku ne donnent absolument pas envie. Au mieux, on le recale dans un coin de la tête pour si on a vraiment rien à regarder, comme une bonne partie des animes slice of life (j'en regarde pas mal et apprécie beaucoup le genre, mais je suis une exception. Tiens, je vous expliquerai pourquoi j'aime autant ce style d'animes un jour) qui sortent en masse à chaque saison. Si les gens ont regardé cet anime c'est pour un nom dans le staff : Kohji Kumeta.

Ce nom c'est un peu la garantie d'une série originale de qualité, et pour cause, il s'agit de l'auteur de cet anime que j'affectionne tout particulièrement, Sayonara Zetsubou Sensei. C'est ce nom qui a donné envie aux rares gens du monde entier excepté du Japon à se lancer dans Joshiraku, bravant les impétueux flots du hype, résistant aux assauts des Kokoro Connect et autres Jinrui wa suitai shimashita, tuant de sang-froid la seconde saison de Yuru Yuri et affrontant l'impitoyable boss final Sword Art Online !

Pourquoi peu de gens se lanceraient dedans, me demandez-vous tel un chimpanzé ressemblant étrangement à Clover dans la Axe Ending de 999 (je voulais juste caser mon girl crush de jeu vidéo du moment, ne faites pas attention à la fin de cette question ) ? Joshiraku est un anime très japonais. Si vous n'avez pas réussi à vous plonger dans Sayonara Zetsubou Sensei, qui n'est pas forcément très accessible mais ô combien meilleur qu'un Lucky Star ou autre K-on, Joshiraku vous sera encore plus difficile d'accès, étant donné qu'il s'appuie non seulement énormément sur la culture japonaise, mais aussi sur la langue. Je connais quelque chose comme cinquante mots en japonais et si j'y vais un jour je pourrais demander si ça va et dire mon nom correctement, mais ça ne m'a pas du tout dérangé dans le visionnage, pour peu que l'on soit à fond dedans.

Car quand on commence, on arrête plus ! Je m'étais dit "Bah, je vais essayer de finir ça sur cinq ou six jours", finalement j'ai tout fini en une soirée. Kohji Kumeta donne toujours à ses oeuvres ce truc qui fait que l'on ne peut tout simplement pas décrocher. Toujours cet humour constant tournant en dérision tout ce qui passe sous la main, et rien n'est épargné, pour notre plus grand plaisir de spectateur un peu vicieux sur les bords. Comme je vous comprends. Ca fait du bien de voir K-on se prendre quelques piques de filles adorables qui sont en train de jouer du Death Metal, et de parler de Detroit Metal City dans cette même scène. Je les aime.

J'avais tellement envie de caser ce fanart. Rin <3
La grosse différence entre l'anime de SZS et celui de Joshiraku, c'est sa réalisation. Le premier avait été réalisé par Shaft ; mais il me semble que c'était au moment où ce qu'ils faisaient était considéré comme original et révolutionnaire avant que ça ne devienne juste tout le temps la même chose selon la plupart des intéressés qui ne sont pas des fanboys là depuis Madoka Magica. Personnellement, je n'en sais rien, j'ai juste vu SZS, Madoka Magica et Sasami-san. Enfin, c'était super original et tellement pas coooommmmerciaaal (pf poussrouj) pour tout le monde et ça fonctionnait très bien. La réalisation de Joshiraku a été confiée à J.C. Staff. Qui est connu pour avoir faits de jolis trucs, mais aussi de belles merdes. Résumons ce que j'ai vu d'eux : Maid Sama était une mauvaise adaptation sans être irregardable, Potemayo qui était assez chiant mais il y avait HanaKana dedans, le caca qu'était Index, du moins les cinq épisodes que j'ai regardé, le très très très bon Toradora (tiens, ça change d'un coup) et oh putain ils ont fait Zero no Tsukaima. La confiance n'est donc pas très élevée.
Et pourtant.
Evidemment, J.C. Staff fait un travail beaucoup moins pompeux et avaient sûrement moins de moyens que Shaft (ils n'en avaient sûrement pas beaucoup non plus à l'époque, mais depuis Madoka Magica je pense que la probabilité qu'ils soient pétés de tune est beaucoup plus élevée), mais qui fonctionne à merveille. Ils se font vraiment plaisir, ils animent à outrance des passages qui auraient totalement fixes, et leur travail est très agréable à l'oeil. Et puis, les héroïnes font de ces têtes :'D Dés que j'en parle, je me sens obligée de placer ce smiley à côté pour montrer à quel point je ris comme un chacal devant mes screenshots pris parfois un peu au hasard (la plupart sont ratés, et je n'utilise pas les bons ici parce que les sous-titres c'est pas très jolis. Y en a deux-trois que j'ai mis sur mon compte Twitter, si vous voulez voir les moins moches, c'est la boîte juste à côté de vous. Toujours accompagnés de ce même smiley.). Mais les têtes qu'elles font parfois, c'est pas possible, la personne qui ne rit pas devant ça n'a vraiment aucun humour :'D

Les têtes de Marii sont toujours géniales
On ne peut pas faire de screenshot rigolo sans personnage rigolo ; et si le nombre de personnages est vraiment restreint (il atteint le nombre stupéfiant de... sept ! Dont un qui n'apparaît qu'au dernier épisode et l'autre qui ne parle quasiment pas et ne sert strictement à rien... Mais qui est marrant quand même), ils sont tous d'une qualité extrême.
Le problème du groupe de filles dans les animes, c'est que généralement on ne les retient pas à part une ou deux qui sortent du lot. Prenons l'exemple de Lucky Star : tout le monde aime Konata, donc elle est mise en avant, Kagami est une tsundere choupi mimi qui pourrait être la copine de l'héroïne, du coup elle est mise en avant. Mais les deux autres NAON. Elles seraient pas là, ça serait pareil.

Tout ça pour dire que le groupe de filles dans Joshiraku est GENIAL (en majuscules, ça veut dire que ça l'est vraiment). Il y a Tetora, la chanceuse super gentille, Gan, la violente à lunettes qui a des yeux en trois de la mort qui tue, Kigu, la fille trop choupi mimi mais pourrait rapidement devenir une yandere à un moment ou un autre (j'attends que ça), Kukuru, la bizarre qui me faisait un peu penser à Kiri niveau design, et Marii la... Marii. Je ne sais pas trop comment faire pour que vous saisissiez tout l'empleur du personnage. Ah si, Marii, c'est ça :


En gros, hein.
Bon, je viens de faire la présentation des personnages de Joshiraku la plus pourrie du monde, mais retenez une chose : le casting de l'anime est génialissime.

Joshiraku est un anime pas forcément accessible, comme tout ce à quoi Kohji Kumeta participe apparemment. Cependant, il est d'une qualité extrême, et arrive à ne pas nous ennuyer une seconde alors que ce sont juste des filles mignonnes qui parlent entre elles, ce qui, sur le papier, ne vend pas du rêve. En plus, il a un opening très cool qui parodie un peu tous les openings de slice of life et en plus y a un char, et puis je suis extrêmement fan de l'ending que je trouve assez génial. Joshiraku, il faut dire oui, c'est à voir de toute urgence ! (en plus, je pense que c'est le seul anime venant de Kohji Kumeta où les oreilles des personnages ne sont pas démesurément grandes.)